CHAPITRE IV
La mensoration est un mode d'exploration qui consiste à déterminer par des appareils spéciaux les dimensions d'une partie saine ou malade d'une manière plus rigoureusement exacte que la vue ne saurait le faire. La longueur, la largeur, l'épaisseur, le volume, en un mot, que présente une région, tel est habituellement ce que le médecin est appelé à mesurer.
U y a divers instruments mensurateurs : tantôt on se sert d'un ruban non extensible sur lequel on a construit une échelle de graduation, tantôt on fait usage d'un compas d'épaisseur également divisé en degrés; mais, dans la plus grande majorité des cas, on trouve dans ses doigts un assez bon moyen de mesurer une partie quelconque du corps. Avant d'employer ce mode d'exploration, il faut être prémuni contre les inconvénients qu*il peut présenter, et surtout contre les causes d'erreurs auxquelles il est susceptible de conduire. Ainsi, dans les recherches de mensuration, il est indispensable d'exercer une pression uniforme, sous peine d'obtenir des résultats dissemblables; ensuite, il faut invariablement placer le malade, et surtout la région qu'on se propose de mesurer, dans la même position (c*est habituellement celle qui permet aux muscles d'être dans le plus grand relâchement possible), afin de pouvoir comparer avec exactitude les changements qui ont pu s'opérer d'une expérience à l'autre. S'agit-il, par exemple, de prendre les mesures de la tête dans un cas d'hydrocéphale considérable, ou du thorax à l'occasion d'un épanchement pleurétique, le malade doit se tenir debout ou assis ; de l'abdomen à propos d'une ascite, ou des membres inférieurs pour en apprécier la longueur, il est préférable qu'il conserve rhorizontalité. En6n, les moyens de mensuration ne varieront pas, et ils seront appliqués sur des parties identiquement les mêmes ; on adoptera pour cela des points de repère tels que le mamelon pour la poitrine, et l'ombilic pour l'abdomen ; on pourra au besoin les dessiner sur le corps du sujet avec une plume trempée dans l'encre ou avec un crayon de nitrate d'argent, de façon que les traces de la veille se retrouvent le lendemain.
La poitrine, à chaque mouvement d'inspiration ou d'expiration, subissant iltemativement une dilatation, puis un retrait, il est difficile de la soumettre à une mensuration exacte, d'autant plus que les vices de conformation y sont fréquents, que certaines professions, en développant particulièrement les muscles d'une région, détruisent parfois la symétrie des deux côtés du thorax^ et que, dans des états pathologiques bien connus, la pleurésie par exemple, le côté malade actuellement dilaté par l'épanchement sera précisément celui qui, après la guérison, éprouvera un
MOYENS PHYSIQUES d'EXPLORATION.
resserremcnl atropliif|iie. Néanmoins, voici les rèii;!os d'après lesquelles il liiul procéder à la niensnration de la poitrine : Le malade est assis, les bras éearlés du tronc et les mains fixées sur sa tète : la lii;ne médiane anlérieun* est représentée par un (il (jue l'on tend depuis récliancrure supérieure du sternum jusqu'au milieu de la base de l'appendice xiphoïde, Tapopliyse épineuse des vertèbres dorsales indi(juant par où passe la litrne médiane postérieure, l'iic liande de toile divisée en centimètres (ruban métrique) et appli(|uée horizontalement de l'un de ces points à un autre (la mesure étant prise à la hauteur du mamelon chez l'homme et un peu au-dessous de la
Fk;. 3. — Cyrlomt'iro; i;xtréiiiit<' iiiili.ilr viJitil»' ilc uioiiic \').
mamelle chez la femme), permet de constater avec une justesse approximative l'étendue du coté droit ou du côté gauche de la |)oitrine, alors même
l-'ic. l, — Ai'pli.-.iru î tin ryrîoiii.tiT ilii ot'a»- j:.uicln^ i"..
qu'elle est soumise au jeu respiratoire. lUi reste, lorsqu'on nu'sure le thorax, ce n'est ni toute son étendue, ni toutes ses dimensions (jue l'un désire connaître: on Ncut, la plupart du tem[)s, savoir seulement bi le c<')té dn)it est plus ample ou plus étroit que le izanche, cl vice rer^à.
A côté du simple ruban m(Hri(jue on peut enq)lo\('r Ir rt/r(ou/èlre de
{'> <f. pLi'iiir liMn>Vi>i<.il.' rt'i-o'irhro. «ic-liiire à «mi f.i.ilil.T l'app'.i.Miion. L- j-i. • .- .io l-iLitio > -lU .irliriil.-.'S avcr ili"> hmIs -> till tiil». al'M .|>i.- T. -m yn<-c r.'>>err("r l.->,ii!h l'ilio-i- .1 trolL'in 'il par un coup Mo murloau imj d.< «Irf, <i .-llis ><* r«l.MlioiiL
("I a, Ir.ioo >."lir;ili' f.iil-' au iiivom '!•• 1' h ><o ■!>' l'.tpp.MHi, .^ \iphoi,h; t'. Ln^ .irui .| r r..i,<,.,-v:,trur. liiri'^.' ^tr> l'.-pin.* «i.M'^aliN c, iiiaiii -.nf. 'i.- nu miiiÏK-ill i lUïtnim.'il In i„ p., ,:• f-ir. . .-t •• a.,. |»lic.tli->:i, cMi rolrvo *iuii'loiii'-iil la oli.-n.isj <iu iii.iKilo.
