Partie B f
De cette analyse résulte :
1« Que les matériaux de la sueur sont, à Texception de faibles traces, entièrement solubles dans Feau pure ;
2"* Que la matière minérale prédominante est le sel marin ;
3*" Que la proportion des sulfates et phosphates alcalins est presque nulle ;
3"* Que la sueur renferme de Tacide lactique à 1 état de lactates alcalins;
«V Que la sueur renferme un acide spécial azoté, acide sudorique, à l'état de sudorates alcalins ;
ij'* Que l'urée existe dans la sueur ;
7* Qu'il y a peu de matières grasses et de matière albumineuse et d'albuminâtes ;
S"* Que la proportion de potasse, par rapport à la soude, est relativement plus élevée dans les sels à acides organiques que dans les sels minéraux contenus dans la sueur ;
9* Que la sueur du même sujet, recueillie à différentes époques, présente sensiblement la même composition, à la condition de provoquer l'expulsion de volumes à peu près égaux ;
iO" Que dans le fractionnement de la sueur d'une transpiration en plusieurs parties correspondant à deux ou trois périodes égales, à partir du commencement de l'expérience, on trouve des différences dans les proportions relatives de sels minéraux et de sels à acides organiques, les premiers étant plus abondants pendant les dernières périodes ;
11'' Que le rapport de l'eau à la somme des matériaux solides ne change pas sensiblement aux différents moments où la sueur est recueillie durant la transpiration forcée.
(1) Favre, Archives' de médecine, 1853. — Voy. Robin, Leçotu sur Us humeurs normaks et morbides f â* édit. Paris, 1S74.
iW"! NAirriK KT MODE D'eXCRKTION de la SIEIR.
CIIAFMTHK 11
SKîNRS FOriîMS AU DIAGNOSTIC PAR LE MODE D'EXcriÊiloN
DE LA SIEUK
La sueur peut èlre j^iénérale ou partielle, et elle se montre clans \\'\.i\ f)liysiolo,:;i(ïue sous rinlluence de rexercice, de la chaleur naluivilr •• , artificielle, d(^s boissons excitantes et des impressions morales. Oid'Im"'^" personnes ont habituellement dans l'état physiologique, de la sueur a 1 1 tète et aux pieds. C'est une idiosyncrasiedont on ne connaît point la<*au>r. pas plus (jue celle des autres dispositions de ce gein'e, et ce sont rlius»-^ a n»specter, dans la crainte de produire des accidents morbides à la suite «!• leur répercussion, comme l'a dèmoTilré le docteur Mondière (I).
l)ans l'état palholoi:i(}ue, il va éiialement des sueurs générales et paitielles au front, dans les mains et sur le ventre. La sueur, ordinairerui n' liquide, a(|ueuse, est (|uel(|uelois gluante, vis(|ueuse, dans l'agonie et il;t: le choléra. Llle est chaude dans l'état h^brile ordinaire, Iroide chez les rn^ ribonds et les cholériques à la première période.
Habituellement incolore, elle tache le linge en jaune dans l'ictère, rî dans quel(|ues cas on a observé, dit-on, des sueurs ruugeàtres, dile^ <H(t(i < ilr x(tH(f, ce (jui n'est pas toujours exact, ou des sueurs hleiies diivs nj'Uti'»;ilroscy dont la cause est rapportée à la présence d'une bactérie spéciale.
Elle a une odeur aigrelette de petit-lait, probablement due à l'acide la- - Vi(|ue et <'??/^/o/'/7///M|u'elle renferme; mais rien n'est variable comme •• phénomène, suivant les maladies, et, chez le même individu, suivant Indifférentes régions du corps. D'après Simon, elle sent le moisi ch»'z W> personnes alteintes de gale, l'acide chez les rhumatisants cl chez les ::<»uiteux, le fade dans la lièvre typhoïde et le scorbut, etc.
Sa quantité générale augmente dans les maladies aiguës à leur ap«t::.s-. et, lors(|ue la marche en (^st régulière, dans la période sudorale des tièvnintermittentes, dans la fièvre pernicieuse diaphorétique, dans la suelle niiliaire,quiest un choléra de la peau, tout comme le choléra est une >urii.de l'intestin. Alors son abondance est extrême, et il arrive quelqueiuis qu'elle traverse tous les matelas d'un lit, au point de couler sur le sol. Kll^ diminue, au contraire, dans certains cas de diabète, depolyurie et d'hxdr^ii)isie, ce qui rend la peau sèche d'une façon incommode pour les mala«lf <.
