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AVENIR ET ANTICIPATION DU LIVRE

I f'iiuscj du déoeloppcmcnt.

L'évolution de la Documentation se développe, en six étapes, A» premier stade, l'Homme voit la Réalité do l'Univers par ses propres sens. Connaissance immédiate. Intuitive, spontanée et irréfléchie. Au deuxième stade, il raisonne la Réalité et cumulant ion expérience la généralisant, l'interprétant, il s'en fait une nouvelle représcit talion. Au troisième ttade, il introduit le Document qui enregistre ce mie ses «en» ont perçu et ce qu'a construit «a pensée. Au quatrième xtade. il crée l' instrument tcJmti ti|ij»* et ta Réalité paraît alors grandie, détaillée, précu--,?. un autre Univers décèle successivement toutes ses dimensions, Au cinquième stade, le Document Intervient a nouveau et c'est pont enregistrer directement la perception

■née par les instruments. Documents et instruments sont alors a ce point associés qu'il n'y a plus deux choses distincte», mais une seule: le Documen [.Instrument. Au sixième stade, un stade de plu* et tous les sens ayant donné lieu à un développement propre, une instrumentation enregistreuse ayant été établie pour chacun, de nouveaux sens étant sortis de l'homogénéité primitive et

0) spécifiés, tandis que l'esprit perfectionne sn eeption, s'enl revoit Haïti Ces conditions l'Hyper-liitelli^. M i s Sena-Pereeption-Documenl » sont choses, notions soudées. Les documents visuels et les documents sonores se complètent d'autres documents, les tactiles, le* gustalif».

■lorarits et d autres encore. A ce stade aussi i « insensible», l'imperceptible, deviendront sFTtBÎble et perce!'' par l'intermédiaire concret de ('instrument-document, l.'ir rationnel à son tour, tout ce qui est intransmissible et fui négligé, et qui à cause de cela te révolte et ae soulève comme il advient en ces jour», l'irrationnel trouvera , expression " Pat de» voies encore insoupçonnées. Et ce sera vraiment alors le stade de l'Hyper-Documenifllitm

I a LftJtre uniiHincl.

,i| l-r livre futur (livre de demain, livre de l'avenir) cil celui que par la pensée nous pouvons envisager comme devant succéder au livre d'aujourd'hui.

Il faut distinguer le Livie futur, produit natuiel et spontané des forces existantes non contrôlée» ni dirigées, ii la livre futur, produit rationnel de l'oljset'Yatii.in, de l'induction, de la déduction, de l'imagination, ri' '■' rr cation,

La recherche concernant le livre à naître doit procéder comme celle du livre existant en envisageant successivement chacune des partie* matérielles constitutive», chu de» structures, chacun»; rlr lea (onctions, chacun it. aspects,

Lee transformation* portent sur tous ce* élément* R l.i lois et tous réunissent réciproquement nur tous.

Le document type de l'avenii devra donc comporter M

lui toute» les possibilités héritées, jointes à celles qu'il lui sera possible d'acquérir encore; il sera une synthèse de caractéristiques acquises les plus efficientes, jointes ■tu finalités qui doivent lui être assignées.

h) La Bibliologie qui déjà considère loua le» Livres comme une Livre qui t'accroît sans cesse, se doit de donner a celte expression une réalisation plus complète.

Ce qu'il nous faut c'est la « Somme des Sommes « « Summa Summarum -, s le Livre Universel *. Tout le savoir dans ce qu'il n d'essentiel, concentré, exposé une fois, ordonne suivant les possibilités maximum pour la recherche analytique .1 synthétique, dans ce qu'il y a d'essentiel pour l'utilisation de toute la Documentation qui contient ce Bavoir dispersé, répété, inordnnné.

c) Supposons tous les progrès actuels du livre, ceux proposé! et ceux possibles, supposons-le» réalisés iSrrtul tanémenl, dans les mêmes documents ou ensembles de documents et cela sur une large échelle, nous aurons ainsi à la fois un état d'Intégration et un état d'optimum qii il importe de toutes ses forces d atteindre. Ce «cra, pour lui donner une courte appellation, le LrUrc unù'erséf (ou par d'autres qualificatif* ie livre idéal, pur, aymhélïijiu>. intégral, optimum, futur, anticipé). Son élabor.ii km théorique et pratique, constamment développée révisée, renouvelée, devrait devenu une ceuvre commune, centrale, proposée HMUtamrncTIl à tous les efforts. Elle im plique que, selon ta formule hypothèse. Ton puisse dire : • Le livre universel étant actuellement A (énoncé ici de toutes les caractéristiques), lorsque de ce livre -eront réalisés aussi les éléments X ou Y. alors l'élément 7 que nous proposons ici sera rendu possible. Exemple : ■ quand ou aura Ir cinéma en couleur, on pourra étahlii

des bandes de paple :ouleur et por conséquent des.