Woillez (1), qui consiste en une tige de baleine longue de 60 centimètres et composée de pièces articulées de 2 en'S centimètres, et à double frottement (6g. 3). Il s'applique de champ, isolément et successivement de chaque côté et au pourtour de la poitrine, à la hauteur de Tarticulation stemo-xipholdienne. 11 conserve l'incurvation de chaque courbe latérale, que Ton trace ensuite et que Ton réunit facilement sur le papier en suivant cette courbe avec un crayon. Pour appliquer cecyrtomëtre, la main droite (Gg. 4et5) glisse Textrémité initiale de Tinstrument derrière le thorax, et la maintient fixée contre Tépine vertébrale, tandis que la main gauche porte Tautre extrémité en avant. La tige, une fois appliquée, est fortement serrée pen-
j 4 I» ^z^^éZ^^ . ^^ ^^«* ^^^..i^^ -.«^^ 1.. F'C. 5. — Main droite qui maintient
dant rexpiration ; on note, comme avec le n„,irumeni contre répine dorwie. ruban gradué, le nombre de centimètres in- *« ?«•?« de» doijfi» indicateur et
... . jiitA't.* M. mëdius appuyée contre elle comme
diqué au niveau de 1 articulation sterno- nn point dappui. xiphoïdienne, articulation marquée d'avance
(fig. 4, a) par un trait de plume ou un trait d'ongle. L'instrument est ensuite écarté rapidement de la main gauche, avant que l'inspiration soit venue de nouveau distendre la poitrine. Cet écarlement brusque, puis l'enlèvement du cyrtomètre, sont faciles, grâce à une ou deux articulations particulières que Tinstrument présente sur sa longueur. Chacune de ces
Fifi. 6. — Une dea deux articulaliont extra-mobiles dcAtinées à faciliter réloignemcnt du cyrtomcirc
des surfaces MUTCxes sur lesquelles on l'applique (*) .
articulations (fig. 6, a), très mobile dans le sens de l'écartement c, a, d, qu'elle facilite, devient fixe au niveau et dans le sens de l'application c, a, e, lorsqu'on veut, pour le tracé, ramener l'instrument à la courbe thoracique dont on a pris la forme (2).
<l)WoiUec, Recherches diniquex sur Vemploi d^un nouveau procédé de mensuration ims la pleurésie {Recueil des travaux de la Société médicale d^ observation. Paris, 1857-58, 1. I, p. 1 et SUIT.)'
(2; Vojez plus loin : Des dimensions de la poitrine, à Toccasion de la séméiologie de la respiration.
('} c, e, instrument appUqni^; e, d, instrument dans l'écartement; a, éperon destiné à s'arc-bouter centre la (onpilU k, au moment de l'application.
MOVF.NS PIIYSIOUFS h K.\PIJ)R\TH».\.
On priit aussi employer un comjHis (rf/Hiisscur, lorsqu'il ne s'aiiit ({ue de prcndiL' 1rs dianirtres de la poilrine.
Le coniiKis irt'pdisspur (ie Baudeloccjue (lii:. 7) sera utilement employé pour circonscrire Tétendue d'une tumeur, et surtout pour connaître le
llG. 7. — Ct'iuj'.ts iri'i'.ii>- m.
diamètre du bassin chez la femme, le diamètre anttTo-po^t(M•ieur priiicijja- Icment, sur lecjuel il importe tant dVtre fixe à cause de l'accouchement, lorsqu'on soupçonne une conformation vicieuse. On a imairine dans cette intention dilVérents instruments, les pelrinn-tres (1), et en particulier le compas de van Huevel (liir. 8).
Chest-measurcr de Sihson, mesureur de ht poitrine (lii:. W et 10). — Cet instrument (-2) est destine à apprécier l'étendue des mouvc-menls antéro-poslerieurs de la poitrine. Il se compose d'une tige graduée ronde B (lig. 8j divisée en pouces et en dixièmes de pouce. A Textrémité infé-
(h Voyez Nii'iî.'le et r.rens<^r, Tiaité de Fart des accoiiche}n"nts, t^ éiliiioii. Paris, issi . — ChaillN Honoré, Traité pratique de Vart des aconohrments. G' «Mlition. Pari?, 1X78.
;ii Fr. Sil'^Mi, On tlie inoretnents of respiration in d(\>'a.se, and on u^e "f (liest-mr,i~ surer {Meduo-chirurgical Transaction^, lKi8, vol. XXXI. p, av.i. — WaMie, Traité pratique des maladies des organes respiratoires, traduit par Foiis^a-riv.^s. Paris. I87u.
rienre de cette tige est articulée, pouvant s'ouvrirjusqu'à l'angle droit, une plaque de laiton recouverte de soie A. Sur cette même tige graduée se meut
Conpasil*TuHune1C).
