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CHAPITRE VI

Les mouvements de la déglutition peuvent être modifiés, dans certaines malaili^'s, tanl«H par une mauvaise conformation, congénitale ou accidentelle, des organes qui servent à Taccomplir, tantôt sympathiquemeiit. d'une façon rellexe.

On a vu la dt'::lulilion élre accélérée dans certaines maladies nerveuses Il va alors une sorte de convulsion des muscles de la déizlutition. Ce phénomène n'est jamais isolé et s'observe avec d'autres symptômes plus importants tjue lui; aussi n'a-t-il aucune valeur caractéristique.

Ouand. au contraire, il y a douleur et difliculté d'avaler, ce qui est plus commun. c'e>t la iiij<j>h>i'ji(\ Dans les angines, dans le coryza, dans l'cvs-oj)hagite, la deglutiliun tst suuvent douloureuse et difficile. C'est quelquefois un pi'in (t (li( }>h'i> iiiij\ une urI''Hr ou Intiure du fond de la gorge, un l'icotciHrnt f/ '/''//////(, s, (|ui empêche la di^glutition.

Klle est encori' plus empêchée, et parfois impossible, dans les formes ad\ namiiiue et atavique de la lièvre typhoïde : dans l'amygdalite ; dans l'angine pharyngée; dans les abcès retro-pharyngiens; dans l'apoplexie; dans

^1^ \oy. Fw'.v.iAr.iol ot l>'Ut:ii>, >i- r.'i T' ictif pr^p^e à distiuguer les pt ornâmes de-i jj,\m/.)k/;< jrjr-rîjM .['iH. d'!..:.. î N'i ! . t. ^. p. 4'.^T . — Rédction des ptomames et c>-t'dtth'^ns dt' If'.ir '■.jri'KîfujM A'.M. if'. •;.. 1^<I. t. VI, p. ',*.. — Chapuis, Précis de tojno'^ /,>■;;(•. r.vris. ISn-, p. l'ST.

SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR LA DÉGLUTlTlOiN. 545

la paralysie cérébrale ou consécutive aux maladies aiguës; dans la phthisie pulmonaire quand il y a du muguet dans la bouche, et des ulcérations dans Tarrière-gorge ; dans Tadénite cervicale scrofuleuse considérable; dans les rétrécissements de Tœsophage; dans le gottre; dans le cancer de Torifice cardiaque de Testomac.

Elle est quelquefois empêchée par Vanesthésie du pharynx comme dans la paralysie diphlhéritique. Alors les boissons et les aliments, ne provoquant plus l'acte réflexe qui les fait descendre dans l'œsophage, ne peuvent être avalés et souvent ressortent par les narines.

Parfois, la dysphagie résulte d'un simple spasme. C'est le pharyngisme^ phénomène fréquent de Thystérie, qui se confond avec la boule hystérique et Vœsophagisme.

L'épaississement de la langue ou macroglossie chez les crétins, les idiots, rend la déglutition très difficile. Une partie des aliments portés dans la bouche est rejetée au dehors, une fois la mastication achevée.

Le même résultat arrive quand la langue est gonflée par rinflammation ; elle ne peut ramasser le bol alimentaire pour le porter dans le gosier. C'est ce qu'on observe dans la glossite et la salivation mercurielle.

Le pronostic qu'on peut tirer de ladifficultéou de l'impossibilité de ladéglutition est variable suivant la nature des maladies dans lesquelles on l'observe.

Dans les aphthes de la bouche et du gosier, dans le coryza, dans la bronchite, dans l'hystérie, cette difficulté d'avaler les aliments n'offre rien de fâcheux. Elle cesse quand ces phleginasies arrivent à résolution ou quand Taccès hystérique se termine.

Il en est de même pour l'amygdalite et pour l'angine pharyngée. La difficulté de la déglutition n'est, dans ces circonstances, que momentanée.

La suspension de la déglutition est d'un fort mauvais augure dans la dèvre typhoïde et dans l'apoplexie.

Quand les boissons portées de la bouche à l'estomac font entendre en traversant l'oesophage le bruit d'un corps liquide qui tombe en vertu de son propre poids, comme dans un réservoir inerte, il y a paralysie des muscles qui servent à accomplir la déglutition. Ce phénomène constitue un signe très fâcheux.

Dans la rage, l'impossibilité «pa^modtgue d'avaler les liquides est un des principaux caractères de la maladie.

Souvent la déglutition se fait, n>ais d'une manière imparfaite; elle est en quelque sorte dépravée. C'est ce qui arrive dans les vices de conformation congénitaux ou accidentels du voile du palais et de l'arrière-gorge.

Quand la luette reste hypertrophiée après des inflammatiori.N successives, le sujet est sans cesse sollicité à avaler de la même iaçon que s'il y avait des aliments à l'isthme du gosier.

Dans les divisions du voile du palais et de la voûte palatine, les aliments

reOuent vers les arrrière-narines, parce qu'ils sont pressés par la langue,

et aussi parce que la colonne d'air chassé par l'expiration contribue à

amener ce résultat.

B. — Diagnostic. 35

5i(» TIIOI'BLKS DK l/APPAnKlL lUCiESTlF.

Quand la luello est détruite, comme cela arrive parfois dans la s\phili<, quand le pharynx est paralysé, les boissons tendent à passer dans le lar\ii\d'où résultent une toux violente et quelquefois de la suffocation.

La dii'liculté d'avaler dans l'apoplexie est d'autant plus grave que le lo\f. est plus étendu. Si les liquides passent dans les bronches, c'est qu'il } a paralysie complète du pharynx. En général, dans ces cas, la mort est imminente.

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