‹ Traité de documentationChapitre 29 sur 725 · I .\ jamais à la huuleur d'une œuvre mûrement · texte numérisé non relu

I .\ jamais à la huuleur d'une œuvre mûrement

réfléchie, élaborée avec amour et dans te silence qui

convient à l'enfantement d'une véritable création.

L'orgue, sa raison et »e» conditions matérielle» exigent

l'improvisation.

9. Lb tradition, scientifique ou autre, continue à .■m 05 un grand rôle, L"e»l la transmission des connaissances, elle s'opère non seulement h l'intermédiaire des documents, mats (ans documents, par la parole, le» objet» ou les acte» de l'habileté professionnelle (apprentissage, éducation).

153 La Sociologie Bibliologique.

1. Les rapports de In lîililiologie et de la Sociologie constituent ce qu'on pourrait dénommer la Sociologie hiblio

togl'l

2. La sociologie est la science des phénomènes sociaux. IJr où deux ou plusieurs hommes sont en présence il y a phénomène social, De nos jours une science générale s'est constituée embrassant toutes les disciplines qui éln- . Ii. ni le» phénomènes sociaux, c'est la sociologie,

. I ii. n- unît dans la société; ce sont les circonstances ■ le tempe <-i de lieu de la Société qui lui donnent s» physionomie propre. Tel Livre eût été impossible « concevoir et a publier avant tel moment ou en dehors de tel pays. Le* circonstance» sociales sont celles qui déterminent les forme» de la coopération Intellectuelle ou matérïrllr et les 1 dites commerciales ou autres selon lesquelles s'opère In diffusion des écrits dans le corps social. Pour les étudier dons leur véritable cadre, la Bibliologie emprunte à ta Sociologie ses données fnudarnenLalefl, Invetsement elle lui apportera les conclusions cl ordre social de ses propre? ■ligations.

4. 1 ,a Sociologie d'aujourd'hui a mis en lumière ces Irais principes: I" Ln Snriélé humaine: est une totalité et rhiu|iie phénomène partiel s'y répercute sur tous le» autres ; 2" Toute chose particulière dans la vie sociale est à considérer en fonction des autres: la notion des fonctions se substitue à celle des cause*; 3" Le point de vue prévalant dos lors doit être celui ci de la relativité Ces principes sont troi» corollaires quant a ln documentai ion, considérée comme expression de ln pensée sociale: I" Ln Documen- Uiin.il est une totalité; 2" Les facteurs agissant dans chaque dormaine de la documentation sont a considérer comme des fonctions dépendant le» unes des autres: 3S La valeur intrinsèque et extrinsèque (fond et forme) de la documentation est elle-même soumise a la relativité.

BIBLIOLOGIE

5. Lu conception nouvelle se fait jour d'une justice effeciivc, d'une Baillé contrôlée, d'une économie dirigée, d'une politique scientifique, d'une Intelleciunlité largement coopérative. C'est la mine ô contribution de tout l'ensemble de» résultat» déjà ncqui» par 1rs sciences el de» lésultal» qu'elles obtiendront demain. Il y a eon»équem ment un rôle immense enlicvu pour la Documentation puisque la collectivité humaine, étendue jusqu'au degré mondial, ne saurait pratiquent, m étante son action, In poursuivre régulièrement, la prolonger dan» toute la sphère internationale qu'en usant des documnets.

Dans cette conception nouvelle de la société qui lent! a prévaloir, toute réalité si petite soil-elle, apparaît fonction de toute» le» autte* réalités existantes. C'est des loi» une harmonie et un équilibre permanent qui e*t a rechercher entre elles toutes, et ceci n'est possible que uni une documentation de plus en plus perfectionnée (l).