à frottement un curseur C qui peut aussi tourner autour d'elle. Ce curseur est munid'one branche horizontale CD, pouvant s'allonger ou se raccourcir, ïl'eitrémité de laquelle est un cadran gradué à aiguille que commande ute crémaillère verticale D. A l'état de repos de l'instrument l'aiguille est
r- Fif. I. - Cl
r>|. 1 — Le ladoioii
;e dernier lur la cAUi droit du dmni'ccrclo dviigni^ ri i* »io HmwI «onl «ur lo cSl* p«ha du vAtac
Ff. L — La mtvM campai, m lann^.
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M-'-vEN- Piiv-ioTE- i' i:xr'Lor.AT:«;»v.
aij Z'T<;» du caJraii t-l !a cr»*iiuiillrre al)ais>^'»' ju-qu'a son d»TiiuT cran au- •J'---mu- du r.L-ntre du cadran. |M'»>iliMii (i.ins iaqu-lK- tdK- ^--t niainl»'iiue par
ï .<>. ','. — •.,,».■■>'. -'Il' i»'ir
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im n>vorl tiv> doux. Un lour coinplcl du cadran correspond à un p<>ucc H) Ji'27i:)) de niouvcrnrnt ext'culc j)ar la j>(>itrinc.
Fil.. 1" — Cil' •"•"t-nu.t-iii'tr ()• SiL'S"ii .([•[■. ijut".
On ai)pli(pic cet inbtrunient sur le malade dans le dccubilus horizontal
(■) A. |'l.i ;ii'' (if l.iit"[i n rrnivfi II ij.- -ûi ; 15. ti^<' \iiii,Ml(' ;.Tihi''>> i i. p"'',i ■• •» et (li\ii m < le jumiti' ; C, < iiT"» ur sf iiioiiv.inl ^ ir II ti/c B -J' h. rit i"i 1" i> et i. iri. ;il.iir',iiic:i t ; C. I>. l-ruH lii- 1 <ii i/.jnl.ilt.' à c<'uli*>«'; l», (;i'lrjti ci i. r'Miijill'T''.
et dépouillé de tous vêtements (Gg. 9) ; on glisse sous son dos la plaque de laiton ; on ordonne une expiration forcée ou naturelle. A la fln de cette expiration on abaisse le curseur jusqu*à contact de l'extrémité inférieure de la crémaillère avec la peau du malade et de telle façon que Taiguille ne dévie pas du zéro. On ordonne Tinspiration et on lit sur le cadran le degré le plus élevé qu'y atteint l'aiguille. Ce degré indique Tamplitude du mouvement. En raison de la possibilité de faire tourner le curseur autour de la tige graduée verticale et d'allonger la branche horizontale qui porte le cadran, on peut diriger celui-ci sur différents points de la poitrine sans changer l'instrument de place ni le malade de position.
Tn détail à noter encore et qui fera comprendre comment on calcule avec cet instrument le diamètre antéro-postérieur et l'étendue des mouvements aotéro-postérieurs de la poitffne: l'instrument étant à l'état de repos, lexlrémité inférieure de la crémaillère et le bord inférieur du curseur sont sur une même ligne horizontale ; dès lors la graduation qui correspond au bord inférieur du curseur, lorsque Tinstrument est appliqué, indique la distance entre le plan horizontal qui passe par le point où la plaque de laiton inférieure est en contact avec le malade, et le plan horizontal qui passe par le point où touche l'extrémité inférieure de la crémaillère.
Ainsi, en lisant sur la tige graduée verticale, on a la distance dont il vient d'être question; en lisant sur le cadran, on a l'amplitude des mouvements. Cet appareil ingénieux mérite assurément l'attention des cliniciens. Il faut pourtant avouer que le compas d'épaisseur de Baudelocque peut le remplacer.
Stélhomètre de Richard Qtiain (1). — Une boite de montre ordinaire présente au milieu du cadran une seule aiguille. Elle renferme un mécanisme très simple qui met l'aiguille en mouvement. Un orifice percé sur l'un de ses côtés livre passage à un cordonnet de soie assez long pour circonscrire une moitié de la poitrine; enroulé sur un cylindre contenu dans la boite, ce cordonnet commande l'aiguille. Lorsqu'on en déroule 0'°,006, l'aiguille parcourt un tour du cadran. Ce dernier est divisé en 50 parties égales, beax révolutions équivalent à O^'jOlâ, et suffisent pour tous les cas.
On place l'instrument à plat et tenu immobile par deux doigts de la main gauche sur l'épine dorsale, entre les omoplates par exemple; on applique le cordonnet de soie sur le contour de la poitrine, et on le maintient immobile sur le sternum au moyen des doigts de la main droite ; le sujet soumis à l'expérience communique par l'expansion de la poitrine un mouvement au cordonnet qui agit sur l'ai^ille et marque le degré de cette expansion. Cet instrument simple et ingénieux ne vaut pourtant pas le chest-measurer deSibson. Il traduit moins bien que ce dernier les mouvements partiels des différents points explorés (2).
