‹ Traité de documentationChapitre 119 sur 725 · Corrélations de la langue · texte numérisé non relu

Corrélations de la langue

La Inngue a de nombreuses corrélation*. Dan» un

- récent à l.i Sot-bonne reproduit «ous l«* titre de

« L'Homo 1-oquen» » (Annales de l'Université de Pari», mai 19ÎI. p. 2lti 23J). M. Léon Brunschwig a donné une belle synthèse de» conceptions à travers l'histoire du langage, de ses rapports iivec la pensée et avec la logii,i classification.

224 Elément» intellectuels. Les formes

d'exposés 224.0 Vue d'ensemble.

', J ■''» cléments intellectuels, ce sont Its idées (conceptions, sentiment», rctivïtê». bnaginatioiit), ce sont les formes dans lesquelles s'expriment le» idées (exposés scîenlifiqu.es .i didactiques d'uni paît, -rxposé» Utléraiieo et

mairie de* Sciences et de ' t-nsriRrirtnenr a été et vraisemblablement ira en «'étendant immensément, celui de» Lettre» et des Arts aussi, la corrélation deviewjwt de plu» en

étroite entre In pensée il son expreusio», Le Livre écrit a rendu possible la concentration d'esprit nécessaire peur produire des oeuvres approfondies, équilibrées, riches de -uljsl.imi et Impeccable» de forme, Lo mémoire du créateur livrée à elle-même n'aurait jamais pu atteindre ce résultai : la pensée est si subtile, si fugitive qu'il faut savoir la fixer. L'ère des improvisations des premier» poète» est bien dose. Main qu'on songe à ce que l'algorithme, pur système de signes et de symbole», a été pour le» mathématiques et on concevra l'importance de ces formes hïblioRraphiques et documentaires, De plus en plu* précises, mieux enchaînées les unes aux autres, elles se présenteront comme de» moules tout préparés pour recevoir lu pensée, pour l'exprimer avec un maximum de Force, de clarté et par conséquent d'efficience. Ces formes, ce» moule», seront le résultat de l'effort collectif, additionné et progressant. Joints à la préoccupation de mieux classer le» idées, de diviser Icb textes pour faire davantage ressortir le classement et les rapports, ils feront de plut en plus, du livre, un langage supérieur entièrement réfléchi, se superposant au langage normal de» relation» usuelles qui, lui, est tout spontané, Un tel langage sers l'instrument adéquat à l'édification des immenses architectures d'idée* que coristi tueront de plus en plus nos Sciences, nos Enseignement», nos Lettres et no» Arts, partis, eux aussi, du savoir et du faire primitif pour s'élever jusqu'à l'intelligence et l'action raisonnées.

Ainsi entrevu, le Livre devient le moyen d'élaboration de la pensée humaine, la concrétion de cette pensée à ses degrés le» plu» élevés. La Bihliologie ne se borne plus à être technologique. Elle devient, on l'a vu, psychologique, pédagogique, sociologique.

2. Dans la présentation du sujet ici, il y a lieu de distinguer les questions suivantes : a) les règles de la composition littéraire en général, le terme littéraire s'étendant ici à tout ce qui est lettre ou écrit, donc h la science et à la technique non moin» qu'à la littérature. La cornposition littéraire est dite aussi Rhétorique : b) te style en général; e) le» diver» types d'exposés; d) les diverse» espèces d'ouvrages ou formes de livre ; e) l'ensemble de livres qu'on peut distinguer en scientifiques d'une part et littéraires d'nirtrr- part. (I)

3 î.,a forme d'un livre csl très différente selon qu'il s'agit d'une oeuvre littéraire ou d'une oeuvre scientifique. Fanl.ii aination dan» un cas, rigueur scientifique

et rationalisation dans l'autre. Cependant te» formes d'exposé», qu'elles soient littéraires ou Bcîentifjquen. ont de commun de nombreux éléments qu'il convient d'examiner • n ■ i ...i

(l( Tout ceiji, la tMUratura c*l classé ci-après

pu mut m qui concerne le* Ecrivains. Pour l'étude des f ni nies, voir aussi ce qui est dit «ous Formules, Bilan e: Méthode» pédagogiques

LE LIVRE ET LE DOCUMENT

4, Les formes représentent les diverse» structures bililiologlques en lesquelles les matériaux non) ordonné», Les former peuvent être considérée» en leur état «impie.

iri.-IrrmMiaire n, fondamentales: elles sont alors de* parties ou des aspects des ouvrages. Elles peuvent minai, en se combinant, constituer In forme de» ouvrant» eux-mêmes en leur Intalité et comme telles être rtffirrÏM rai i formel» dei formes «.(Pour J'énumératiou et Ir détail des diverses forme», on se référera à la Classification décimale. Tables de* subdivisions communes de formes.)

