Laurent, Histoire, t. X, p
d'imposer à tous les pays la même organisation. Ils admettent une certaine liberté dans Tunion des États. Ceuxci ne devront se soumettre qu'au tribunal européen international. Tels sont les projets de Sartorius, Parieu, Lorimer, Bluntschli et d'un monarque actuellement régnant.
Le savant suisse Sartoritts a démontré que la paix et le progrès ne peuvent être obtenus chez les nations civilisées qu'au moyen de Tinstitution d'une république représentative universelle*.
Parieu admet la possibilité d'établir une commission internationale composée de représentants des gouvernements et des assemblées des divers États'.
Le professeur Lorimer, de Tuniversité d'Edimbourg, est l'auteur de deux projets. D'après le premier (de 1871), des plénipotentiaires (deux par chaque État), se réunissent annuellement en Belgique ou en Suisse et forment un congrès qui examine et tranche les questions internationales. Les voix des envoyés sont non pas égales, mais proportionnées à l'importance des pays représentés. Le nombre de voix appartenant à chaque État est déterminé d'après sa population, l'importance de ses revenus nets et le chiffre de ses importations et exportations. Le congrès décide si telle ou telle question a un caractère international ou purement territorial. Il peut faire exécuter ses décisions par la force des armes. Il désigne les membres du tribunal international auquel il renvoie les affaires qui devront être traitées dans les formes judi-
1. Sartorias, Orgarum des voUkommenen Friedera, Zflrioh, 1831. — - Voir le comte Kamarovski, Du tribunal international (en russe), p. 309,