(i) R. Quain, Union médicale, 1850, p. 550, et London Journal of medicinef octobre
lii E. Gintrac, Cours théorique etpraUque de pathologie interne et de tlUrapie médicale^ t. 1. p. m. Pans, 1853.
La inensurali"n appli.|uer à Tili i«»i!irii dans des ca^ do tym|)aiiit*' ou li'ln in'['isic. p ir oxoMiple, ne p'-ut j>;is a ••!i'* St-ule funrnir des résuilal? ri-'OUi\n\. car en adniellanl (|u<' i'-s dillien^i.'ll^ du venlre sui»Mit clnupie jour exaelênienl dtrniiler>, il n-^lt-la (.|ue>t;Mn de >avoir si c'est au developjM.infiit lie jaz inle>l:n iu\ cU a li pit-SMict* d'un li'Hiidê épanche i\n\\ laul allriliuer l'exa-ieralitin de v^dume. l'ans celte circunstance, la |)ercussion doit éclairer le dia-Mu^slic el e^nduiie a des indications lliéraj)eutlq;iés ratininieiN-s.
L»> peî>'-'nne> eNper.rnentet'S j>'-uvt nt >»- passer «le cet instrument, el il leLi! su:til ^«'uv^.l,l de M' seiviT <i;î (iui-t JLd.fatfiir. ' »n Tintruduit assez awii:; dans le va-lin pour «|Ut^ >"n extr'-niitt- t"U< h»- lan-lt- sacro-verlébral, îai. :i> tiue sa hase repose sur la -yîupiivvo du puids: à |>eu de chose près, • •ri r>l!ine aijis: k-d.ani'-îiv du i»r.>s!n.
CHAPITIIK V
1»E LA 'il'lïlHMLiniC
Ui. i.vuvcau nK'\en d'exploraîion d- Li i< ..î: "n.-. an: licalde au diaiciioslic
d-.>n.a:.;d!es dupoUîn.'U. a el- .n\i :.!••;» •.: .i-.ri'':ij.:>tn 1 i.îls'airit de la spi-
f ,'!'<■ . mot (lui VfUt 'ii:e niesuie .\'- .vi î- sp.iàî o:i. I-i "ene parierai (jue
.:;; ;'i\Hr\:e operaloii» , ma s 'p./.> !■>;:.. :..îx -:-:iks :.j'j:ni- par Tair expiré,
"::'. :; ::v::.\ 1< s ir >u!lat> aux kî» !- i. ^ >]..: ;i:.
L.^, •♦ ' ■:r-' a ]•. r»: l-:;! »:•• ni^.-jitî îa t^v.an; '.t- «i a r qui entre el «;■;. -.•:; :• :.i p ''!r;:H. sans î-;..: w ::;•:■ li- i.*'.]- .;::i irsl'- dans les pouî:- :.>. L .ù"-: 1. <-^' p.»s L.'i:\t!.e. r. a.> t. s p^ v- .- > s.:.! K^'UVt-aux, el K'S I . >ui;..l> 'Vi 1> «- î.î d.'i/.-s 1' s^ î.t ' - .'t :". ni. l'-.-uv-itr | ^r Ilutchinson, • : A:.: '. *.' : 1 e . i ', i .;i :.f - ja' V: > ,: .-,• i!- ...:<. .; . >t !intx'Voi»irl el '.• :.: - . ia ^;■:.\•::. ti.e < >; ' :. i^ ; u i. :•: ^;>- . i. r:a:..e »t u\ avait
' :- ;» :.i.. :. s .> v .':y.:M', au r., ' • :i -a ;:. ^ /'.'•'. ês;«e »* de nii'o-
. >; ■' ' ^ ' // ' ' « ^ . . - i • >.- :^ :..: ::\ dfL iiut^ i.^ :.>:.!! • lî::. II
't i- ^ >' L.:.s;:;:l ^u: .'. \\.:c.- .\ ..;: «.;;.»:: •::^- •:• > u> i.vS a -:az. Il .. :.>.>:• '. .. ;::.•- «..v..-. :t.:.N :sr.é . .; ;; ■u.;::r. £ '. il ^.-.a:.» dan> un : t >t : V V .1 .' '. -T -• I... .>. ir ri:..; .. vi '...a. » • v*\ ::. :.;a:.;s. * «; 1''. >urnion- It :.; '. '. :t>'::^ .:, ? • • »'...; .-. ;.: • î.a::!' :;: ; :...• .. .a >.- : ::• . . \ su}'r>oii'iit V.-.. .^i* vi .•- .iT • x.j" ..." .»:.', I ....'.. »^. ^'i:; . ,.,::. t a* v"'. s ;» :;i:t"S i». î>'jse ;::.f . v.\, !î. : . i'. '. .. \.'.\ ;■..: ..:: >,:• >-t > ;. :/. > av. «a: v:.;:<:. ^l•ul!^■nl \ \z . ^\\\:\ \\\. :../.'- -'.^ ..>. .1 1,' • :; •"..;.• '>;...:.>.► :u:... : ^ à t- >u> les i.- ::.: i.;s Ce . ix:» :.':.♦. ^ :.-:• «. •:..:.:: o. .•.,:.:. >i ::.iu; de\anl un
DE LA SPIHOIIÉTRIE. 'M