5, La forme du livre n'est pas arbitraire. Elle est largement commandée par des besoins, voire par des bul» n atteindre. Mais, comme il arrive presque toujours, ce sont des besoins très limites immédiats qui ont commande toute cette évolution. Ces besoins on peut le» définir ainsi: 1° enregistrer complètement et facilement: 2" faire retrouver aisément le document; 3" faire lire rapidement.

La forme du livre est le résultat de l'œuvre collective comme le contenu même. Quand on étudie le livre point par point, élément par élément, forme par forme, on constate l'immense et le séculaire effort qu"il a fallu pour créer ce qui aujourd'hui nous paraît ni simple que nous ne saurions guère l'imaginer autrement. Aussi ne pouvons-nous deviner tout ce que l'avenir nous réserve encore dans ce domaine des formes du livre.

fi La forme du livre est distincte de sa substance, les données qu'il contient sont telativrment indépendantes. Des données de différentes sources (diffèrent» auteurs, différents pays) peuvent être comparable» au point de vue de la forme, car elles se rapportent à un même objet, au même temps, et parce qu'elles sont exprimées de la même manière. Malgré cela, ces différentes données peuvent fort bien n'être pas comparables, relativement au fond, certaines étant le fruit d'une observation consciencieuse, d'un raisonnement logique, et d* autres ou contraire résultant de la fantaisie et de l'invention de toutes pièces. Ce serait commettre une erreur de les amalgamer, comparer, additionner,

7. Deux problèmes sont à traiter séparément : celui de* métliodes et de l'organisation de la recherche scientifique; celui des méthodes et de l' organisation de l'expression donnée aux résultats de cette recherche (livre, documentation). Ce dernier problème consiste notamment à examiner quelles sont le» qualité» de forme requises pour que les données scientifiques, après avoir figuré dans des documents particuliers, puissent être réunis dans des livres généraux (Encyclopédie universelle). Ainsi les données peuvent se rapporter les unes a un objet, à un fait, à un phénomène déterminé, tes autres à un (troupe de faits, d'ob. jets; les unes étant exprimées en telle» unitées de mesure, les autres non, etc. Elles peuvent être rédigées de telle sorte que ta juxtaposition des texte», leur confrontation. leur addition sont impossibles. En combinant ces différentes données, on commet de nouveau une erreur et même en certain cas la diversité de forme est si apparente.

si vivante, qu'il devient absurde de vouloir tenter ml rapprochement, grouper le tout en une même colonne. un même tableau.

On voit dnne. que le» exigences de forme et de fond sont différentes et peuvent être étudiées séparément. Les exigences de forme sous un certain aspect sont même plus essentielles que I" autre* chaque fais qu'il s'agit de coordonner des travaux très étendus comme le sont les travaux internationaux et ceux qui portent simultanément sur les domaines de plusieurs sciences ou branches d'activité. (1)

8. Jusque récemment le livre était suntfiétiôuc; de vaste ensemble historique descriptif, instructif ou wn timental ou lyrique. Ainsi les épopées, les gros livres religieux. Puis il est devenu analytique, pour tendre a redevenir à la synthèse rationnelle.

9. Deux états d'esprit sont en présence r les uns sont en faveur d'une véritable fixation de l'exposé, dans des grandes lignes tout au moins, et susceptible d'être exprimé en des principes et des normes. Le* autres redoutent cette fixation et proclament la lilic-ri,'-.

La Bruyère disait : < Entre toutes le» expressions de la penBÉe, il y en a une qui est la meilleure s, Lôr» de la lutte des Classiques contre les Romnntiques, il s'est trouvé mi académicien pour dire que les genres en nombre ht en texture étaient déterminés d'une manière immuable. Mais l'irum Habilité des formes n'existe pas et leur systématisation à outrance ne va pas sans inconvénient. Les formes d'exposé ont de» moments. Quand elles sont créées elles aident puissamment à l'ordre dans les idées; plus tard elles deviennent tyrn uniques et compriment souvent Ut pensée.

Il faut donc proclamer le droit à la libre recherche dans

tous sens. (Pareto.)

Le positivisme ayant été préoccupe de liaison et de coordination de faits et de donnée* intellectuelle* a constitué un grand embarras au libre mouvement des diverses sciences, (de Ruggicro.)

On possède d'ailleurs des exposé» scientifique* qui ne refondent pas systématiquement la science mais qui touchent à toutes ses partiel pour les rénover et les conduire dans des voie» nouvelles, Ex.: L'œuvre de Poincaré.

Les écrits sont de diverses sorte», comme les pensées : celles qui s'efforcent d'être objectives, impersonnelles (scientifiques); et celle» qui visent n condamner (plat* doyers) ; ceux qui cherchent n amuser (oeuvres littéraires). Que de discours, d'articles de journaux, de brochures de propagande, qui consistent à travestir les choses, en passant sous silence, en exagérant, en mettant à une pince inexacte, en inventant, en niant.

1 1 ) Cf. en ce qui concerne la cnmparabilité statistique. U. Ricci: Les base» théoriques de la statistique »gri

Page 1