PUPILLE
La pupille, ordinairement ronde, mobile et sensible à la lumière, est fielquefois très large, insensible aux rayons lumineux et entièrement immobile : c*est le cas de Vamaurose et de la mydriase.
270 SIGNES FOIRMS PAU L'HABITIDE DU COUPS.
Elle devient ovale, anguleuse, irrégulière dans l'iritis par suilc des adhérences de l'iris.
Elle n'esl pas toujours de même dimension à droite ou à gauchf, «l. dans celte iuéiralilé, on a vu, prématurément peut-être, un si'Xiie (!»• la paralysie générale progressive.
FAW, se contracte dans l'agonie et pendant le sommeil pour se dilatci au moment du réveil et à Tinslant de la mort. — Cette ouverture parait imiiv dans Tétat habituel, à cause de l'obscurité du fond de l'œil ; mais, dans la cataracte, elle paraît blanche par opacité du cristallin, et ailleurs, vWr ^A rouge ciiez les personnes dont la rétine nesl pas colorée. Ce phénonuiio est spécial à ValbiHisme,
La pupille est très sensible à Tatropine ; elle se dilate sous son inlliniiLy au bout de dix minutes, et ce phénomène n'a pas lieu après la morl. cv (jui permet d'y voir un signe à utiliser pour le diagnostic de cet état f 1 1.
SCLKKOTIQUE
La sclérotique, ordinairement blanche, est jaune dans Tictère, nju^^e dans les ophthalmies, dans l'apoplexie conjoncti\ale, dans la méniniiil»^, et dans les maladies du C(cur (pii produisent la cyanose ; elle est bleuâtre chez les sujets lymphatiques et sur la plupart des individus afiecles do phthisie tuberculeuse. Elle est ardoisée chez les malades qui ont prib j)^ndant longtemps du nitrate d'argent contre l'épilepsie.
r.OUNÉE
La cornée transparente ollVe quelquefois des taches laiteuses plu>MU Tuoiiis étendues; ce sont des taies produites par la guérison d'ulcères siiperlieiels causés par la kératite simple ou traumatique, par la kéralil<Mlt' la scrofule, de la variole, etc.
Elle se ramollit, d<*vient opaline sous l'influence de l'inanition, dans le cours (le la méningite, ce (|ui est rare, et des maladies de la cinipiieni'* paire. Son ramollissement s'accompagne alors très souvent de la perl\^ ration et de la perte de l'œil, ainsi (|ue l'ont établi les expériences de Chossat sur l'inanition, et les vivisections laites par Claude Bernard sur le> animaux.
Elle change de forme (;t devient conicpie dans le staphylome; enfin» elle perd sa transparence et se couvre d'un voile glaireux à la lin de l'agonie ou immédiatement après la mort. Alors, si Ton examine avec le réflecleiir
(I) E, Djucliiit, Ménutire sur plusieurs uoureaux signes de hi mort fournis par C''p .» lliuhnoscopie. Paris, 1807, in-18.— Traite ties sujnes de la mort, i* édit. Paris, I87i.
SIGNES FOURIVIS PAR L'EXAMEN DU NERF OPTIQUiS ET DE LA. GHOROIdE. 271
d un ophtbalmoscope, elle ressemble à une vitre mouillée, et le foud de l'œil, au lieu d'être rouge, est gris blanchâtre par suite de la décoloration delà choroïde. On n'y voit plus de papille, les artères rétiniennes ont dis* para, et les veines inten*ompues son^à peine visibles.