‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 89 sur 295 · Esi^reMrt^H de to Mee · texte numérisé non relu

Esi^reMrt^H de to Mee

L'expression de la face dans les maladies est extrêmement variable. Elle dépend à la fois de la nature du mal et de la force des individus affectés. On ne saurait la consulter avec trop d'attention, tant sont précieux les indices qu'elle fournit à la science.

Bhlheureusement ses caractères sont aussi difficiles à observer qu'à décrire. Quelques essais ont été tentés par Hippocrate, Stahl, Quelmatz, Thomas Fieni, Cabuchet, Jadelot, qui ont dit presque tout ce qu'il y avait à

20i SIGNKS FOL'flMS PAU L'HABITUDE DU CORPS.

(lire siir((î poinl. — Il \ a uno physionomie (»u face niltueusf^ — unephysio uitiiùvlf/jihoulr, — une plnsioiiomio sttrdonique, — ronvulsivr, — imbécile, — /Htralf/tiffur^ — crirhralc, — uiit' physionomie c/r//)/>^r, - -abdominale,'^ mourunii'y -une physionomie m;v//V/<y?/r', — pulmouaire, — iérpatifpiJ',v\.L\

(lomme h\s passions, la plupart des maladies se révèlent sur le visaire par des modilieations qui n'échappent pas à un médecin exercé, et que tout le monde, ;iv(;e le temps, parvient aiséîuent à coniiaître. Kxpressiini, V(dume, couleur, il y a, dans les modilieations de cet eiisemhle, une foui»' d(î caractères dont la siirniiiration est de la plus haute importance.

La face est vhUhchso lors(|u'eIle ofl're, avec l'éclat des yeux, la chaleur, la ronfleur et une (ail)l(^ tuméfaction des téf:;uments. Cela s'observe dans Tétat fébrile, dans la lièvre inllanjmatoire, dans Tivresse alcoolique, dans la manie aiij:ue, dans les emptMsonnements parla belladone, etc.

La face est tf/ifhoidt*, c'est-jVdire accompairnée d'une expression de stupeur, lorsque', sans •ionllement des tissus, avec un faible dcirn; de rou^r» ur à la peau, elle pn'sente un «'tal n'vl d'abattement réuni à l'absence de tout éclat dans le n^i^ard. (''est la physionomie du typhus, de la (lèvre typhoïde et de la plupart des maladies adynami(|ues.

Le i\\c\o<- sar(l()niij)t(\ ronnihif, imbrcUr, jKiraïj/tiqfiP ou crrêhral^ traduit au dehors certaines maladies des nerfs ou du cerviMU. Le ///r surdon iiiitr non justilié appartient à la démence et au délire aii:u de Palcoolisme chr(un(|ue. Les conrnlsinn^: dr la face indiquent la meninf^ite aiiia»' ou chronique et les tumeurs du cerveau ; — accompai:n«*es de vives douleurs, elles caractérisent le tic douh^ureux. — Xahtdn'ludo iAVimhéciUiié il>'^ traits, aviH- la b»)uclie béante ne n'ienanl pas la salive, annoncent la donuMh'c et ridiotie. On \ trouve d»» la //^//'//v.v/V 7é/^'/v//(' occupant tous les nmscles ou des inufili/^irs (hirtirllrs; ainsi V}iêmi}dè[ii*' faciah, dans rhiMuorrliauii' cl dans h» ra!nolliss«'m«Mil du cerveau, dans les tumeurs de la diire-nuM-e et dan> cntaincN all'.'('ti«»ns rhuniatismales de la septième paire de n«'rfs. ailleurs le /'/'"/'///s/zn //-> Id ji miiint* \;//<f7/e///v avec strabisme ili\er::rnl rt an('>llie>it' de la conjoiiclive indiquant une lésion de la cin(|ini>m(\ IouIj^s ces para!) sio j>;'ili»»ll»\N do la lace appartit^nnenl, pour la plupart,;! îles maladies eer«'hrale>. tt par ce niolif constitutMit en (|uel(|ue sortt» le Tacites etMcbral.

