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La fracture dei connaissances

Cependant quand elle sera devenue vraiment active, la Documentation franchira une nouvelle étape; elle envisagera la structure même des divers systèmes de nos connaissances qu'on dénomme les Sciences. Combien peu l'on s'en préoccupe en ce moment, et dans quelle trop

large mesure les résultats y sont attendus du hasard, de la simple juxtaposition des données, du groupement des matières d après l ordre empirique des programme* d'enseignement, lesquels déterminent à leur tour la publication des cours et fixent le moule traditionnel et classique dans lesquels viendront à être coulées trop empiriquement toutes les donnée».

Si le dépouillement des publications conduit à imaginer une véritahle métallurgie bibliographique, ai par elle un tendra à extraire le métal précieux de sa gangue inutilisable, il est un problème parallèle plus important encore : établir au jour te jour le cadre de la synthèse des faits et des idées. Ici, on touche presque aux derniets éléments de la pensée. Cor la comparaison se faisant entre toutes le» -sciences, entre toutes leurs méthodes, tous leurs résultats, ce sont le* a'aldes simplifications qui s'entrevoient, à la manière dont Macb à décrit le processus de la Pensée en quête d'économie, grâce aux lois qu'elle veut de plua en plus compréhensives, «ux explications qu'elle échafaude valables de plus en plus de faits. C'est là un ' qa'on pourrait dire de « méta-bibliographie u, mut il s'avance vers les régions troliscendantes.

5. — Le Livre, moyen il' uniccrsaliié, d'ubiquité, d'étermte (.nié, phonu, radio, télé: ers instruments tenus pour li ^ substitut* du livre sont devenus en fait le livre nouveau, les couvres au degré le plus puissant pour la diffusion de la pensée humaine.

Par tadto, on ne pourra pas seulement entendre partout, mais on pourra parler de partout. Pm télévision, on pourra non seulement voir ce qui se passe partout, mais chacun poutra faire voir ce qu'il voudra du point où il est. Ainsi, discours, musique, théâtre, musée, spectacle, manifestation, de son fauteuil chacun les entendra, les verra, y assistera el même pourra applaudit, ovationner, chanter en chœur, clamer tes cris de participation, ensemble, avec tous les autres,

Etre partout, tout voit, tout entendre et tout connaître, mais cela n'est-ce pan la perfection M la plénitude Que l'homme, en souverain hommage et souverain bien, attribua à son Dieu lui-même. Par ces instruments d'ubiquité, d'universalité el d'éternité, l'homme se sera donc rapproche de l'état de divinité, de l'état présumé être celui des élus devant Dieu, c'est-à-dire la contemplation radieuse de la Réalité Totale.

Tout cela, rien moins, plus peut-être, se trouve en puissance dans le Livre I

B. U Or.

taX.

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