11 faut attendre de» événements mêmes certains effeti psychologiques. Us doivent conduire a une claire « chel tous des exigences de notre époque, C'est à I infoi maticm documentée mise sous les yeux du public à accélérer ces effets psychologique»,

L'Intelligence de la Nation doit être mise en couvre en même temps que celle de ses mandataire* et de leurs or d'exécution Tout citoyen a sn responsabilité; il doil être entraîné à agir. Parmi 1rs idéci nombreuses et confuse*. Il doit être rendu liabili- n clarifier et à choisir entre Il doit s'exercer n l'acte et sortir du chaos ou il se débat.

n Examine! » à quoi correspondent les problèmes, dans l'espiit des peuples et des hommes d'Etat, les pensées, les projets, les raisonnement» auxquels sont suspendus le destin, la prospérité ou la mine, la vie ou la mort de» Hu. main».

Point ne suffit que des hommes, des groupes, des arganiantiona travaillent à dégager et dire ce qu'il faut faire. C'est la masse de» citoyens qu'il faut loucher. Leur inforitton est nécessaire, afin qu'averti», ils fassent vouloir la coopération et contraignent à passer à la réalisation Tout cela m«t en lumière le rôle de la Docnmenloiiofi dons la Société.

6. Dans l'Evolution. le rôle du livre à un ceri -nu moment est devenu capital. Améliorer le livre c'est améliorer la civilisation, terme global sous lequel vien nent te rnnger tous lea élément» qui composent In société On constate que révolution du corps de l'homme est devenue à peu près «tntionnaîre depuis les temps historiques. Il n'y a guère eu de changements dons se* organes, ses membres, ses scn». Mais il s'esl constitué comme un prennent externe de sa personne. L'un, l'outil prolon

(I) Paul OTI.F.T: ni Consrrfuiion moniiiale. !QI7: lil Programme mondial. 1932: c\ La Banque mondiale et le Plan Economique mondial, 1932.

gemenl de sa main (main-outil), t'nutr..-. l« hve. prolon gemenl de son cerveau (cerveau livre). Il y n là une sorte de développement exodermique opposé au dévetopprmencndodeimique (hors |et limites de l'enveloppe cutanée du corps). Ce qui fait penesr à ce que le» métapsychicien* appellent ectoderrne. Perfectionner le livre, c'est perfec linnnel l'Humain"

154 Science ou Logique Bïbliologique.

1! y a lieu de remonter h la conception synthétique n «e faire <le toutes choses (Universnlisme). A cet ellel le» lion» fondamentale* sont à rappeler. I" La Réalité objective (l'homme et la sociétêl. 2? Lo Pensée qui cher I ne représenter celte léalilé et qui l'associe Ji la ieelive du moi, î» L'Expression el la formulation de cette pensée, soit par le langage qui est fugitif, «oit par «s signes, l'écriture ou le dessin, en des docu menl*. Le Livre à caractère scientifique peut donc tenu comme déformation» auxquelles ceux-ei sont soumis D'autre patt la classification des sciences distingue : Les connaissance», d'abord toutes confondue», sans ordre et d'ailleurs lort élémentaire», se «ont ensuite successive ment spécialisées a l'extrême. Nous sommes entrés dans une période de synthèse où la corrélation de toute» les sciences eat revenu* ■« pn-mier plan des préoccupations Il y a donc lieu d'envisager te» sciences bibliobgicrues au rafale poinl de vue. Les corrélations seront de dextx ordres: I") M qu'elles empruntent aux autre» science*. 2") ce qu'elles leur apportent.

La Bibliologie n'est pas encore constituée en science et devrait l'être en corrélation et en coopération.

il y a utilité à rappeler les notions fondamentales sur la Science en général et sa formation,

I. Notion de la Science. — - Une science est un ansemble de propositions qui constituent un système, un (Oui qruj tient debout.

Laplace (O. C. VII. p. VI) a donné cette formule de la Science : iUne intelligence qui a pour un instant donné, connaîtrait Imites les forces dont la nature est animée et la situation respective de ces choses, si d'ailleurs intelligence élnil aasn vaste pour soumettre ces données a l'analyse >, [.a documentation peut fonder ta néo ili- aon universalité sur celte définition de la science dont elle doit êlre l'auxiliaire.

