Langue littéraire
L'ertains écrivains ..m inventé quelquefois pour euxmêmes une syntaxe et une grammaire. On a été amené a poser le principe que le style ne doit pas sortir des '■'■liions normale» âr [activité intellectuelle,
(Gonzague True.)
Gustave Flaubert, écrit M. Bruriot. avait la tête pleine de l idée d'un style irréalisable qui » devait être rythmé eojorne les ver«, précis comme le langue de-* sciences, 9w noua entrerait dam l'Idée comme un coup de stylet,
(I) Le droit des peuples de disposer d'eux-mêmes. "*w«e de mefofcfiusiuue et Je moralc, 193}.
et où notre pensée voyagerait sur des surfaces li„« comme lorsqu'on file dans un canot avec bon veot arrière, il du verbe. Matant *on premier jet lâche «t même incorrect, il cherche dans une angoisse de chaque jour cette forme que personne n'a Jamaii, possédée, »' acharnant sur une page, raturant, s'interrompent pour se re- "■■•<"■ S l'école des grands écrivains de tous les temps, puis se réappliquant h la tâche, toujours inassouvi, tou- « d ton un puissance et de la pauvreté des matériaux que la langue lui fournit s. il déclamait ses phrases, les écrivait au tableau noir et s'estimait I ......r.-u* lorsque, après dix heures de travail acharné, il
ava.t écrit so.xante lignes dont il était à peu près satisfait.
Ce qui ne peut s'exprimer directement le sera par la
voie détournée de la suggestion. Pour un véritable
talent la suggestion est beaucoup plu. puissante que
I expression directe (p„ a*, transférer aux chose, 1„
qual.té, des hommes et aux homme* celles des choses. (I)
Des poètes ont analysé le* instruments de travail, les
modes d'expression favoris, le choix des mots pour leur
sonorité. leur valeur plastique, images, symboles, allé-
D'autres OUI examiné l'architecture de leur œuvre:
l'esprit du poète HUi etarit, organise, ralentit ou prêci-
pitl l'expression poétique, (2)