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Orthographe

I, L'an d'écrire correctement se disait orthographia, qui en français donne orthographie, ancien synonyme d'orthographe Ce terme exprime l'art décrire les mots dune langue correctement, c'est-à-dire avec les caractères et les signes consacrés par l'usage.

Le latin, le grec, fltaHea, I espagnol s'éc.ivent comme ils sont parlés II n'en est pas de même du français et de l'anglais,

2, L'orthographe française est fort compliquée et cela pour plusieurs motifs. Il y a l'écriture des mots en euxmêmes et le tôle qu'ils jouent dan» le discours. Au l.eu de correspondre a la prononciation comme c'est son rôle naturel, l'orthographe dépend de l'étymologie dont elle s'écarte néanmoins très arbitrairement er très fréquemment; de l'anulogie qui est constamment violée; de I usage surtout qui est presque toujours abusif, souvent incertain et contesté, A ces causes de confusion, il convient d'ajouter les vice, de l'alphabet français où Ion trouve: 1» le double emploi de e, c et s, de e, è. ai et ai, de / et en. de g et ;', de , et =, etc. } 2" le double rôle de /,. cft, et, Enfin l'étonnant abus de-, lettres nulles qui hérissent un nombre immense de mots. A toutes ces difficultés .lu. ,. d'usage s'ajoutent celles

dE l'orthographe de règle. Il y a eu français une mul-

(1) Boillot: Sur l'afficha ,1, Ulen pour la plume Waterman.

(2) Paul de Reul: L'art et la pensée de Robert Browning. Bruxelles. Lamertin 1929. 527 p.

LE. LIVRE ET LE DOCUMENT

l.tude de règles et une innombrable quantité é'***pÛfm*. C'est avant tout une langue Je '«»""»• Aucune *uU' peut-être n'a autant cie moyen, de varier la pensée » l'aide de ce.lam. procédés <^ *y»tW O* mal heureuse menl «ml .ouvent fort «obt.l.. Ecrivains, lexicographe» ,e perdent dan. de» détail» irurigrùfiante et que 1 on ne parvient pa» à régie, d'une manière «Ûte. El.: 1 emploi des majuscule», l'unie du Ùret, » I™"*''™ du Plor,el dans Us mot. compote*. •«■ -egle* du participe P««.

Apte» tnil «ni. année. JW.ience, l'Académie française ■ lait petaîlM récemment sa grammaire toujours retaidée. Elle a soulevé une tempête de protestations. L'orthographe Ml exigée partout mais non «rajout* MM, « Faire de. vei. »»n» Watt» l'orthographe, a dit L- F. Petit, c'en porter un habit brodé san» avoir de cltemuc «. Napoléon tu connaidwil pas l'orthographe, ni av«tt lui, Henri IV. Loui. XIV, le Maréchal de Richelieu.

3. Pour preaque toulei le» langue», il existe un mouvement réformai.-,,, en Ira.rçai». en anglais, en allemand. en néerlandais, etc. De. ouvrage» paraissent en orthographe simplifiée. ( 1 )

4. Depuis: U XVI- »iècle des erforts nombreux ont été Mb en iroe à "'•■ réforme de l'orthographe françaur. lit onl lencontié de l'opposition,

L'orthogi Im -ppusanU, est une forme

COIr. , de l'écriture. Elle a l'avantage de »'ïm-

tté« de» dialecte» et au» changement»

historique» de» sort.. Elle He le» forces et le» expressions dune civili.alion. Son» orthographe ou avec une orthographe phonétique, Shakapeare et la Bible ancienne raient de» ■ .....gère» pour les Anglais d»

jourd'hul. Le langage littéraire comme lien d une c.v.U «ato, et VOil d'une nation doit être regardé d abord comme un langage écrit, bien qu'il ne doive pa» rester .e.ation «ec le parler pour devenir m I grammairien» oui do»c lente un effort systématique pour établir un moyen de relation commun et bien authentique '"(ré le» communauté» à dialecte» divers d'une

nation.

M. Brunelîère a adieué à U réforme deux, reproche. :

elle changerait h. . BgW. i oO. •**» e* en ^"""'l r , liaII,,. ,. ce faisant, elle transformerait le

tranca,, en une sorte de VolapiiU. M Renard réplique qa'ma XVI « XVII" «iicle ï orthographe avait une outre figure, que dan» 1« édition, d'aujourd'hui on la moder- ,„.. et que Brunetu ,, ruJ môme, dans son édition de» , Sermon. I d* B....n.l, n'a pa» respecté l'ancienne orlho

gTaphe,

A la fin du XVI II' .iiele. l'Académie a «mpl.hé en bloc 5.000 mot» »u> lr» ««000 que comptait la langue. Et nul ne protesta.

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