index, 3, fiié au bord supérieurdu réservoir, indique la hauteur à laquelle le gazomètre s'étève. Un tube en U perce le réservoir à sa base ; l'une des branches de ce tube remonte jusqu'au fond du gazomètre; l'autre, munie d'un ajutaee en caoutcbouc et d'un embout, va à la bouche du sujet en expérience; c'est le tube respiratoire, 14. Un robinet ou une soupape per-
met l'entrée de l'air dans ce tube et s'oppose à sa sortie. Un manomètre à liquide coloré, 6, 7, indique la différence de pression qui peutexister entre
l'iLi fitira II rtprittnl* VafftieU audébullic l'cipérigiH».— Lafii^nlîrepràenlek'iniïnie appinil i la ai de Veiférienai. — 3. indci fii« lu rëunoir Inrdrieur el indiquinl >iir la ri'gJo gradua 15, Biibile >•« le [iiamtln SO, te ihemlii pircouni par et guotuotni quand il >'d1«ie. Cvi indei indUiue l'ir lanwqoïDl. Je toIiiom d« g» inlnduii d>n> l'ippireil. — 7. iDaDomclm k liquide colore indiiiuaiil
S, 1. >, B, tJE'* »niBl de piidei ■ reKeniion du caiomilre. — 10, blii tur lequel e» Riée aae pealie i rbaqao ealrfiiilié. - 11. Il, centea qui uulèTenl la cloche en paiiani aur le! poaliea IS, IB. — It, li, tanlrfrpoldt bIUcIil'i aui cordi'i. — 13, Uiennenaèlro desnanl la teiDpdralare iMèrinre de la elorbe. ~ It, H, lubo reapiialoire. — IS, rt[le graduie &iie au eaiemilro cl luobile
'[*'\\^i.'-'y. ri i'air r»» U';i!!i ;>ii 1»- jiZ'.:n"::^ : <V-t 11:1 l iS-- «jt^ \rvre en T.
rj-i>r--'j- ■:'! ij;v».mu «iu li-;";.:'' «. ji.t»-: u <: ;!.- .•- :•--'-! v.ir. i ;i llpTiiiuiin^'lre, i-J. 'i •:.:.»' ii t-^!ii:»-'i .tuit/ ii/iVii'-uiH dr l'a:-;! •.'..;. A.i l'-nJ du i:az(.>iiirliv
::]-t 'j-r ^.i':r i".i.-î! rii^'iit n\i\' l.»:> .'»'\['^: i':!!»;-:' \r':ui n^e.
L^^ rria:.:r-:i:rîil t^-l ^irii:»!'-: i'^ >;; -t ; ./i uur i:i>j»iiâ:i'jii. aj>[ili.|ue riMiihoul <<»!ilre ?a u.ai.-.v- ^4 «-xp i^r 'ian^ .< t j:»". >[ ]>m rii'i>t'.jUi^iil d.iiis le t:azi)- Uit'i:^ <|u'il ?uuî»^v.'. Ij.rs.ju^^ r^^xiiii ili-»M o>l l»'i iniiifê. li >r»u[)ape du liih»^ :>--pii.ri-jir»^ e:.;»Tine iair exi'ii'-'. L"[>-':U-ur lit aî-T> >ur Ir^ JR-lIe à <|u«'l
d»*jiv (;Mir.'>.[M.uid riiidex. L'tHhtlK^ inli.jue des centilitres. L\»pérateur d^'vra, dans >on cal'. al t«MM' euinple de la pirssioii r[ de la température, l'-jur la pr»'->iun en s<.tult'vant uu abaissant un [nu a la main 1-' ::azomctr«* '<n e-M':>H les culunn»:s liquides du manonu'lre. «Juant a la l^-mperature, l»vs livi>-;5 de [)[iy>i<pie d'»me-nt des tal)les ijui [)erniellent de ramener les vuluiii^'s d*' i:<izau\ div»-r>ës tempeialuies, au\ vulumes à une température li\e. Aujouid'liui rajjplie.itiun a la ^pirumetiie d'iiiNtrunienls et appareils d'un m^'cani-me >imple et d iinemaii-iuvre lacile, du t.umi'ltur à tj/tz mo'lifir de A. l;.>nn«-l Hlr- [.\iji ,du spirijtnr/ e «ai [)neu>im(lie a hélice de .1. Guilleli I )
1 J. 0.. !• t. fj''^' nj<^i'-n d'un hui^au >; > >>ii>'iit liu'J . ./'> IWuii. >•-' nirà-ciH^:' lS.*.r..
', r, ..:iir.-.ut J J •. :• • r --pr -i :r ; lut»-; — I' l».;vr.. .<.ur.'. e: r ; \i-> 'le I i^< ; — F. '• '•' ' -î' '«t- * — ^^ à \H 'ie'il- ; — <. . . i. i . ■: ti.s .• j 1
• ". ■• M ' r--^; i-.i. .r. . — r. D i ni ir.'.i-^ .'t rl^i 1,^ du . . i .: . - A A. .\.'. it; .' Al : fj ; [. }. [,,.. ,- ^,,^,\,.