livres cintiqm-s ciduriés à bon marché.

d) Le progrès du livre se fait dans quatre direction» r ! ' les petits progrès inhérents nu développement propre de chaque livre; 2" le progrès résultant de travaux de liaison avec l'ensemble des livres: î° le progrès dans le* substiruls du livre,- ♦» le progrès a résulter d'une conscience de tou= les antres progrès et du principe selon lequel l'évolution do!t se poursuivre,

e) Sou» sa forme nnuvel'e, le livre sera: 1° en croissance continue (fiches, feuilles, dossiers) : 2" en rrdlstrihution des éléments; 3" en coopération; 4" en analyse- M-nlhèss (tahlenux-scliémas) : 5" en ahrégé-dévelnppr ment ; 6" en contrôle autorisé exercé par les grandes association»: 7" en théorie et en application internationale; o" en un Livre-Institut ou Institut-Livre consacré à chaque science et joint à un Institut central.

f) Comment parviendrons-nous à condenser, abréger, simplifier, rendre asslmtlahle la science de notre temps? F.lh- e»t devenue si vaste qu'elle menace de dominer le

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cerveau de l'homme alors que celui-ci devrait dominer la science, Deacartes. Leibniti encore connaissent toute l.i science. Le plus grand «avant de no» jours. Poinearé, connaissait toute la mathématique, la physique et une partie des sciences nnturcliri El c'était Inul De grands moyens sont devenus nécessaires et ton doit noter les suivante ; I" la d vision plus grande du travail ; 2> le travail en coopération : 3" l'établissement de centres d'informations spéciales où l'on aura le droit de s'adresser toutes questions spéciales; 4" la systématisation ou synthèse qui remplace les millions de détails par quelques centaines de lois ou propositions générales; 5" la mathématique qui fournit avec se» Formules des moyens r!r condensation puiassiiis: rV1 la visualisation par le développement des moyens instructif» de représentation et ii.i.irnmeiit schématique!! ; 7" le d.'vFloppemenr. de» mai limes intellectuelles; 8" le livre irradié fait pour la lecture pnr tous, soit par la lecture individuelle et I audition d'un livre désiré, soit par la demande radiophonique de renseignements individuels; *)■ la télévision: If livre, le document que sur demande on présenter» .' U lecture sur le téléviseur, snit pour tous, toit pour chacun. On peut imaginer, en attendant la télévision, des livres transcrit» sur plaque p ho no graphique à mettre en détail cmistaiil: chaque livre aurn't sa longueur d'onde et sérail rendu audible. (!)

g) Le progrès intellectuel général dépendra au -si des Condition* suivantes qui toutes se rattachent à la Dorumentation :

I" Une langue plus simple, plus puissante, plus rjéné. raie,

2" Une classification plus logique, plus universelle et d'une uni» lion pins intégrale.

V' Une écrifufr- plus unifiée, plu* rapide, plus lisible

4* Une illustration et une figuration plus générale.

5" Une mécanisation plus complète : pouvoir parler devant un appareil qui produise immédiatement la transcription écrite de la parole; inversement pouvoir présenter un texte écrit à une machine qui le lira h haute <-t intelligible vnijt

6" Un exposé A la foi» plus analytique et plus synthétique.

7n Une science plus comparable et mieux structurée.

3. — La Classification, clé de rolifc de la Pensée et du Document.

a) L'Humanité est à un tournant de son histoire. La masse des données acquises est formid;il>lr . 11 faut de nouveaux instruments pour les simplifier, les condenser ou jamais l'intelligence ne saura ni surmonter les difficultés qui l'accablent, ni réaliser les progrès qu'elle en trevoit et auxquels elle aspire.

(I) Sur les transformations du livre et son avenir, voir la mémoirr Paul Ollet dons le Feitchrlft du Musée Gurenberg, Mayenee 1925.