Toute réalité concrète n'offre que de l'individuel. l l'intelligence qui par abstraction peut en dégagei M qu'il y a de général. La science d'un objet, d'un ensemble d'ohjets est précisément constituée par ce qu'ils offrent de général. Dans le» conditions d'existence a remplir pnr les réalité* concrètes il y a quelque chose de nécessaire. On peut donc intellectuellement détermintypes, des espèce», et déterminer les conditions auxiin-lles doit satisfaire tout objet, tout phénomène imaginable de l'ordre étudié.

LOGIQUE B1BLIOLOGIQUE

Les conceptions philosophiques, que ce «oient Cella

|, , , mplorisme ou du mécanisme, conduisent nu prit! cjpe que dans l'intelligence résident non [Mis le-* c'mai* des portiails des choses, des image.» intellectuelles le système, l.i re*»enth!«nee es! ou n'est pus «u«-

..' Facteurs de la Systématisation. — - Il y a trois

la systématisation scientifique :

ni fa définition qui dit ce qu'une chose est: b) la démonstration, qui passe des principes aux conclusions; cl I i division ou différenciation.

On peul définit ainsi l'idéal d'une science parfaite: un ensemble de propositions évidente» et certaines, néceset universelle», systématiquement organisées, tirées lédiatement on médiatement de la nature du sujet et donne la raison intrinsèque de les propriétés ainsi - lni» de son action.

Traaaax anaîytiqaet, Ttoeeux tyrxthêilquci, 1rs deux sortes de travaux, avec les documents et les publications ■i" il comportant, sont à envisager distinctement et en Analyse, synthèse «ont les deux mouvements essentiels de la pensée, qui alternativement ou successivement décomposent un ensemble d'éléments et tes élé forni-m un ensemble. Une économie dans In penni gain dans le travail consistent à procéder h l'anat à la synthèse en liaison si étroite que sans peior onduise ri l'antre et réciproquement.

> But, — Le but de la 5 I de former et ds

■ ■•ue.T l'image intellectuelle du Monde mouvant

(science statique, dynamique) et la détermination des

'• d'action sur lesquels est possible une action en

de la transformât ion du monde selon le» besoin»

M (desiderata matériels et intellectuels).

«3 ri Savoir pour prévoir afin de pouvoir ». Or. cela

n est possible pour l'esprit ni spontanément, n] tinm&ÏHi

ni. ni directement, ni isolément. II lui faut ; I" .lu

temps: 2r de la coopération: 3° une méthode: 4° un

nutillage (langue, classification, logique, documentation)

Espèces de sciences, — Les sciences sont de I" Sciences d'objets (sciencea de réalités concrètes,. Elles envisagent des choses éventuellement inique» comme la Terre, objet de la Géographie envisagé dans la synthèse totale qu'elle forme). 2° Sciences •mènes, d'aspects. Science abstraite, analytique. 'Wiiit 1-s choses ou quelques-uns de leurs éléments donnant Heu à des Type» ou clnssîficatiort et à des lois), a les Sciences exactes et les mitres. Pour être une •rience exacte, suivant la terminologie admise, il faut ienee l'exerce sur des objets mesurable» : «1 les science» de la Nature rt le* Tiencr. de l'Homme * de la Société , institutions, objets artificiels et idées créés P»l l'Homme; b) les scier | lences de lois, et

1 science» d'application ou disciplines pratique».

Le passé a connu la division des science» en deux.

I, l'une occulte, réservée aux initiés en savoir, sages

et prêtre» en même temps, et l'autre publique, ésotérique.

pour lu vulgaire et révéler- put le moyen de symboles

Kgypticns constructeurs de pyramides, Zoroastrc, le»

Pythagoricien», tous les tenant» de la Gnose), Le livre

l 'iiLst i unienl rlr- Tune ri de l'autre de ce» formes de

science.

D'autre parti I» pensée réfléchie exprimée dans les document» (écrits, image») relève de quatre ordre» de pro • diction l'élevant dot une» aux autres selon une progression croissante de précision et de généralisation abslmitr : a) Folklore; b) Littérature; c) Science: d) Philosophie.

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