La sueur, toujours acide, devient neutre, quand, par son abondamv. elle renferme une grande proportion d'eau; mais elle n'est jamais alcahn» 11 faut prendre garde de se tromper à cet égard, et ne pas confondre Tahalinilé de la matière, sébacée de la peau avec une prétendue alcalinité d»' ii
(1) Monilièro, Mémoires sur les dangers de la suppression de la sueur habituelle ,Etp-' riencc, t. I, 18:>8).
sueur, qui n'existe pas. Pour cela on doit avoir la précaution de choisir une surface de la peau dépourvue de glandes sébacées, afin d'y appliquer le papier de tournesol.
La sueur devient plus acide, d'après Simon et Proust, dans le rhumatisme articulaire aigu et dans la goutte, par suite d'un accroissement de proportions de lactique et par la présence de Tacide acétique. Il en est de même, d'après Starck, dans les scrofules, dans le rachitisme et quelques affections cutanées. D'après Boucheron, elle renferme beaucoup d'acide urique chez les anciens goutteux et dans un certain nombre de c$is d'uricémie.
Elle renferme plus d'ammoniaque dans la goutte, d'après Anselmino, dans la fièvre typhoïde, dans le typhus fever et dans quelques maladies nerveuses.
La sueur renferme quelquefois de Valbumine. Cela est très*rare ; mais Anselmino et Starck disent l'avoir observé, l'un dans le rhumatisme articulaire aigu, et l'autre dans la fièvre typhoïde, dans la fièvre hectique et dans l'agonie.
On y a trouvé du sang, ce qui constitue V hétnatidrose, Voigtel dit avoir vu le bras d'un jeune homme couvert de sueur sanguine, après un violent exercice musculaire. Eggerdes en a observé un exemple sur un enfant de trois semaines, et Gendrin en a publié huit autres personnels ou empruntés à des confrères et observés chez l'adulte. — Des sueurs analogues auraient été observées, dit-on, dans le scorbut, dans le typhus ; mais cela est très rare. 11 est probable qu'on aura confondu des hémorrhagies de la peau ou péléchies avec des sueurs de sang, ou avec des sueurs colorées en rouge par un microbe spécial.
Elle renferme parfois de la mélanose semblable à de la poudre de charbon sous forme de taches noires qui se montrent spontanément sur la pau« pière inférieure, sur la face, sur la poitrine, sur les bras, et comme je l'ai dit, cela constitue la chromhydrose. Seulement comme la sueur en ces cas n'est pas évidente et qu'il n'y a que sécrétion de matière charbonneuse, Le Roy de Méricourt (i) lui a donné le nom de chromocrinie. Il suffit de laver la peau et on enlève toute la matière noire qui se reproduit au bout de un ou plusieurs jours. Cette disposition s'observe chez les neiTosiaques et il y en a un assez grand nombre d'exemples dans la science. J'en ai vu plusieurs.
La6t/e, ou plutôt la matière colorante de ce liquide, existe dans la sueur des ictériques. Cela est incontestable. (Vest un des signes de l'ictère.
Panceri et Borgiotti ont observé chacun un cas de stieur lumineuse phosphorescente. Le premier a été vu chez un médecin qui ayant mangé du poisson phosphorescent des eaux de Naples, le Pesce bandieray eut de grands malaises et de la sueur lumineuse, — par suite, dit-on, de la matière grasse du poisson mélangée à la sueur. — Le second cas a été observé sur un malade atteint de miliaire et qui n'avait pas mangé de poisson.
(1) Le Roy de Méricourt, Mémoire tur la chromidrose ou chromocrime cutanée. Paris, 1861.
(W i NATURE ET MODE d'eXCRÉTION DE LA SUEUR.
Les sueurs renferment enfin un certain nombre de substances adminis- Ire'es dans un hul ibérapeutique, et, d'après Starck, on y a trouvé le sulful' de (jiiinine, l'iode, riodure de potassium, le mercure, le soufre, l'aigle safran, le cuivre, la rhubarbe, l'indigo, etc.