DE LA SPIROMtTRlE. 33
(lig. 13), aujourd'hui abandonné; de \& vessie spirométrique gndvéo de
Fie. 11. — Sfrimoèln de Boudin
romilra da ihwdia
Boudin (Rg. 14 et 15) représentant par son échelle mobile le nombre de MDtinaètres cubes d'air expiré; de l'appareil de Scbnepr (Gg. 16), paraît de- Toir en %~ulgariser l'emploi et en augmenter l'importance.
2' Appareil de Scbnepf. — L'appareil de Scbnepr(l) rentre dans le genre des gazomètres imaginés par les physiologistes anglais et allemands; mais d s'en éloigne par sa simplicité et par la précision avec laquelle il permet d'apprécier la quantité d'air inspiré, anssi bien que le volume d'air expiré.
Voici en quoi consiste cet appareil: Ud cvlindre de laiton, ayant 35 cen-
(I) Schnepr, .Vohcmu ipiroméli Tt»àut de CAcadimU dt* Kitnctt,
[an ^>B Inba d« 30 1 it^/t\ wt trouve ai» bid ■Hb HT WH li(e d'ui
^VHr la lifa de b
Li ptttrint laai rcprafldra MtninliH «pir4.
B. — ItUCinSTIC
::4 M YENS PnYSI':»lE5 I- E\I'L"r:AT:0>.
\\::.r\:^> c-j h.vAi vt 1^ oeiitinu-îivs de di.iinclre. û^îiii'? stulemenl à la ; 'it:- i:.''^-: ;r i!" . a la ;;;t-il»^ f-t >'-\\U-':ii s-jcl»:* t'-al'.'niciil c\ lindri(jUi.*, >-:: d'- !"'•:;• ei.l. In lu:»-' de IT» îïi!K.:!j'--î;'.> de d;:l::.^-t:•:' sVit-vt/ vt-rlicale- !:.-:.' : .:.> i'axr du reu[».»-iit. tra\>'i>.' Ir^ l<':.d. s-^ l- 'id'j dans le socU', d\'j n s:-!* >''jS uij-:' jt-jrre iniiin.ii>-.»n. {••.•ur >»:' c ■nl.nU'T âxcc un tube .- «. .1" ;l. !..'•.: ; \ ■.îl--v^iii>e do l<.'i;i:ut^ur ^.l^ai>!e. :na;> t-r-irnii.r' par une
l'.'jt'ivmcnl coni.^uo: o^/Sî 1^- V.iSe :'•.>;• raî-'iie. l'ne rlorlie ^^]:^ ::: : 1''. ti»- l:i:l-.»n e-alentviit, d'^ iy» ^•.•:.:::ii'.-t:'. s d»' iiaul ►-t de l<» ceii- : ::.^\]'y d'- :..r.Le;îe. e^t renv^rsce viaiis i'r \v iiMenl pl'/in dVau; rlle est ::î •.::/.'-:. vi" djin> Itjuîes <•*> i»u>/.i":.> dai s un r-:,; 1 l.iv -î dde au nioven : .:. ::::--;»L':ds et dune eiia:!;-.- .;-n î'a>>r- sur une ;-..ul.».', el dont les :.:. .• .i/A. w.'-«\^u\ t-n ]«■•! l>.e tinj" us-, i.î i'. > \à:...; ^'n> qiie suldî le p.dds de :. . :,-. ^:L^.iLl 'i-Tcde j'I-'n^:'' :■! ;s ; ::;.'ns dar.s un r^*ci;drnt. Une • :.• .-. U'.'i/. ie^ d!\:^:(■L^ de ».' .-.'.'»'•'.. ::'.>}» -nd";.! a .ir^ c/ntiniètres
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Il II
e\..!i..n--: . '-•'. lu: î''Conin.andf ^ir :,.\i- uiie p:i>:.,':ak' :i.>1'.:-..;a':i r\ (ie lancer dai.^ i t .j lie ."air e\pn-e pa: i-- * .:l»e i- >;'ir ilo;:. . ' n ; !.. ai.î u.::.> la n.tuche i V /. './l-' t- ::..:..• ' :•.: l\'n;i' 'Uc:.,:ie. Le ['.'n.: ■a>':.;:^:' i^- :• ;d >upe' :.^ : .e ia «lj,ne nidn]:ie le n »n.[>:e de v en..::.-, .i' > .i;;-(l-> d ..'" » xjdré. t-::'- \-:-cA. :.. que l^-us îi'eve^ uu m pa> t «aieu.i :/» :•> :. /;;:',: ..t-r r4.up, e>î :-;] u'w.i'.e li-'is î(,ti>. ^t 1 on i:e ev'n>(.:\e qu- .e :•. ^...l./. :La\!!nuni.