I a \m'c ;•'/'/■• >e rev'i'rnail à la contcntratiou vies traits qui s'eflilent,à la pâleur eî a laSa s>rin<'n: Ja- •.•".n;^' laîure dt s te-:uuienls, a l'excavation ile> \tni\ el a l r\pre»i«Mi J» une pioluiule Siniîliuni e. ' Mi l'observe dans la pentoiule auu«\ dan> le » ÎU'" \\\ 1 1 .;u. i ]';»•< mala l:rs île labdomen, dans b^s uiala lit'N :;r i\e>, aux ar:'î\>."lu s vie l\i^-eî;.\ »le. r.»'iio physionomie parl\\uilièr\^ >o rattacMe a ce quo i ^n i «: ;; i'*. <« lîs ie c.^en de /'/»>' hiiipnrraf'.;f. •. 'u>teu\iMU evMi>ut'Mre i\»îv;;e ■':'.::.<• ,r:;î.r' în<'rl prochaine. < Le liez puue. Ie> \eu\ i'a\es. le^ {«-îu;^ > v :«•.;< -. !» s t'î\:ll'^s lVv»ides, contractées et ivtuxvs, la peau du (\\^\[ seoiu.,in v t^: '.t : \\w: la trente n»>irâtre. livide ou plouibtHMhl vi$a4:o : le rxd u'h''*ue'H vl- s ' \.v> . w\ e<l. d'après Ilippoçm*^ '* 'îes siiiues oui rt^xc.iî;'. 1 ::::": î>^:î'.r' d un ::rand dani'er.

SIGNES FOURNIS PAR l'EXAMEN DE LA FACE EN GÉNÉRAL. 263

La physionomie cardiaque est caractérisée par la cyanose, ou couleur rouge violacée bleuâtre, du visage, principalement des conjonctives, du nez, des lèvres et des oreilles, avec dilatation évidente des vaisseaui capillaires cutanés. On Tobserve dans la communication du trou de Botal, et dans les maladies du cœur et des gros vaisseaux.

Les maladies aiguës et chroniques des poumons, les maladies de la gorge, les maladies du foie, celles des capsules surrénales, se révèlent aussi par one expression particulière de la physionomie, que je vais indiquer et que l'habitude des malades apprend à connaître.

Jadelot a prétendu qu'on pouvait établir, d'après Tinspection du visage, des signes suffisamment certains des maladies de la tète, de la poitrine et du ventre; mais, tels quïls sont formulés, aucun de ces signes n'a d'importance absolue. Ainsi pour cet auteur il y aurait, dans la physionomie, trois lignes sémiologiques spéciales, ou traits morbides principaux.

Le premier part du grand angle de l'œil, va se perdre au-dessous de la saillie formée par l'os de la pommette : c'est le trait oculo-zygomatiquey indicateur des aiïections du cerveau ou des nerfs.

Le second, nasaly commence à la partie supérieure de l'aile du nez, embrasse dans un demi-cercle plus ou moins complet la ligne externe de commissure des lèvres, et sur lui vient quelquefois tomber un trait génal venant de la joue : ce trait et son accessoire indiquent les maladies des viscères abdominaux.

Enfin un troisième trait, dit labial, commence à l'angle des lèvres, se peid sur le bas du visage et annonce les maladies du cœur et des organes respiratoires.

Ce sont là des assertions encore à démontrer.

Mais il est certain qu'il y a un faciès abdominal avec pâleur mate de la peau, excavation des yeux et tristesse d'expression qui indique la diarrhée chronique, la dyspepsie et l'hypochondrie.

On connaît aussi un faciès pulmonaire tuberculeux SLYec pâleur terreuse de la peau, état languissant des traits, longueur des cils et agitation des muscles respiratoires du visage.

Il y a enfin un fades exophthalmique avec éclat et saillies des yeux dont l'expression étrange se rattache à une lésion du cœur et de la glande thyroïde;

Un faciès angineux qui se distingue dans l'état chronique par la bouche béante et dans l'état aigu par une bouche béante avec mouvements douloureux de la déglutition ;

Un fades hépatique avec ictère de la peau et des conjonctives, compliqué ou non compliqué d'amaigrissement général et d'abattement :

Un fades rénal albuminurique caractérisé par la pâleur laiteuse avec bouffissure des paupières ;

Un faciès surrénal avec teinte bronzée du visage et de la peau chez un sujet cachectique;

'liyi SIGNES ForijNis VA]\ l'habifide i>u corps.

l'n ff(ries fistfnnffti(jue avec ^^onllomenl ou hyperhéniie du visage el rospiralloii ((Mirtc ;

In finirs tilriin (juaiul sur un visaiie de jeune lemme, les traits soiil fati/;iiés, lani^oureux, el (|u'ii y a une pâleur anênii(iue répandue jusque sur les Irvres ;

l'n furies scrofulcn.r avee boullissure adipeuse de la peau, ^i^onflenuiil du nez, drs lèvres el (luelipielois des reliions sous-niaxillaires ;

l'n fftcii's hrrp(''li<iur se révélant par la blépharite chronique et le pilyl'iasis (h' la peau ;

Tn /V/r/V.s- si/itliiJiliqur a\ec ses taches de roséole cuivrée sur le Iront tl sur les ( lUés du nez.

lie fucivs Sf/philititiuedQS nouveau-nes el des enfants à la mamelle ayant la syphilis constilutiomielle héréditaire, caractérisé par la pâleur sale do la peau, les rides du vis;ii:e el des lèvres décolorées, et une éruption de plaques niuqueu>es sous-menloniiières.

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