‹ Traité de documentationChapitre 24 sur 725 · En résumé, le problème pratique fondamental de · texte numérisé non relu

En résumé, le problème pratique fondamental de

la documentation peut a n,- Formulé en ce»

terme* :

â) Coraïuf-ii toute pensée qu'alla «oit intellectuelle pure, sentiment et émotion, ou tendance» et volontés; qu'elle se réfère au moi ou au non-moi. comment toute pensée peut-elle s'exprimer au moyen de documents, c'cal-à-dire de réalité* corporelle* et physiques, incorporant ou supportant le* dites données de la pensée a l'aide de signes ou de formes ou d'éléments '-nciés perceptibles par les sens et reliées k l'esprit par une correspondance.

hl Comment le* ■ ta de toute e*pèee, pris

individuellement, ou clans leurs parties, ou dans le» ensembles et collections qu'ils constituent, peuvent-ils réaliser au maximum cette expression en au confor-

B1BUOLOGIE

niant à certains principes, certaine* dispositions railonnéei et coordonnera.

c) Conimenl comprendre la pensée de l'auteur exprimée graphiquement, en le moins de temps possible (vitesse), avec le moins d'effort possible, c'est àdire avec le maximum d'efficience (quantité, qualité).

d) Comment dans l'élaboration du livre opérer l'union de tous ceux que la division, conventionnelle au historique, du travail, semble avoir séparés (coopération, rapprochement ).

e) Commenl obtenir un accroissement de 1 eience Lotnle du livre d'une part en | niwnt chacun des éléments composants du livra; rTsUrtr» part, en dégageant, de mieux en -mieux, le but total et final à niteindte de» buts particuliers et de cita» cune de» partie». Et pour ce faire, comment se fonder sur les moyens traditionnels, ou invrntei de* méthodes et de» moyens nouveaux.

142 Problèmes théoriques : La Bibliologie pure.

I . La question se pose d'une bibliulogio pure, conçue à la manière de toute science pure, reposant sur quelques concepts fondamentaux, dont dan» toutes les directions seraient déduites toute» les conséquences logique» el les possibilités imaginables. Sur de telle» bases on a créé par exemple une muTlH-iiiLilique pure, une physique pure, une économie pure, us droit pur. On pourrait appeler du nom de Mêla-Documentation ou Documentation pure les forme* les plu» hautes de la documentation. On affirmerait aussi ce fait : qu'il ne faut se laisser arrêter dan* le raisonnement et l'invention par le désir seul d'abouti] ■ des résultats immédiatement pratiques et généralement applicables, mais pousser sans cesse plus loin. L'algorithme mathématique n'est pas à l'usage de tous; la mesure des • omettes physiques s'opère par une instrumentation compliquée (pi'.r exemple celle de la lumière, celle du pendule). On connaît de même des conflits extrème- ! confus pour lesquels le juge ou l'arbitre n'ont ijur faire de» dispositions toutes populaires du mur mitoyr.i

La documentation pure doit revendiquer la possibilité élever aussi haut que le peuvent le» facultés, non de tous, mai» de quelques-uns, d'aboutir à de» transcriptions documentaires rares ou unique», des cumbinaison» de documents compliquée» et inusuelles. De-

asj fort probable, saura simplifier, généi et tirer de l'utile de ce qui aujourd'hui serait simplement vrai r! rationnel.

2, Le précédent des mathématiques est remarquable. Jusqu'au XIX* siècle toute investigation mathématique avait son inspiration et son importance seulement en

fonction des problèmes pratiques posés depuis les débuis de la p-n«ée .humaine ou en (onction d<*« nouvelles découvertes et invention» de la Physique. En ce sens la mathématique était la servante îles autres science». Mais à partir <hi XX" siècle, sur la base du I patrimoine de résultais accumulés par le» génies syn- I :u*s de Newton, Euier, Lagtange, Causs el lant I '«#, le» ma'hcruatiques «afferment un édifice I logique el indépendant- La critique le» libère de toute 1 dépendance de l'intuition et elle-même, sur la baie de 1 ses propre» concepts et poslulats indépendant», éta 1 htit un système de théorie logique toute enfermée en soi et n'ayant aucun b''**iin dr? reposer sur ce qui n'es) (MU «dit ml

3. Une Bibliulngir pure pourrait êttr édifiée sur la I base d'un DODCepI composé des quatre éléments sut vants i a) la représentation du monde; b) par un iyi | terne de »igne»; c) sur des supports pratiques el nui niable»; d) donnant lieu à des en registre menti qui puissent être conservés, communiqués et diffusés.

On pourrait établir par le raisonnement logique toutes le* possibilités inhérentes aux quatre terme», et à leur combinaison deux à deux, trois à trois, quatre à quatre. La représentation du monde serait étendue Ile du monde réel et du monde idéal. Quant aux signes, on envisagerait les signe» visibles et les signes audible», le» lignes abstraits et concrets, le» sign fixes el le» signes en mouvement. Le support «erail envisagé sou» le rapport de» diverses dimensions deux (surface), trois (volume) el du mouvement (dynamisme) La communication serait envisagée place ou â distance, et comme s'adresaant aux divers type» d'intelligence destinés à la recevoir.

4, Dans le cadre de la Bibiiologie pure — cadre abstrait, sans cesse élargi par la critique, la déduction

, i l'iiiiiiu tiini — trouveraient donc place toutes le» | liions existantes ou ayant existé, c'est-à-dire (OU* pas de livre» et de documents. Ceux-ci ont vu le jour dans un certain lieu, à une certaine époque et ont traité dune certaine chose individualisée. La Biblio logie pure aurait pour caractéristique d'être dégagée ] de ce» trois mode» de contingence pour ne retenir, de» j donnée» concrète» el réalisées, que ce qu'il y B en elles . de généralisabte.

■i PouTra-til arriver un jour à La Bibliologie ce qui est advenu de la Mathématique? Une transformation radicale de celle-ci s'est opérée au XX" siècle. Elle était d'abord La moyen auxiliaire pour la seule description quanlilntivi- îles phénomènes el non essentiellement pour l» conception quantitative des phénomène». Elle a été promue malmenant à In dignité d'élaborer le» nouvelle* catégorie» de p*n»ées nécessaires pour la sy«iématUation logique el pour ta t conctpttbililé • même de nouveaux phéno-

sui

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