Comme on le voit, les alléralions chimiques de la sueur ne fournisst^iit pas beaucoup de signes imporlanlsau diagnostic ni au pronostic. C'est un»* partie de la science dans la(|uelle il y a encore tout à faire.
La séméiologic de la sueur repose tout entière sur sa quantité, sur snn siège, sur sa température et sur sa lré(|uence.
Des sueurs abondantes excessives, fébriles et épidémiques, sont un sign»' de la suetle. — On les rencontre à un degré moindre, vers la lin des maladies aiguës, telles que la pneumonie, le rhumatisme articulaire, la tieviv ty|d)oïde, à la troisième période d*un accès de lièvre intermittente, etc. S il y a en même temps une amélioration réelle dans l'état du malade, elks peuvent être considérées comme crifiqucs. Dans ces cas, la sueur est toujours générale.
Leur abondance et leur permanence dans les maladies chroniques sont une cause de faiblesse et d'épuisement qui fait rapidement dépérir les malades. Ce sont les sueurs colliquatires. On les observe principalement dans la phthisie tuberculeuse pulmonaire. Alors elles reviennent la nuit ou dès que le malade ferme les yeux pour s*endormir. A ce titre, les sueurs quotidiennes abondantes, nocturnes, longtemps prolongées avec amaigrissement des malades, doivent faire craindre une mort prochaine.
11 y a des sueurs très abondantes et intermittentes qui reviennent plusieurs jours de suite, tous les six mois, tous les ans, chez quelques individus, d'ailleurs bien portants, et qui n*ont d'autre phénomène morbiie que ce flux sudoral. C'est un état morbide dont la nature inconnue caractérise Vépftidrose.
La diminution et la disparition des sueurs, avec sécheresse de la peau, est un des symptômes du diabète et de l'hydropisie.
Des sueurs froides et visqueuses annoncent toujours un très gi^nd danger. On les observe dans la période algide du choléra, dans la fièvre l^einicieuse algide et dans Tagonie.
La sueur intermittente, régulière et périodique, caractérise la fièvre larvée, paludéenne, la fièvre pernicieuse sudorale, ou la fièvre symptomatique rémittente de la phthisie et des maladies cachectiques.
Outre leur action spolialive, débilitante, les sueurs ont une action particulière queh|uefois irritante de la peau. Elles décollent Tépiderme qu elles soulèvent dans une très petite étendue, de manière à former une vésicule à peine appréciable, du volume d'une très petite tète d'épingle et remplit' de liquide. Ce sont les sudamina incolores. Ils se rencontrent dans une foule de maladies de nature opposée, et leur présence n*a aucune importance sémiotique. Au contraire, dans quelques cas, il se fait une A'ésicule miliaire, opaline, entourée d'une petite auréole inflammatoire formant uue éruption sudorale. Ce sont des sudamina rouges. Ils résultent de rirritation
cutanée autour de Torifice des glandes sudoripares, par Tacide sudorique, le chlorure de sodium et les autres sels conteYius dans la sueur. Cette éruption indique une sueur abondante déjà déterminée ; elle s'observe même chez des individus bien portants qui transpirent beaucoup dans Tété ; elle est très commune chez les petits enfants dans les grandes chaleurs, sur le côté du corps et du visage où ils ont dormi, et, lorsqu'on la rencontre dans rétat morbide, elle n'a aucune importance pour le diagnostic.
Ces diiïérents phénomènes de la sécrétion sudorale ont été rangés par Pooley (de Cincinnati) en anomalies de quantité, par excès ou par défaut {hyperidrose et anidrosé), anomalies d'odeur (bromidrosé), de coloration (chromidrose), et de qualité (hœmidrosey urinidrose, phosphoridrose). (IK Pooley.)
