‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 53 sur 295 · I.'ÎS MOYK.NS l'HYSIOlKS hKXPLOKATION · texte numérisé non relu

I.'ÎS MOYK.NS l'HYSIOlKS hKXPLOKATION

Knliii, le boiinloniicmont des iiiouranls <»l Tabsenee eoiiiplèle et durahl'' du hourdouneinent à rextrérnilé des doigts, des mains, sont un caracUio <'erlain d'une rnoit proehaine.

Du pronostic dans quehjnes maladies en parlicaiiev. — Dans les maladies qui se inanifeslenl par la perle subite de la connaissance, le bourdonnenienl (|:ii persiste pendant l'atta([ue indiijue ([ue rallacjuc n'est |)a> mortelle.

Le bourdonnement, qui est supprimé au début de l'attaque et «iiil reparaît durant son cours, indique ([u<^ le malade reprendra ses srns.

La reappai'ition du bourdonnement sous riniluence de IV^Ieclncilé daii> les or::an<'s paraisses, annonce que le malade peut iruérir.

Traitrmrnt des nialadirs, — La nuHbode qui fait rétrograder le bniirdoimemenl de la druxième période à la première est la |)lus convrnahli', et récipro<|uement, la nx'tbode (|ui (ait pas><'r le bourdonnement d»- la première à la seconde [)ériode est un tiailem<'nl peu cdnvcjiabb'.

PètillemPHls. — Les pelillemenls manquent, ainsi <|n(' 1rs bounloiiiM'uicnls, dajis les ori:anes complclement paralysés.

Dans les ])ertes de connaissance, les prlillcMuents cjui jicrsistent nia'.! • l'absence de bourdonn<Mnents doivent faire espérer (|ue le bourdonuiMiunl se réveillera et que ralta(|ue ne sera pas mortelle.

L'éleclricilé (jui réveille dans un or-xane paralysé les pétillements sans !♦• bourdoimenu'ul doit inspirer la conliance (jue le bourdomiement ne tardera pas à rt^venir.

Ih'saltal de la df/namosropie apri's la mort. — Il n'est pas jusqu'il l.i mort réelle (|ue M. Colloniiues ne croie pouvoir distinguer à Laide d«' la dynamosc(q)ic. Si ce n'était i[ue cela, ce ne serait rien; mais il s'est cni obligé de trouver mauvais tout ce (jui a été lait avant lui. Il nie que Taiiseullalion cardiaijue ])ui>>e lain' re-Miniallre la mort, et il admet (ju'on j)ênl vivre sans niouvements et sans bruits du eau:*. - - Pour lui, rabseiue du bourtb)nnemeut e.st le signe le plus certain de la moil. Llle lait distinizuer la mort réelle de la uu)rt a[)parenle.

Mort ijcarralc. Inunédiatement après la mort, le bourdonne i eiil l'sl ab>ent de rt^xtremité des doigts; on le perçoit aux jambes, aux uisses, aux avant-bras, aux bras, au cou, à la poitrine, et (juclquefois à l'al);!»»men : on ne rentend pas à la l'ace et sur le cuir cbevelu.

Il \ a un point dans la région pré^'ordiale et épigastri(|ue où il est plus di>linct que dans toute autre partie, f.e point n'a pas de siège précis.

Le bom'donnenuMit se trouve, apre> la mort, petit, faible, profond, bMit, peu nourri, clair, continu, égal. Il rappt^lle le bourdonnement d.\< mourants.

Le bourdonnement disparait d'abord des pieds, des mains, puis des avant-bras, dt*s jambes, des bras, des cuisses, ou il est rare qu'on le trouve buit lieures après la mort. Il se disNipe ensuite du cou, de la [)artie supériemv de la poitrine, et il reste cnct^e peneplible, t)Uoi(|ue très affaibli,

aux points indiqués des régions précordiale et épigastrique jusqu'à la dixième ou seizième keure après la mort.

Si le bourdonnement existe encore à lepigastre dix ou seize heures après la mort, on ne comprend pas qu'il soit possible de voir dans sa disparition le signe le plus certain de la mort, car avant cette époque il y en a bien d'antres qui ont permis d*établir ce diagnostic.

Mort locale. — Dans les membres séparés du tronc, le bourdonnement existe partout immédiatement après l'amputation; il disparaît de minute en minute, eu allant des deux extrémités vers le centre. Ce n'est que vers la quinzième minute qu'il est complètement éteint.

Pétillements. — Les pétillements sont nuls dans la mort générale et locale.

Après avoir rapporté tout ce que Col longues croit avoir trouvé d'éléments de diagnostic et de pronostic dans la dynamoscopie, je suis libre vis-à-vis de l'auteur, et je jugerai sa découverte en quelques mots. — C'est une illusion sensoriale. — Et cela prouve combien il est difficile d'observer. — Sans mettre en doute l'existence du bruit de contraction musculaire, je dis qu'il est difficile de l'apprécier, et j'ajouterai qu'il est difficile de savoir si le bruit se passe dans la pei'sonne qu'on ausculte ou dans l'oreille du médecin. En effet, en auscultant un gros mur, on entend le bruit de bourdonnement, et après avoir répété l'expérience, et constaté la réalité du fait, chacun pourra conclure que Collongues s'est trompé.

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