Lawrence- Wheaton, Commentaire^ t. IV, p
2. Lewis, On foreiqn junsdictiony^. 46. — Piore, Délia estradizione, § 429 et »ulv, — Vazelhes, Étude sur l'extraditiorit p. 63. — Renault, Dei crimes politiques en matière d'extradition, Paris, 1880, p. 7 et suiv.
admis alors, des réfugiés politiques. Elle se réglait d'ailleurs sur ce point d'après les rapports d'amitié qu'elle entretenait et d'après la réciprocité et la solidarité des intérêts.
On sait, par l'histoire russe des temps anciens, que la cour des larosslaffs servit de refuge aux enfants du roi anglais Edmond chassé par Canut.
En 1609 le tsar Vassilii Ivanovitch Chouisky conclut avec le roi de France Charles IX un traité d'extradition relatif aux Russes traîtres à leur patrie \
A partir de la fin du siècle dernier, on vit se former chez nous, comme dans les autres pays, une nouvelle opinion relative aux criminels politiques émigrés à l'étranger et au rôle de l'État à leur égard.
Dans les instructions remarquables, données le 5 juin 1796, par Paul 1" au comte Panine, il est dit que les émigrés français « qui sont devenus victimes de leur dévouement à leur souverain légitime )> doivent trouver un asile en Russie. « Nous ne nous laisserons pas priver, écrivait 1 empereur, du droit de donner un asile paisible aux infortunés qui, parce qu'ils ne partagent pas les idées du gouvernement nouvellement établi en France, ont h redouter des vengeances et cherchent uniquement un lieu de sûreté '. »
Au commencement du siècle actuel, la Russie a conclu, on le sait, toute une série de traités spéciaux relatifs à l'extradition des réfugiés politiques, notamment des agitateurs polonais. Après Tannée 1866, quand la Russie