Elle ne saurait être variable
Nombreux sont ceux qui aujourd'hui prétendent le contraire. Plus nombreux encore ceux qui, inconsciemment, se forment une morale d'après I'évolutionnisme, influencés qu'ils sont par la relativité des choses, les idées de progrès indéfini, le prestige de maîtres tels que Spencer ou Darwin, l'audace cynique des vulgarisateurs comme Haeckel, ou la pédanterie des primaires, dont les manuels scolaires font de la morale évolutionniste un des dogmes de la Libre Pensée (1).
(1) « Le grand principe, écrivait M. F. Buisson dans le Bulletin c^el'Associalion des anciens élèves de l'École Normale de la Seine, en nov. 1904, le grand principe sur lequel Jules Ferry, Gambetta, Paul Bert ont fondé l'École laïque est reconnu, vingt ans après, aussi solide qu'ils l'avaient prétendu, c'est le principe de la morale indépendante du dogme, antérieure et supérieure à tous les catéchismes qui ont la folle prétention de lui donner un fondement métaphysique.
« Le seul fondement que ces premiers organisateurs de l'éducation repu-