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RAPPORTS DE LA BIBLIOLOGIE AVEC LES AUTRES CONNAISSANCES

La Bibliologie, comme toute science, a de* rapport* avec le» autre» connaissances. Ce» rapport» sont dan» deux dtreclion» : elle leur emprunte et elle leur donne. Le» principales connaissances avec qui de tel» rapport» existent sont lu Linguistique, la Techniilfiii' . la Logique, la Psychologie et la Sociologie.

Mai» i) v a aussi Jcs rapports tout à fait généraux avec I ensemble des connaissances et de la science ■ ie telles et c'est sux qu'il y a lieu d'examiner tout d'abord.

151 Corrélations Générales.

Le* rapporta entre les choses, ceux entre les sciences qui y correspondent sont en principe des rapports mutuel». On a donc * Logique ; Livre > et < Livre : Logique ->, Psychologie : Livre» et «Livre : Psychologie», < Technologie : Livre» et «Livre : Technologie», «Sociologie; Livre» et «Livre: Sociologie*. La mutualité de ce» rapport» s'exerce cependant, en chaque cas, suivant deux direction» différentes. Ainsi, il y a lieu d'envisager les influences de la Logique sur

BIBLIOLOGIE

le Livre, mai» inversement celle» du Livre sur la Logique à laquelle il est venu apporter un instrument propre à des démonstiatïom rigoureuses ei enchaînée* en vaste système, (Par exemple qu'aurait été la Logique en œuvre dans la géométrie si elle n avait pu s'exprimer dans 1rs Vlll livre» d'Luclide). De même le» influence» currclalives du Livre >ur la Psychologie (formation de l'Esprit) sur la Technique (signification claire donnée aux choses produites) sur la Société (extension cl précision du lien »ocial), manière dont le livre réagit sur les phénomène» sociaux, en parti culier, action du livre sur un public ou une loule dispersée et réciproquement.

Une formation systématique des termes pourrait exprimer clairement ces corrélations dan» les deux «eus. On dirait Logique, Paaeiio/ogie, 7*ecnnofogic et Sociologie bifWi'uloRiquei. On dirait corrélativement flibfio- Jogie, logique, psychologique. Iccnnofogique et sociofo-

152 La Linguistique ou Philologie

Bibliologique.

I Le» rapports de la Bibliologie et la Linguiatique constituent ce qu'on pourrait dénommer la Philologie bibliologique. Celle-ci a pour objet de montrer comment, à l'origine, s'est opéré le prolongement du langage dan» le signe, après que la pensée elle-même

- Latent, idée) I fui frayée un chemin

Battéfii m pal ce même langage, comment la longue a trouvé dan» le livre le moyen de se fixer et progresser jusqu'aux (ormes complexe» de la littérature, comment elle continue sans cesse de se développer par plu» de livre», par la nécessité d'incorporer plus de pensée» dans plu» de document», comment à cette fin elle procède sans discontinuer à l'amplification du vocabulaire, de la iii.m-nclature, de la terminologie.

2. Le» systèmes phonétique», les systèmes morphologiques, le» systèmes psychologiques du langage sont aussi complétés par un système bibliologique. Les travaux pool suivis depuis plusieurs siècles «ur le» langue». Les de grammaire comparée sont une indication de ce qui peut Être attendu dea études sur le» livres. On a envi»» p d'abord de classifier les langue» envisagées successivement c divan point» de vues, pui» envisagée» dan» leur ru semble. On a examiné ensuite l'évolution de chaque groupe s\ 3e langage» à travers le lemp-

la marche qu'il a suivie et dû suivre. D'où de» étude» du point de m»- étymologique .-t ginéalogicroe, des études dans le» troi» parties bien distinctes du langage-, la phoué tique, la morphologie, la syntaxe ou partie psychologique. Les Formes lubliologiques étudiée» d'après des méthodes analogues fourniront de» résulta!» non moins remarquables.

I testes pour l'étude des langues offrent de» éléments précieux. Pour les langue» anciennes les fait» »e lussent observer seulement avec leur aide. C'est sur des document» écrits qu'on observe par exemple l'altuiue, le gothique ou le vieux slave. On peut aussi déteu l'étal d'uni i un ceitain moment, dans certaine»

condition» cl l'examen dea textes est alors le substitut de l'observation directe devenue impossible. Mais la langue écrite est bien loin d'enregistrer exactement tous le» changements de la langue parlée, il y a de» différr -n«> *» riables suivant les individus et leur degré de culture. Oi. les langue» romanes n'ont pas continué le latin littéraire, maïs surtout le latin vulgaire. Le» textes d'époques diverses fourniment des états de langue successif». Les changement» essentiel» auxquels est dû le passage du [ype |,i,: , , .en au type roman, du III" «lècle au X' siècle après J.-C. trouve ta trace dans les matiunn lots écrils. Mai» la transformation de» langues s'est faile aussi hors des texte*. La Linguistique fait »es mpprocliements e.i posant une I langue nommant i initiale (Uraprar I..-I Chaque fait linguistique (ail partie d'un ensemble où tout se tient (système linguistique). On rapproche donc OOT pas un Fait de détail d'un autre fait de détail, mai» un système linguistique d'un suite système.

4 Dan» chaque région il y a un groupe de parleeaux de même famille et une langue écrite, lanfe;i civilisation qui sert à tous les usages généraux, aux relations avec l'ensemble du pays et qui est la langue du Gouvernement, de l'école, des administrations, de la presse, etc. En pareil cas. la langue écrite a sur le» perler» locaux une forte influence (II. Ainsi en France. Au V* siècle avant J.-C. en Grèce, presque chaque localité grecque avait son parler propre alors qu'à partir de celte époque l'action de la langue uénciale de plus en plus forte élimine lej unes après les autres les partlclll locale» et un.- langue commune fondée sur l'usage «ttiqui se répond sur toute la Grèce. Cette observation éclaire la notion de « langue classique ».

5. Il advient qu'une population toute enlièle sans voit renouveler sa population change de langue. C'est le «a» de l'Egypte oii api."- avoh persiste" durant encore 4.000 an» de» périodes historique», l'égyptien est sorti de l'usage a] a été remplacé par l'arabe. Sur le territoire actuel <i. la France, le aauiois a dû arriver avec la conquête tell durant la première moitié du millénaire qui a précédé l'ère chrétienne ; pui» il a cédé la place au latin aptes la conquête romaine On ne peut donc pas identifier un payi avec la langue qu'on y parle, ni inversement une langui avec un pays. Cette observation a son importance dans 1' classification île» document».

(I) A. A. ME1LLET: La méthode comparative et lin guislique hijtoriqae. p. 73.

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