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L'image et la mystique

I" A l origine 1 image revêt un caractère magique, Kstie, sacré. L'image n'est pas seulement une représerrUKon, Elle e«t quelque chose de l'être représenté lui-même. (L'envoûtement, le double.) L'image participe du même caractère mystique que le nom de certains êtres qui „e peut même être prononce (Le nom de Dieu, I Evangile qui est sacré, la Mesae qu'on ne peut lire en langtw vulgaire, ordinaire, etc.)

''mage « mentale • d'un objet est une réalité par 'iculiife a côté de la réalité de l'objet: il ,'„0j, de In décrue cxacVrment, de telle surir que. de l„ 5eule description, se déduisent les propiiété» particulières de

l'image, qui l'opposent A l'objet physique et à la batte de L'image.

3" Paracelse di-ait que s l'homme sr transfigure danH I objet contemplé OU i m, ruiné par lui ». Dans l'objet contemplé, parce qu'il reflète ton» Ica progrès réalises sou.* l'impulsion de l'espèce humaine; dan» l'objet ima- B'"é i In, l'homme peut donner libre cours aux

anticipation» de son imagination et créer une image ridant à *r» aspirations les plus hautes et à ses notion» le» plus précieuses de la perfection et de l'harmonie.

■1 Les méditations connues et dirigées sur une image matérielle par «i forme même, son aspect sensible, devi.-nii.-ni le point de départ d'une suite d'autres images internes qui procurent un certain étal mystique, la présence d un culte religieux. (I)

S" » Tout objet réduit d'une dimen*ion à une autre ne peut jamais être reproduit d'une façon exacte. Le dessin d'une maison n'aurait que peu ou pas de signiSeation, si nous n'avions jamais vu une maison; nous n'y verrions que des lignes et des ombres, il ne nous suggérerait aucune idée. Un dessin sur une surface plane réduit un objet de trois dimensions à deux dimensions : les tableaux représentatifs des périodes des mondes el des globes dans les ouvrages esotérique* la réalité représente oe quatre à Mftt dimensions et il s'agit d'interpénétration. Le dessin ici est analogue a la reprénentation du fonctionnement d'une montre en alignant les différente» roues sur un même plan. Le» tableaux des réalités hyperévoluées doivent être conçus spirituellement, sinon nu lieu d'éclairer le sujet ils sont cause de confusion. » (2) 6" Dès que l'instinct dit merveilleux eut fait admettre à I homme l'existence d'êtres surnaturels, il éprouva le besoin de les représenter au moyen de figures sensibles, ri il leur prêta l'aspect, les geste*, la physionomie de* êtres vivant» qu'il avait sous les yeux. Bientôt mémo il n'habitua a identifier le» êtres divin* qu'il avait conçus avec les images qu'il avait ewnyé d'en faire. De In le culte des images ou des idole* (idolâtrie signifie le culte des images).

De tons temps l'Eglise et les religions organisée» eurent

i cuper des images. Le rôle du doublï chez l'Egyp-

! interdiction des images aux Hébreux par Moïse.

I Et Ctccs ne croyaient pas à la nature divine d'une

de Diane mi de Jupiter, main attribuèrent suhti-

leinent à certaine» idole» vénérées de» verlud loul à fait merveilleuses. Dans l'Eglise primitive, le» images ne lurrnt pas d'abord honorée» publiquement. Vers le III* ou le IV'' siècle l'Egliv- commença ii relâcher sa sévérité éjpwfl I Bi Mmtthnaoi attaquèrent les Chrétiens sur

(1) Le Beruei)ch?rrier Bund diriger par Wïlhelm Stali lui (Munster).

(2) Max Heindcl. Cm Sosie dot Rose-Croi» IMS,

LE LIVRE ET LE DOCUMENT

cr pminl et prohibèrent les images. Des Chrétiens d'Orient manifestèrent la même répulsion ; un empereur les soutint. le Fape les anathémisa. Le culte des images a triomphé, mai» lei protestants iconoclastes modernes, les attaquèrent sur ce point.

7» Dans l'Eglise catholique romaine, on se sert donc d'images et de statues, tandis que dans les églises d'Orient les statues sont défendues. La doctrine catholique concernant la vénération de» images a été formulée par le Concile de Trente en 1563 Les hotouwn et la vénération leur sont dus, non parce qu'elles-mêmes sont divines ou possèdent quelque attribut particulier, mais à cause de. honneurs dus à ceux qu'elles représentent, à leurs prototypes. Chez les Grecs, le culte des images est dit la dulia (vénération secondaire) par opposition à la fcrfrio (culte suprême) qu'on ne peut offrir qu'à Dieu seul.

8° Le» millions d'images répandues partout et consacrées à l'écriture sainte ne représentent ni les dieux, ni leurs personnages dans les vêtements de l'époque (comme le croit la masse ignorante), mais suivant une conception idéalisée qui répond au goût d'artistes postérieurs. Le, écoles de peinture italienne ont exercé l'influence prépondérante; cela vient de ce qu'au moyen âge l'Italie était non seulement le siège de» Papes qui gouvernaient le monde, mais de ce qu'elle produisait aussi les plus grands peintres, sculpteur», architectes qui se mettaient à leur service.

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