CHAPITRE XI
Depuis l'époque la plus reculée, l'art chirurgical fait usage de sondes et de stylets. On se propose de reconnaître, à l'aide de ces instruments, la position et l'étendue des plaies et des trajets fistuleux, la direction des foyers purulents, la profondeur des solutions de continuité, et même la nature des corps étrangers (os, cartilages, projectiles de guen*e) qui peutent y être contenus. Les sondes métalliques, pleines ou creuses, sont communément introduites dans la vessie, soit pour faciliter l'émission de l'urine chez les malades débiles et âgés, soit pour révéler la présencee des calculs. Dans ce dernier cas, la main du chirurgien qui dirige l'algalie éprouve un choc caractéristique et perçoit une sensation spéciale due à la rencontre du métal avec le calcul. Nous avons vu comment l'auscultation pouvait être de quelque secours dans des cas de ce genre.
Lorsqu'on veut se rendre un compte exact de l'étendue, du degré d'intensité et du siège positif de certains rétrécissements du canal de l'urèthre,
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• III liitiviihiiL ili's sciiiil>:> (!•' (Moiilrl)i)UC un Ixiii^ics niulk'5, SLiscoptii)!''? d'il ji nul ni i.> lu (iiiiiH- (lfs iiJirlL.'s nvi«' IfSijiiciles ou les met en coittad, H ilr ciitisriviT li-s iTit|iri'iiHi's (li's li'siijiis Jrilunii's. Cu moy4"ii d'iiivcsti^alioii il l'Ii' liiMiiciMiji iirrciiiiisi' il nui; riHKjuo qui .s'éloi^iio rU-jit un [icu de nous: iii;iis ri'\|iriii-tn:i' ;l (iriiioiilri- i|iril uc liiul ac.'ciU'iler aux lniuj|:it.'s ft .iu\ [Hiili' ciiiiiii'iiih's (|iruiii' ciiiiliiiucc liiiiit>'-c, el ii'acreptpr t\\iù sous liHiétiti' il'invi'iiliiiri' les ri'Milliils (|ui- ces iiisliumruls [iiv.-icult'iit.
Il ^'^l iiiis>i ili's simili'N Ilixilil.'s (jiv l'on l'Tuploie dans les n'iri-cisscmpiilî oi;;,iiii(|ncs ilr r(rsii|)li;ii;i> l'I du utIiiiu, ou ilaus les cas «le corps «Ira Ui!>ns: ni:iis 1,1 \;ili'iii' tlii'i';ij»'iilit|iii' ('>! doud'UM'.
(Jiiaiit ;iii\ insli'utiu-nts liiviTs ijiii mit élc tinu' ;i tour mis en ump- |n>iii- l'iA|ilin;ilioii di- hi iMvili- iilt'iiin', ils sont souvcnl iiiutlle-i, ([uelijin'li.i, ilaiif;.-ivii\. .-1 l.'s iin'ili-cins inities au catliol.-nsuie uIitId, [nr ri'M-iiiiili'ilr Kirauiirr, n'j >>iil ijuc latviuciil recours cl ilansles cas exci']i-
l.-'iii|iloi ilrs siitiili'S a clé luuditii' dans n-s d''riiiérfS années par l'ausiliaiiT (II- releclfii'ili', Ou a l'ail des soiuU's garnies d'un iiiicroiihom- dunl 'l'liuni|>M.ii .,n sesl servi ju.iir le diaiiuoslie des calculs véslcaux. Osontli's >iMi./.'s iiiiiioiilioiihiU'-:. Le eoutael de la .-oude sur la pierre lait iiii petit lirnit >|ui. l'Iaiil aui]>lilie par le tiiicrupliDne. se Iraiisntet à l'oreille d'inic manière livs cvidetile; mais le l'niltenieiil des lils du iuiiri>]dioiii' pnidait
M \ a aii»i IV.jfi/riidf. iir . /.■■ /;i;(/-' di' Irouu' llii:. -!ii. i|ui permet de
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interrupteur de courant. Les courants interrompus, qui circulent ainsi dans les fils de ces bobines inférieures, font naître des courants induits instantanés à chaque interruption dans les fils des bobines supérieures. Comme on a eu soin d'enrouler les fils en sens inverse dans ces dernières, les courants induits qui passent dans le circuit où est placé le téléphone sont de sens contraire ; ils se détruisent et ne Fourniront aucun son dans le téléphone. Mais, si Ton place une pièce métallique dans l'un des tubes, ou si on rapproche seulement d'un des systèmes, suivant Taxe de son tube, les courants induits ne seront plus équilibrés, et le téléphone accusera aussitôt la perturbation survenue dans la balance, dont les deux tubes constituent les deux plateaux.
Si Ton vient à mettre une pièce de monnaie dans chaque tube, aucun son ne sera perçu dans le téléphone, à condition toutefois que les deux pièces soient exactement et de tous points semblables, mais si Tune d'elles est seulement quelque peu usée par le frottement, immédiatement le téléphone révélera Tinégalité des deux pièces de monnaie ; il suffit, du reste, ivec deux pièces, exactement les mêmes, de chauffer Tune d'elles dans le creux de la main avant de la mettre dans le tube, pour que l'équilibre soit détruit et que le téléphone accuse tout de suite celte variation de température.
Cest avec cet appareil, dont la sensibilité est véritablement prodigieuse, qu'on est parvenu à reconnaître le siège exact de la balle qui a frappé le Président des États-Unis.
Voici comment on doit procéder dans ces sortes d'explorations : On promène un des systèmes de paire de bobines sur le corps du blessé, l'autre système restant posé sur une table, il arrivera un moment où la paire de bobines que l'on déplace ainsi, se trouvant dans le voisinage de la balle, le téléphone se fera entendre, et le bruit augmentera jusqu'à ce que le projectile soit dans le prolongement de Taxe de la paire de bobines. 11 i*este alors, connaissant la direction de la balle, à en déterminer la profondeur. Pour cela, on dispose au-dessus du second système de bobines une balle analogue à celle qui a pénétré dans le corps du blessé, puis on rappi*oche et on l'éloigné jusqu'à ce que le téléphone ne donne plus aucun son. Dans ce cas, les deux balles exerçant sur les deux systèmes de bobines les mêmes effets, on peyt en conclure que la distance de la balle d'épreuve à la seconde paire de bobines, quand le téléphone est muet, représente la profondeur à laquelle a pénétré le projectile.
Il y a enfin la sonde CBSophagienne pour le cathétérisme de l'œsophage, nécessaire dans la recherche des rétrécissements de ce conduit et les 9ondes désignées par Simpson (1) et par Valleix (2), sous le nom de ifmde$ inira-utérines^ par Huguier (3) sous le nom de hystéromeîreSj et
(1) Simpson, Clinique obitélricale et gynécologique. Pari?, 187^. [i) VaUeix, Guide du médecin praticien, 5* édition. Paris, 1866. (3) Hoguier, De thyêtérométrie et du cathétérisme utérin. Paris, 1865.
MOYENS rHVî-iJlK5 D EM'LOIlATiÙN.
losiirtr la loiiiiiifur d-- la c^uili; de l'iiléius (11:;,
ASPIKATlOnS ET PaHCTlONS EIPLOIUTHICES.