I. — L'excès de sueur désigné sous les noms A'hydrose sudoraleyéphi* drosey polydroscy hydropidrosCy hypercrinie sudoraUy Vhyperidrosey consiste dans une sécrétion excessive des glandes sudoripares sans lésion anatomique appréciable de ces organes. Tantôt généralisé comme la phthisieou le rhumatisme, l'hyperidrose peut être localisée à une région peu étendue, par exemple sur les pieds ou les mains, on bien partielle comme Thyperidrose limitée à une moitié du corps ou à un seul membre. La sueur est tantôt normale dans sa composition, tantôt alcaline ou acide, et même dans certaines régions, fétide, par exemple dans l'hyperidrose des pieds.
Si chez certains individus ce phénomène se montre dans l'état de santé, il n'en est pas ainsi dans le plus grand nombre des cas. II accompagne alors les aiïections du cœur, la malaria, certaines névroses. On Ta même quelquefois considéré comme un trouble fonctionnel spécial, véritable névrose du grand sympathique et du système nerveux vaso-moteur. Variable dans son intensité, depuis la simple moiteur des téguments, l'hyperidrose devient quelquefois excessive et donne lieu à un véritable écoulement sudorah Tantôt continu, tantôt intermittent, ce phénomène peut aussi présenter des paroxysmes et augmenter sous l'influence d'excitations physiques ou mentales.
Quelquefois la température périphérique est accrue pendant la durée de cette hypersécrétion; mais cette dernière peut être également accompagnée d'un abaissement thermique. Â l'inconvénient, pour le malade, d'une moiteur excessive et continue s'ajoutent parfois des sensations douloureuses de cuisson, de picotement, de brûlure ou d'urtication. Les régions sur lesquelles se montrent les sueurs localisées sont très variables, telles sont : la paume de la main, un point limité de la face ou du menton, la plante des pieds ou une région du tronc. Souvent la plante des pieds ou la paume de la main sont seules affectées, à l'exclusion des autres régions du corps, et le docteur Pooley cite à ce sujet des exemples remarquables.
Pour combattre cette affection, on a fait usage de tout l'arsenal de la matière médicale. La belladone a été préconisée sous toutes les formes, en pommades, en teinture, en Uniment. Mais la solution d'atropine en injections hypodermiques est le moyen le plus efficace. L'électricité a aussi pro-
«Ht) NATLIIE ET MODE D'EXCRÉTION HE LA STEUR.
curé (|uel(|ues succès ; on a préconisé lalun el l'acide sulfurique en soliilions ; Toxyde et le sulfate ^le zinc ; la pilocarpine, par la voie hypodermique, a fait disparaître une hyperidrose unilatérale, tandis qu'elle ecliuuail chez d'autres malades. Il en a été de méuie du datura dans un cas de urvraltrie avec sueurs unilatérales.
L'hyperidrose a été épidémique en Angleterre en 1 4X3, 1517 el I.'riii, ou, d'après les récits historiques, certains malades succomhaienl en quelqu. ^ heures. En I.")^'.), la même maladie lit de nombreuses victimes en Aliemaime et contribua même, dit-on, à l'apaisement des violentes disputas reliirieuses des partisans de Luther et de Zwingle. La Hollande, le bdiumark, la Suède et la Nor\vé:ze furent ravagés par cette maladie redoutable qui n'était probablement pas autre que la suette épidémique à forme malign»el non pas une simple hyperidrose, comme Taflirme le docteur Poolev . La dernier*' «'[)idemie d'Anirlelerre date de lÔÔI, el dans celle-ci, comme daii> les prér/'denles, ^exc<^s^ive nnjrtalité peut être attribuée aussi bien augéuie d<* la maladie qu'à la maladresse des médecins de Tépocjuc el aux préjui:r> populaires. On regardait les malades comme des a échappas de l'enfer », et on cherchait par des pratiques diverses à exagérer encore la diaphons»* et rrh'vation lhermi(|ue.
H. — l/duiihose, frrquenle dans le cours de certaines afleclions chroniques de la peau, dans TiclithNOSH, l'eczéma, le psoriasis el reléphanti«iSJs, pr ut être aussi de cause congénitale par défaut de développement ou par ab'^ence de glandes sudoripares. (lombatlre l'étal général, employer les moyens aj)propriés contre la maladie locale el, plus tard, faire usage des bains turcs ou autres, de la pilocarpine ; telles sont les indications du traitement.