:'...ii âN'.'ii le VM.u'Jie d'air Hisp::» . * :i t!e\e .a «...vIa ..u : :\wiu de la d.\ s! -:. ^e i'< . ::".îe qui u.aî\|ue T'i^ » » (.?:.:,::> ::\x v;.:^^: ; us ;:nu>une t \p::\i ;..•]■. t.; ui.e insp.:\U..'n su-;ee>s;Nes, v :: î.r.: .\i :t :::.-• '. \i.::a*:.»n pro- I -nj-e-. t.:, ;»•::. dant le couit uilei'xalle de re;\.s c,;;. ^.;.:, ia ;'ei>.-nne suu- !...-' . i'«. \..:n'.n ]da^e reînl>-iUv lune vian> >a L» ';-..:.e • : .nsr-nv aussi lun::- ;'::.:•> :.:'- p.'»!:de de Pair qu"el.e ;\i:>e uaus la e .vl.e: vcllt-t. de>cend, tl i'- : ■.• ::t ^►u i lie s arrête >eîl a vit '.--i Uiii.er le \, [:i]v.v d"a::' .;i>:'::c.
l..-> .j\. Hilares vjue présente l'c s; iivu.hlre sur îv»u> ies à;;;:es 4:;.roiiielres, d--LU.> eiiui a iiuuliinspii u>qr:"a kuv de \.';:èi tt W in'::^'*.. n». uvent. ^uivanl lauleur, ^e rr>uîner en ees iie\î\ n..«:s: >.',; ,\ .:- tt ; >-. . .<; ,{
;) Pfi'vnt'î '■ di Mirtc',i\ — Vu !.ou\il i:i>î:u::.t:.l a e:--- euii>lruit dan> ie uienu- nul de >p.ronk;:ie -par M. J. Mareilnd. vie r.ri.>: 1 1 . dans la pen>ee de Tauteur, il e>l >upeiiear a lou> les autres ■ t.\-; un ; U' -jinelre dk. 17, IS et ['J .
DE LA SPinONÉTRlE. 35
Il consiste en un baromètre mélallique, formé par un tube apUli et
Fia. 17. — Pnéoaèlr* de 1. Utiictul. — Vix d
courbe dont les branches s'écartent ou se rapprochent suivant la pression ioléneure qu'il supporte. Au milieu de sa longueur est soudé uu petit tube
«lindriqae communiquant d'une part avec sa cavité, de l'autre avec un r^pient (pour égaliser les pressions) qui a une capacité 300 fois supéncore environ à la sienne. Un tube de caoutchouc muni d'une embouchure Wei large communique i son tour avec le récipient, mais auparavant il
36 MOÏEHS PHYSIQUES D'EXPLORATION.
se bifurque, el des robinets peuvent à volonté faire passer l'air par l'une ou l'autre voie, suivant qu'il s'agit de mesurer la force d'inspiration ou celle d'expiration.
Dos soupapes de caoutchouc disposées au-dessous des robiaels ont pour
FiO. JS. — Pnjiiiiicirc du J. Hireclul. — Vue do l'inl<iheiir di nnilnimcnt.
but de remédier à la cessation brusque de l'effort maximum qui pressait sur l'instrument dans un sens ou dans l'autre. Une aiguille indicatrice, reliée aux deux extrémités du tube barpmélriquedonl elle traduit la course, se meut sur un cadran en entraînant avec elle des aiguilles a maxima. Celles-ci permettent de lire, même après le retour de l'aiguille principale au zéro de l'instrument, le nombre de degrés qui représentent la force inspiratrice ou expiratrice.
Cbaque degré est équivalent au poids de 1 centimètre cube de mercure.
Cet instrument traduit donc la valeur exacte des puissances inspiratrices ou expiratrices. Celte donnée est importante à connaître, puisque, dans toutes les manœuvres réclamant de la force ou de l'agilité, c'est sur le thorax que les muscles des membres prennent leur appui, et que de son volume variable ou de sa flxité k un moment dépendent la précision, la rapidité et surtout la quantité de l'elTorl produit.
4* Spiromètre de Galante. — Il y a eniin un autre spiromètre fabriqué par Galante et qui estd'une précision assez grande.
DE LA SPIROHÉTRIE. 37
En conslruisaDl ce spiromètre, M. Galante s'est proposé de réduire dans une mesure notable les résisUinces dues aux rrotlemenls, et de maintenir le réservoir de l'appareil exactement équilibré pendant son développement. — La conséquence de celle dernière condition, est que les quantités exprimées snr le cadran représentent le volume absolu de l'air chassé dans l'appareil. — La pression dans l'intérieur du récipient demeurant constamment égale à la pression extérieure, il n'y a pas lieu de faire de coiTectîons; opération qui ne peut être négligée lorsqu'on veut connaître le volume réel de l'air contenu dans le réservoir d'un spiromètre présentant une pression intérieure quelconque.
