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L'Exposition, les Exposés

1 Nations. — Tout document r-.i un rspiisé de données, fait» et idées. Cet exposé est plu» ou moin* bien ordonné, clairement formulé. Icirtcmisnt stylé. Le progrès est toujours possible dans une présentation plus lucide, une coordination (.lus exacte, un équilibre plus harmonieux dr-s données doctrinales. Il l'est aussi dans une description plus adéquate des éléments,

•i 11 y a des gens, dit PaBcal, qui voudraient qu'un autrui ne parlât jamais de choses dont les autres Ml parlé; autrement on l'accuse de ne rien dire, de nouveau. Mais si les matière» qu'il traite ne sont pas nouvelle», la disposition en est nouvelle. Quand on joue à In paume, c'est une rrn-tne balle dont jouent l'un et l'outre; mais l'un In place mieux. J'aimerais autant qu'on l'accusât • i te servir de mots anciens! comme ai les mêmea pensées ne f«ïT-mafeni pas un autre corps de discours, par une disposition différente; aussi bien que les mêmes mots f'irmr m d'autres pensée? par de différentes dispositions,

2- fies genres d'te-treres. — Il y a trois grands genres d'ccuvrc.s : a) le genre didactique, où l'on se contente d'exposer les principes des orrs et des sciences; b) le genre pftifofOpmriiIft, où on démontre ces principe ; c) la crifiifn. ou on en fait l'application aux arts et aux ouvrage» existants.

a) Genre didactique. — On appelle didaclique, tout ouvrage qui a pour objet principal rt essentiel d'Instruire. Le terme indique les compositions où l'on se boi: enseigner les principes des arts et des sciences à ceux qui sont censé» le» ignorer, [.es qualités sont /'exactitude et la concision,

b\ Genre philosophique. — On appelle philosophique tout ouvrage qui tend à exposer et a démontrer les principes des sciences. Toute démonstration logique çonâ déduire une ou plusieurs conclusions certaines d une vérité connu* (syllogisme, entbymène, dilemme). Dans toute démonstration il s'agit avant tout de poser nettement t'itat de la question, c'est-à-dire de faire connaître ce que l'on suppose certain et ce que l'on prétend démontrer. Crt exposé doit se faire d'une manière rigoureuse et par des définitions logiques, Bien établir la question et ne jamais s'en écarter, définir exactement li-s termes rt (eut conserver partout ta mf-mr acceptation telle est la première règle de toute discussion.

Une oeuvre. philosophique doit présenter un raltemna ""ut suivi et complet. L'ensemble ou du moins chaque

partie instable de l'ouvrage peut se résumer en un syllogisme général dont la conclusion forme la proposition de cette partif. et dont les prémisses sont développées et prouvées à leur tour par d'autres syllogismes qui se subordonnent et s'enchaînent les uns aux autres jusqu'à la démonstration complète. La démonstration d'une de ces prémisses, pour être e'aire et distincte, exige souvent qu'on l'entreprenne par parties, c'eat-à-diie qu'on établisse des divisions: c'est paiticulièieim-nt dans ce cas que la forme sèche et nue du raisonnement peut ou doit ".litre en téta de l'ouvrage, afin de projeter sa lumineuse clarté jusque dans les profondeurs les plue reculées dis i.-iiMnnnement, Une logique rigoureuse doit lier toutes les poities d'un ouvrage et dessiner clairement les divisions. Etablies sur ce principe, les divisions seront aisément complètes sans rentrer les unes dans les autres, exactes sans excéder les limites du sujet. Ces limites sont déterminée» par la proportion générale de l'ouvrage,

(R. P. Broeckarrt )

Il y n deux méthodes de démonstration, a) La méthode sgntnrftftrBe; elle suppose de la part dr celui qui écrit une connaissance préalablement complète du sujet où il n'a plu* rien à se démontrer à lui-même, rien à rechercher. Ce qu'il possède, il le compose (sun, tithêmî), 'I en fait un édifice régulier où l'idée simple et générale forme la base, dû ensuite l'idée particulière et concrète Forma les détails et les accessoires, b) La méthode analytique fann-Iuo) est le procédé de celui qui est à In recherche de la vérité: il faut qu'il décompose (analyse) son sujet, qu'il en détaille les objets particuliers, qu'il les examine et les rapporte Ira uns aux autres, qu'il en dédui'r enfin l'idée simple, générale, abstraite. Le principe ainsi trouvé par l'analyse devient la base de In synthèse.

c) Genre critique, — On appelle critique l'œuvre qui i. nd à itiRer une autre oeuvre et à examiner comment '■pond nu non à des principe* posés en critères (Voit n« 274.»