b) La Connaissance primitiuc, l'Activité primitive. Sensibilité primitive, étaient fort simples, el elles étala étroitement liées. La Langue créée «lors fut un moyr d'exprimer les unes et les autres. Elles ouvrent à l'hon me l'horizon nouveau rt la possibilité d* vaincre les pr mières difficultés. La langue en effet, lut donna u moyen de perfectionner la Pennée intérieure et la m moire. Elle mil en sa possession un instrument grâ< auquel il put déterminer en quelque sorte toutes li choae« à sa portée, les évoquer, les analyser, les comh ner. L'iTcrfruri- fui inventée, autre moyen de s'exprime idéograpiiiquemeni d'abord, nlphabéliquemnt ensuite, l Logique se constitua parallèli-in.uii n ht Gram maire et à Littérature écrite. Il advint que les mois se formèrent s parement, mais lous s'interfluençant et constituant système de tri langue. Après un long temps, l'éxantt seul de son langage amena l'homme à constituer i Science et sa Pnifosophie. Un Jour vint où tn Mé/rW s'affirma el par elle le moyen régulier d'examiner li choses en elles mêmes, d'en découvrir de nouvelles, t refouler le langage ou deuxième plan. La Suj'émnfisaiio des connaissances en lui accrue. La Termino/njîre scier lr/r'que fit ses premier» progrès el l'écriture aljjti abêti, (i apparut insuffisante au poiru dr faire place à la Notativ et a la Figuration, au SjisfémulïejHe, La Mesure, c'eat-i dire la comparaison précise et exprimée en nombre f son rntrée eï par elle les sciences se modelèrent peu peu sur le lype des MaîJiémorïques. faisant place au c* cul et révélant la forme déductive. Cependant s'alfirm la rocrWque, terme qui dans son sens large signifie 'r applications des science» aux problèmes de la vie. LMi tivité pure en fut entièrement, transformée. Elle se fil ra sonnée, englobant de» ensembles de plus en plus large; Par l'Organisai ion, la Standardisation et la production e séries elle accrut son Efficience.

c) Telle est à larges trait». I'esqu!s»e de l'évohilio accomplre. véritable déterminisme des faits, liés les ur aux autres et s'engendrant les uns îe» autres.

Le moment actuel est caractérisé par l'existence simri tanée de tous les éémenls successivement acquis. Il r marqué aussi por In nécessité de les faire dominer pi quelque idée ou formule d'ordre supérieur. Si celte idé n'intervient, le risque est grand, de voir ces élémeiti dispersés, opposés, contradictoires, l'impossibilité appui» aussi si on laisse le» choses aller d'elles-mêmes, de poi voir téaliseï le* grands progrès entrevus. C'est dire qu uoirr époque veut ardemment la Synthèse. Elle est cot vaincue de l'unité fondamentale des choses el de lime dépendance de tout ce qui le» compose. Elle sait qtu quelle que soit la structure et la consistance de la réalitr elle ne peut saisir ni concevoir celle-ci qu'a travers an propre esprit dont la loi suprême est l'unité. A pr oritr sa doctrine est donc l'I 'niui'j*ulisme, c'est-ô-dire un sy; lème qui embrasserait toute chose, Unrversalismc pour I

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Pennée (synthèse ou Philosophie générale de lu science ), pour l'Activité (économie vénéralr ou organisation), pour l'Emotion (coordination de le sensibilité, et union des arts) pour \' Expression (système général pour traduire pensée, action ei émotion en terme» intelligible»; pour en représenter avec un maximum de maniabilité, toutes les li.uLies et leurs ensemble» J.

d) C'est dans un tel milieu qu'est placée la Classification, On ne saurait plut la concevoir détachée de Lui Une Science bien faite, c'est un Système, el un synième c'est la classification. Une Activité ample, normale, régulière c'est de l'ordre qui ae réalise et l'ordre c'est la classification. Une sensibilité épanouie c'est une Harmonie d'impressions el de seiitments et V harmonie c'est la classification.

Ainsi dans la classification doivent UKVtst,

:nr dans l'instrument intellectuel de ta synthèse suprême, et Les systèmes de lu pensée et l'ordre de l'action, et l'harmonie de la sensibilité Mais pour exister dans le domaine des réalité* communicette», t.i classification tioît s'exprimer. Cette expression elle-même ne saurait êlir- que synthétique et par conséquent elle doit réaliser a son lour les progrès ainsi que ne peuvrnt plus prétendre nos pauvres langues et noire vieille écriture. Elle doit combiner à ta fois le meilleur de ce qu'on! apporté la Terminologie scientifique, In Notation, la Figuration schématique, lu Mesure et la .Standardisation, la Mathématique (algorithme, formule, calcul) ,

e) La forme du langage exerce une influence prépondérante sur la forme de l'esprit. Le langage dirige inconsciemment notre mentalité, car il est l'élément essentiel de la pensée. Créer une Classification synthétique avec notation concise des idées, c'est doter l'esprit d'une véritable langue écrite universelle capable d'agir puissamment sur in forme elle-même de la Pensée

f) L'idéal ainsi entrevu est-il possible à atteindre ? déjà s'en rapprocher que de l'avoir clairement de

fini. Cet idéal permet de préciser les desiderata, condition première.

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