Le récipient de cet appareil est une sorte de soufflet en caoutchouc, de (orme circulaire ; cette disposition assure un déplacement vertical, d'une replanté suffisante pour permettre d'éviter les frottements qui résultenientde l'emploi de guides verticaux. Sa capacité est telle, que, pour une tipiration, l'élasticité de ses parois ne puisse entrer en jeu ; enfin, il communique largement avec l'air extérieur par un tube T (dont la section inlérieareeslde 175 millimètres carrés), terminé par un embout de même section.
Le robinet R sert à roellre le récipient en rapport avec le manomètre M.
Deux fils sont fixés au centre du plateau supérieurdu soufflet : l'un, après
^58 MOYFNS PlIYSIoriùS I)'i:XPL(iI{ATION.
s\Hiv rêlléchisur un j^alel à ^ort^o. va passer sur une poulie qui commando l'ai.i^uiile; un poids y), allaclic à son exlrrniilé, lui donne la lensitui néeessairc pour renh-aîneinonl de celle aiiruilh^
LurMjue, sous rinlln»'nce d'inie çxj)iraliou le soufllet se déplace, la poulie sr mobilise, l'aii^uille accompairne son mouvemenl el l'ampli (le j)ropoilionnellemenl au dianuMre du cadran. — Le second lil est celui du conlrepoid^ \\ il se rélléchit connue le premier, sur un ^alet voisin de celui (juc nous venons d'indicjuer, j)our s(î rendit' à une seconde [)oulii;. — Suivant les conseils de M. .Marey, (ialanle a adapte à celle poulie une came dont la c(KU"l)e esl telle, (|ue nial.i:ré le poids sans cesse croissant du sourilel. pendant son développement, ile.st conslammenl e(|uilil)re avec exactitude.
Le conlre-[)oiils renl'erme de la irrenaille di^ ploinh de manière ([u'il e^t possible de faire varier son poids suivant les indications lournies par le manomètre.
Si pendant le fonctionnement, le mancmiètre accus(^ um» pression inférieure a la pression exliM'ieure, le contre-])oids i'^i trop charfcr* ; il l'est sullisamment si la pression dans l'intérieur du récij)ient est sufx'rieure à la pression atmosphérique.
Le spiromètre est convenablement ri\i;Ié, lorscpie |)endant une expiration l'air chassé dans raj>j)areil soulevé le soulllel sans déterminer aucune dénivellation de l'eau contenue dans le manomètre.
Dans ces conditions, l'appareil est absolum^Mit indilTérent, et raiiruill»^ s'arrête, sans oscillation, sur le cadran au moment exact où l'air cesse de j)énelrer dans le récipient.
Pour une opération suivante, le soufllet est replacé dans sa première j)osilion en pressant sur le [)lateau supéricîur; l'aifiuille est ramenée au 0, si besoin est, à Laide du bouton placé au centre du cadian.
Ô' Spiromélric aKtomalifjnr. — (Jn peut cependant se passer d<' tout appareil mécanique pour faire la sj)irometrie, et, s'il ne s'agit que de savoir quelle est la capacité approximalivedes poumons, on pouria employer mon procédé, (|ui est le plus simple de tous. 11 a été j>ublie en 180'.), et réinvente j)ar un jeune confrère en |S81. Voici en (juoi il consiste :
Le médecin met son oreille sur un des cotes de la [)oitrine d'une per~ sonne debout ou assise, j)uis il lui enjoint de compter à haute voix depuis un jusqu'à cent, pendant que lui-même lient conq)te du nombre des inspirations (|ui se produisent dans ce laps de ten)[)s. Cela varie de quatre il cin(| chez un honnne bien portant, tandis que, chez les sujets malades de pleurésie, el notannnent chez les phlhisiipies, le nombre des mouvements inspiratoires ipji ont lieu est de huit ou neuf et quel(|uelois trente à (juarante. J'ai mèuK^ vu des cas de |)lenn'sieoù les malades é»taienl prcs(|ue obliges de respirer entre cha(|ue chillre |)ron(Uicé par eux. C'est ce que j'ai appelé la spiromèlrie (tuiomahfjuc. Elle n'a rien de riirouroux, mais elle donne la mesure de la ^ènc respiratoire.
Si l'on désire plus de précision, c'est aux spiromèirc.s nh'C(ini<]ur$ {\u"\\ faut avoir recours, et voici comment il faut procéder:
DE LA 5UCCUSSI0N THORAGIQUE. 39
Le sujet est debout, la poitrine libre de toute entrave, pour qu'il puisse respirer plus librement ; il inspire et expire avec effort trois fois de suite, et Ion a soin de prendi*e note exacte du chiffre indiquant à Téchelle du spiromètre la quantité d'air introduit dans les poumons et chassé par eux. Cette quantité est en rapport avec la taille et les maladies du poumon, et elle varie d après des lois fixes que je ferai connaître plus loin.