L'exposé peut être I" une présentrtion des faits, 2° un jugement des faits. î" une défense ou une attaque.

La documentation iieut revêtir la forme objective, com- — et à dialectique serrée ou la forme pamphlétaire adopté.- pat 1rs critiques d'un état de chose donné ou par le» protagonistes ries innovations.

3. Degrés divers dans /'exposé. — L'exposé d'une même question, notion, science, peut être fait selon des degrés divers.

a) Le premier ordre de degré est relatif à la longueur

de l'exposé. Celui-ci. au point de vue idéologique, est

piupDilmrtnel .tu caractère aénéral ou détaillé de l'idée:

■M de vu>- littér.'.u i! dépend du caractère implicite

ou explicite, délayé OU couda de l'expression ; au point

de vu. .t.. u ulaire. il dépend de l'extension matérioll.

du document.

LE LIVRE ET LE DOCUMENT

b) Le deuxième ordre de degré est relatif à l'état mental de ceux auxquel» s'adresse le document (âge. formation .colaire. clasie souche, spécialiste). On distingue ici les degré* préparatoire . I. ....eiitaire. moyen, supérieur, spéekat (Voir n* 155.)

Dans un travail déterminé, il faut «voit »e limiter. Il faut distinguer l 'exposé complet ("ailé, encyclopédie) de l'exposé particulier (ouvrage, article).

Un exposé complet n'est pas toujours nécessaire m désirable.

Un exposé particulier .i BU but, u»e occasion. Place doit lui être faite n côté de Teiposé complet.

En remontant jusqu'à la source, il y a lieu de se demander ce qu'il faut documentaliser. On répondra: tout re qui a Irait au* questions dont l'ensemble constitue a structure de ta science envisagée, ou tous les faits importants, noyés aux yeux d'un témoin non prévenu dans la masse des fait* accessoires.

En principe cependant, un livre scientifique doit complet (complélude). Même un livre ayant en vue Ici étude» première», celles dont tout le reste découle, doit comprendre à la fois l'exposition des éfémenl» et celle des l/,éor,es qui s'en dégagent, D'ailleurs U définition entre Us uns et les autres est souvent similaire.

I! semWr .u,,- qu'il Faille dï9tin«ucr trois sortes d'eeprit auxquels correspondent trois aortes d'ouvrages : a) pour les analystes, spécialiste*. U mor.ogrf.pl.ie descriptive : b) pour les systématique», universalistes. le traité: c) pom j uthêtiite». l'.iéoriciens. l'exposé théorique. La matière c»l présentée dan» trois espèces d'exposé : h Exposé littéraire: pittoresque, narratif, suece^if simultané (Impressions esthétique» et appela au sentiment).

2" Exposé personnel : visant un lecteur ou une catégorie de lecteurs (ad hominen), ne traitant pas ce qu'on sait qu'ils connaissent déjà. La lettre est le type de ces exposés 3» Exposé systématique: objectil. didactique, la matière présentée pour elle-même et complètement, sans égard \ la catégorie de lecteur» ni h l'impression esthétique,

A un ulir point de vue. il y a <lc.i* grandes catégories d'écrits, l.e. écrits destinés à faire avancer la scienc- (contena.it des fait* -cientifiqu.es nouveaux). Les écrits destinés à vulgariser et répandre la science. Parallèle» a !.. publication dite scientifique.

Il y a lieu de laisser l'érudition h la portée de ceux qui ont le désir de savoir, le dê»ir de s'instruire, qui ont le goût de la nature, de l'art, des choses vraies, utile» ou belle*.

En général, la vulgarisation scientifique est impossible pour qui ne participe pas lui-même a l'édification de la science. H importe de porter d'emblée au cosur de» problèmes soulevés et de présenter l'explication nette ex, géant d.i le.leui l'effort qVon cM en droit d'attendre de

lui . Autrement. Il n'y a que délayage de l'ensemble de» vérités acquise» à l'état de douceur mielleuse ».

(Edgard Heuchamp.)

Le Scicniific American a ouvert un concours destiné à récompenser l'auteur qui saura le mieux, en moins de 3,000 mots anglais, exposer d'une manière claire et non technique la théorie d'Einstein. L'/ffuslralion (Paris), à ton tour, a publié un exposé complet «ans un seul mot ...Unique, dû à M, Charles Nordmann (28 mai 1921).

c) Le troisième ordre de degré se rapporte à la complexité des données: a) manière d'incorporer dans KM rédaction un fait OU .mr idée simple: 1>) manière de combiner un nombre de données dans un ensemble: un ouvrage : c) manière de combiner dans un ensemble divers ouvrage»; d) manière de concevoir la combinaison les uni avec les outre» de l'ensemble de» ouvrages.

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