III. — La ///'r)////(/y'f)5t' désignée aussi sous le nom d'osmidrosey d^ephi- (Irose, de hkch/s otiorantes. etc., consiste surtout dans une odeur désagréable ou exagérée de la transpiration et le Irailement dans Tapplicaliiai de t')j)i(|ues astringents et antisepti([ues. Contre la bromidrose des pieils, (»n p«'ut retirer quehiues avantages d<^ l'emploi d'une poudre composée d'une» partie d'acide salic\li(jue (10 parties), d'acide lanique (15 partiesi, avec le talc et la [)oudre d'iris de Florence. L'usage de ce médicament a suffi dans quehjues cas pour diminuer l'odeur et la quantité de la sueuraux pieds, aux cuisses ou bien au scrotum.
IV. — Sous le nom de chronùdrese, éphidrosc colorée, sueurs coloréeSy on désigne un trouble rare de la transpiration. La couleur jaune de la sueur dans l'ictere est la plus commune, tandis que la coloration verte, dans l'empoisonnement cuivrique est la plus rare. Les taches colorées de la maladie d'Addison sont le plus souvent d'un noir brun ou d'un bleu fauve, el rarement d'un bleu d'azur, (hi sait que la matière colorante de ces lâches se rencontre à l'étal normal dans les urines. Sécrétée parlées glandes sudoripares, cette substance deviendrait par son oxydation, bleue ou fauve selon le cas : toutefois, d'après le «locteurPooley, la coloration bleue serait due à la présence du protosulfale de fer. L'uraérythrine de l'urine a été
découverte dans la sueur par Landerer, et plus récemment, on Ta rencontrée dans ce môme liquide avec la cyanine.
Variable en quantité, la ^crétion sudorale dans la cbromidrose apparaît ou disparaît subitement pendant plusieurs mois. Fréquentes après une excitation, une émotion ou bien par Timpression du froid, les sueurs colorées peuvent se montrer sans cause apparente. Rarement généralisées à toute la surface cutanée, elles occupent surtout certaines régions du visage, de l'abdomen ou des membres, et, de préférence, les paupières inférieures et les joues. Enfin, en dehors des chrondidroses de la jaunisse et de Tempoisonnement cuprique, qui réclament le traitement de ces aiïections, il n'existe aucune médication spéciale contre cette maladie fonctionnelle des glandes sudoripares.
Y. — Vhématidrose est plus rare encore et consiste dans une bémorrhagie par les glandes sudoripares et par leur canal excréteur; de là le nom de sueurs de sang, pour désigner ce trouble fonctionnel. Ce dernier varie en intensité, depuis l'extravasation du sang à la surface de la peau avec coagulation, jusqu'à la simple exsudation du sérum. Ce phénomène peut se montrer sur toute la surface du tégument externe ou bien être limité à certaines régions dont la peau est délicate, et s'accompagner d'éruptions érythémateuses ou vésiculeuses, chez des personnes de tout âge et de tout sexe. Enfin, on lobserve quelquefois sous forme supplémentaire au moment à^s époques menstruelles. Au reste, l'hémalidrose est une aiïection rare dont les indications thérapeutiques sont générales et dépendent de la cause de la maladie.
VI. — La rubidrose, ou sueur rouge, est constituée non par du sang mais par des microbes.
VU. — La galactinidrose a été signalée par quelques auteurs. Le microscope fait reconnaître cette modification de la sécrétion sudorale, plutôt que l'examen à Tœil nu ; d'ailleurs, on a admis qu'elle était le résultat d'une métastase.
VIII. — Vurinidrose est plus rare et se montre dans les troubles de la sécrétion urinaire. L'odeur urineuse de la sueur est le principal symptôme de cette manifestation morbide. La valeur clinique de ce signe n'est pas suffisante, d'après le docteur Pooley, pour permettre d'afiirmer la présence de l'urée dans le sang. Cette transpiration peut être généralisée ou seulement localisée.
IX. — De toutes les anomalies de la sécrétion sudorale, la phosphoridrose est certainement la plus remarquable ; mais les observations en sont très peu nombreuses. D'ailleurs, ces troubles sudoraux sont plus curieux qu'utiles, du moins dans l'état actuel de la science.
OIS LÉSIONS DE l'appareil URINAIRE ET ALTÉRATION DES IRINES.