LE LIVRE ET L
Iver» I5M). Fonatx (1595), et de maux. La consti- :iiibc-s autonomies.
)»upl«, L'encydoilc, de» livre», da m» la Révolution nées-niques applipr<»iluction pKotola démocratie; la ne constitutionnel erlé de la parole lion administrai, ve espèce à ce point iur la base de U elle de la librairie le journal d'rnforl universelles, les intes. Organ.satiun rnentaliou
an lére» ; par date «lades, époques), déterminer la loca- », en vertu de ta temps d'après la ■munit ou influen-
■ certaine ratio.
lire générale et à dernier, cas, il pe léraux influençant eulement. les fait»
de» autre*. Les selon qu'il *'.igil le, distincte» aussi
èlu-l.uri. Uliliquilé
ivel tga (350 an»),
tbr. tnaièriel, I hi»-
. tui vanta qui dëli-
lure ; 2. l'invention
: 4, l'invention de
périodique» i S, la
masse ; 6, la mul-
stihitilut* du livre
itoire du livre est phases qui se eon- :ietice». dew lettrée, tornique, sociale et
ppement li'stuii'nnnble, cela à divers
point» de vue, on arrive au résultat de mieux concevait
■■voluhiHi ( I )
4, Histoire des livres ei histoire lies réalisations.
L'histoire tle la littcraLtire eai l'histoire, da*. livrai ri celte tir l'influence des livres. Ce n'est pan celle rj jioiili,|iir Pendant de longue» période» la pi I i livre» et la conduite des affaires politique* «ont luui à luit distincte». Quand on passe à l'action, les choses changent, Il ne s'agit plu* seulement de raisonner, de discuter, dr proposer, il fout tenter d'agir. Tant qu'il d'y a en présence que dea écrivain» et des lecteur», la voleur d'une idée ne dépend que de l'intelligence et du tuleui <-,r l'écrivain el (te l'aecnii, de la compréhension de, licteurs. Si I'i rtCC au contraire à réaliser, c'est la réalisa-
iHin qui compte, On volt une opinion réformiste devenir une opinion ■SJteaalve puis une opinion révolutionnaire. (Daniel Mnrnet.) Histoire des idées d'un c&i des activité* de l'autre
324 Le livre et la littérature.
I, .Vofion.
a) La Litléravure est l'ensemble de la piodun II'" mire d'un pays ou d'une époque. Au sens larirc, par liuératuie on peut aussi entendre toutes norici de livres. Une partie rmportanle de la Bibliologie doit cnnsts'er a étudier les lois aénérales de la production, de l'Échange et de lu consommation littéraire,
Les ceuvre» de littérature fournissent la source U plu» abondai! e pour l'étude comparée du livre non a points de vue biblîologiques.
CV»i la littérature aussi qui a fourni In majeure partie de la production bibliographique. Pour beaucoup d'hommes, le livre liiléraire rsl lout le livre,
b) Dan» «a préface des Con(emp(a/ion«, Victor Hugo a défini ainsi le contenu de la littérature : s Une destiné* est écrite là inur n jour. Ce sont là en effet tontr II impression», tous les souvenirs, toute* les réalités, I otti Ira fantômes vagues, liants ou funèbre», que peut contenir une rmmiicrice, revenus et rappelés rnynn à rayon, soupir a soupir et mêlés dans la mime nuée *oTOO*i C'est l'existence humaine sortant de l'énigme du berceau e[ aboutissant à l'énigme du cercueil j c'est un eaprit qui maie lie de lueur en lueur en laissant derrière lui la jeunesse, l'amour, l'illusion, le combat, le désespoir el oui s'arrête éperdu, au bord de l'infini Crin oommi par un sourire, continue pat un sanglot el finit par un l.ruil de clairon dan» l'abîme. La littérature découvre une âme, un errur, une souffrance, une vertu, un vu e
(I) Mullfi-I.yrr. - PiW'n der Kultur. The ffi'loru of Social deLiefopmen) a mis en œuvre cette méthode an sociologie, notamment efl économie.
r) Au point de vue Individuel, In littérature répond à
l,ui » chercher «on âme dan» une autre âme. cïplo-
n ■ I, monument étemel laissé |j,n la* i leisiquei ancien*,
t> s'abreuver à cette rivière féconde, percevoir la lumière
I, ■■!■ -ils qui dans le passé ont Iranspercé le monde
le [eut* rayons magnifiques, Fréquenter la société des
nul» esprit*. « I -, (mile, quoi qu'on prétende, adora la litté; Elle apprécie les inventions des poètes, le drame de lu futaille, les découvertes de I inspiration Elle sait bien que le» lomans ne sont pas su' re chose que des secret* ; uni] le et cette révélation audacieuse aguiche la Ité de tous les passants inexprimés d} I ■ littérature est aussi vaste que 'a pensée humaine.
: I.i u fesiation intellectuelle de l'humanité dans
ce qu'elle a de plus élevé avec le» Art», la Science el avec Inventions, Pour créer une littérature, il a fallu que l'homme r)l*pr)M de loisir*. Partout où il est parvenu à s'en créer aussitôt la littéra'ure a fleuri.
Sous ses formes multiples: poéiie, drame, h'aloire. éloquence. In littérature fut la première éducatrice des peu- Elle eut d'abord pour base l'étude e! pour but l'exposition lumineuse de ces fait* naturels sur lesquels est fondée la science moderne, Elle ap|unnli lu première dan* l'enfance de» sociétés, dès que l'homme «ail coordniiiiet ses idées et possède le moyen de les transmettre. Elle fixe d'abord, dans un langage incorrect tt grossier. le* faits mémorahies, transmet les nom» des liéros. des pasteur» du peuples ou des dompteurs de monstres; pub. Iiiitdissatil. elle dépeint les grands spectacles de la nature ; chante les euerres et adresse de» hymnes aux dieux.
Quand la lit'ëratuie a produit ainsi une certaine masse
d'oeuvres remarquables, l'examen même de ce* înspira-
directes crée une autre source de littérature, l.i
rtiti'j pu iuge et compare eiitr'ellr» le» productions de*
â«es précédent».
a littéra'ure n'est pas un mi mi r He l,i société. L'astpreatiou liitériiire peut renforcer certains: Imita de la réalité, elle peut en combattre d'autres, ou les passer ■ous silence. L.» littérature h'e»t donc pas un reflet mais une recomposition de la vie, Il arrive souvent qu'elle accuse dr» divergences qui dans la réalité se compensent et s'effacent. Une psychologie de» nation» basée sut la littérature risque fort d'aboutir à des réeiikals trompeurs r- artificiel*. (I)
f) Utilité de la littérature, — On peu- dnnuei des but» divets rV la littérature, La littérature doit servir le peuple, relier le» générations les unes aux autres, faite la conscience de l'Hiimanié. En détruisant le» formes désuète», en construisant avec les éléments nouveaux, en maintenant
(I) Curtius. — Essai sur lu Fronce Paris, Grasset 1932.