‹ Traité de documentationChapitre 591 sur 725 · Poésie · texte numérisé non relu

Poésie

al Df I I naquit la poésie, re lanuti^n des

dieux. Il sernir injuste de ne voir dans la poésie et dans In prose qu Une i !i-t i ii.sujh fondée dans la mesure, la cadence et l'observation des autres règles poétiques. Ces deux forme? de la parole répondent surtout a deux manière), bien différente» de sentir et d'exprimer le vrai et lr beau. Combien de versificateurs laborieux, dit E. Rlar.e (Dictionnaire Universel de la Pensée), qui n'onl pu jamais se dégager de la prose, tandis que des prosateur* mieux doues s'élevaient sans effort et sans prétention à une sublime poésie1 II y a deux tendances qui solicitent iné salement toutes les ime*. Les uns charmés par les tableau» de Irm irn.i (Jti nnt irjn. émut du pressentiment de

I infini e.l di IY.v|ir-r tnlive d'une réWélatioi |

ebent des horizon» nouveaux, comme ce» hardis navian leurs à qui I'.iihkii tintidt ne suffisait plus. Lfi terre, malgré son immensité, leur paraît trop étroite; ils aspirent sans cesse à une vie supérieure, idéale, oui les spectacle* de leur imagination et les conceptions enchanteresse* de leni esprit ne seraient plu» de vains rêves. C'est parmi eux qu'il faut chercher te» poètes. 11 en est d'autres, eu contraire, que I imagination ne séduira jamais, et possibilité* entrevues ne sauraient distraire dit fait qui vient de s'accomplir ou qui ae prépare. Sans rlatif/r-r rlr tomber iamni» au-dessous de la réalité, comme aussi San* '■--i'""i di élever au dessus, ils suivent une vole Btriforrne, Don sans méiilrH et sans honneur. C'est panai eu* qu'on t-l.'ii.siin plus d'un esprit judicieux et ferme. Mais qu'il* renoncent a I çepoil d'être jamais poètes. Heureux celui er, qui l'imagination la plus vive s'allierait A la n la plus Ferme rt U mieux éclairée. Mais qui peut hériter en même temps de toute la verve des poètes et de Innte la raison des phtfoeopbe*, succéder à Homère >-n mêrne temps qu'à Ariitote. écrire V Iliade en même lempl que ! i Mitaphyikfne }

a) Genres. — Il y a plusieurs genres de poésie Au port»! A ro* an btrl que poursuit le poète et de I., forme qu'il choisit, on diatragne (es poésie.; tgriqa< , épique on

Héroïque, ilmmuliniir. didactique ou pMi"., .p/iiqn. . é/é- Bloque, paslotalc OU haro h' que. erotique, satirique, In pué sic detcripiiec (très pratiquée au XVI II' lièclel Selon selon la façon dont elle* sont traité**, la poésie est dite sacrée ou profane, sérieuse ou Ugeré. badine, r-tr ,\„ pétrit de vue du rythme el de In mesure.

in est dite rhytmique ou métrique. Dan» la pn

" i, bterva In . ,1.1,-nte et le nombre de syllabei

mais non leur quantité, car elles sont toutes réjrulfc égale*; telle est la poésie moderne en général et cell irussi d>-» Orientaux. Au contraire, la poésie métriqu repose sur la quantité des syllabes, dont les unes sor brève» ri les autres longues : ainsi, la poésie grecqut haine, allemande (v, les Histoire» de la Lr/lérorure el U 's de Poésie >

La foêjfc lyriqae est le plus élevé de lous les genri , ., poésie, celui qui exprime le mieux renihousuisme < i.:, l.imr le plus dVinapiralion. ainsi nomme parce qu'elle i lit sur In lyre. H eompirnd l'ode et ses diverse i mu dithyrambe, hymne, cantique, cantate, etc. 0

I étend aussi à la ballade, la chanson, l'élégie, le sonnt

n- aux opéras et aux drames destinés à être ri ta

On trouva, dans la Bible, d'admirable* modèles de poés lyrique (psaumes, cantiques de Moïse, etc.). Les lyrique grec», et en particulier Pindare, ont brillé aussi aux pr< miers rangs. Parmi les Romains, on trouve Horace < Catultc. La poésie liturgique très riche, renferme de rOyaui Le moyen âae eui le» irtivres de ses troubadoun

r) Phases. — On distingue trois phases dans la créatio l'univers fournit au poète son innombrabl matière et une ébauche de forme que l'esprit élabore i achève; la seconde phase consista (Lus cette transformatio ri purification spirituelle; In troi-iirtnc évolue, du pniut il vur humain It-t obj»-lK i ..etiipîrs ninsj rréés. S'en (en aux fins esthétiques. c*e*l prendre le poète pour tor 1 homme, adorer des idoV* et s'exposer à mourir d'in.in lion dan* un musée encombré de clicfs-d'ceuvre. Poil rsi maître chez soi: dan* l'acte de construire ses poème: il est seul juge de ses moyen» et de se* fins propres Mai In maison du poète n'est pus l'uniSTis: ses œuvres for p. util intégrante de l'avoir humain, elles sont utiles à I ni, ,-l .", I.i civilisation, 1 .e poète «e sépnre de l'hmiiri!

pour travailler, mais sr subordonne ;t l'humanito pont I

sr'ryit. (I)

d) Objet. — I .il poél ■:■- ri, us elioaes ; t" di

iilée«; 2" des sentiments. Et trè* Kruvenl les deux sor ,ini,ilk"amés.

I r» poésie a ou peut avoir sa forme, sa coulror, i musique et en outre elle >i tl verbe sans lequi

t,,iii le reste est forcément un peu vague el qui ajoutr liuilr« les attires qualités la huniète de l'esprit et la SpleJ deui du vrai. (Paul Snudiiv.)

Etre poète c'est avoii h- ihui de l'Imnire, du Ryllitt» eu "E lion, de la Mueicitlilé. de l'Evocation.

(Ed. Picu.l I

Tonte» les méditations du OBI des extases e

tous le* rêves sont de* vis'ons.

et Le souci métaphysique, — A la poésie, expressio

(U Victor Bindel. — .la mitsinr» de Claudel -, Rern iqn* des idées et des /ails. 1933,05. 12.

Page 1