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OPINION PUBLIQUE

») Aujourd'hui su raél aux journaux: 1

public der. licteurs; 2" lei gouvernement»; 3° le» diffé- ■ organisations qui veulent éduquer et diriger les masses, créer ou entretenir des mouvements dans l'opinion; 4" les propriétaire» des journaux; 5" les journalistes, vains, rédacteur»; 6 le personnel ouvrier, odmlnmtra'if et technique; 7» les annonciers.

M C'est par la presse que se poursuit l'œuvre de démo liiiun, de défense el de recon»titution sociale. Le mot de •»lRr Nette! er est devenu célèbre : « si Saint Paul revenait ■u monde, il se ferait journaliste »,

Il eus sont h distinguer; I" la propagation de laits || <lr« nouvelles exacts et objectifs. Ils eonduiaeni im- ■ii.i>i,;uahlcment à une meilleure compréhension mutuelle n trave:» (e monde ; 2" la fausse nouvelle. Elle trouble le» esprits el les excile le» un» contre les autres: 3° l'absence de nouvelle;. Elle engendre l'ignorance et crée la peur avec se» malentendus <-i Infirment la haine. Il faut compter nvec la conspiration du "ilenre, 11 est des pays où la ''"-ne n'aborde pas toute» les questions. (I)

Les journaux ont une action quotidienne continue. Il y • eu des campagnes de presse célèbres. Pat exemple, telle de Comély dan* )c Figaro, à propos de l'affaire Dreyfus, Chaque jour un petit article incisif, éloquent, ramassé. prect», du trait, de la bonne humeur et surtout de la persévérance, de l'unité el de la méthode. Chaque jour

U) M, de Ttesaun Assemblée de la S>

ne. Nations, /oumnl 1932, p, 233.

une goutte tombait et peu à peu la trouée se faisait dans ia conscience publique. Ce fut un un- milieux exemple de ténacité et de persuasion. Qui- dire de ce qui s'est passé avant et après la guerre: le bourrage de crânes.

c) C'est par la voie de la Presse, et non plu» par lea fw livres que les savants, les explorateurs, le» novateur» exposent au public leur» nouveaux concept», leurs découvertes, leurs théorie*. Par l'abaissement du pnx des journaux, c«uxci pénètrent partout, jusque dans les bourgades le» plu» reculées. La politique a fait place à 1 iiili'ini I el se réfugie dans les quotidiens spéciaux.

d) On o longtemps penné que la liberté de la presse à elle seule pouvait être le remède aux maux engendré» par Li Presse Avant la guerre encore, on pouvait *->

de bonne loi ;

■ Grâce â la liberté d-. la Presse, le peuple est toujours

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■flaire*, L'information contradictoire, la discussion, le droit de réponse qui mènent, l'instruction des parti» politiques apportent à tous les intéressé» les éléments multiple» el opposé* pamii lesquels fin peut choisit les témoignages et tuner les déposition*.

1 Mais pardessus tout, la liberté de la Presse favorise la défense de tous les intérêt* et sauvegarde la nation contre les entreprises de ceux qui, possesseurs du pouvoir, seraient tentés d'en abuser à leur profit, ou bien au bénéfice d'un petit nombre de privilégiés. Si les seau i).-ili-:. politique*, si lea mnlvcisarion* sont devenus extn"'mement rares comparés à ce qu'ils étaient aous l'ancien léyimc, ce ii'ett point parce que la nature humaine si changé beaucoup, c'est surtout parce que la publicité de» journaux a transformé les administration» en maison de verre où tout se passe au grand jour. A la vérité la liberté de ta Presse e»l indispensable, mai» insuffisante. Le problème ici se po»e dans les mêmes condition» que pour la liberté économique. Elle est précieuse, mais à soi aeule insuffisante, 1, Jules. I"e Bock, Le journal à tracera les âges, p. 131.

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