‹ Traité de dynamique, dans lequel les loix de l'équilibre & du mouvement des corps sont réduites au plus petit nombre possible, & démontrées d'une maniere nouvelle, & où l'on donne un principe général pour trouver le mouvement de plusieurs corps qui agissent les uns sur les autres d'une maniere quelconqueChapitre 8 sur 70 · XXX DISCOURS · texte numérisé non relu

XXX DISCOURS

directs et en très-petit nombre , on ne sera pas surpris que runifoi*mîté qui règne dans toutes mes solutions ; et que fai eue principalement en vue, les rende quelquefois un peu plus longues , que si je les avois déduites de principes moins directs. La démonstration que j aurois été obligé de faire de ces principes, ^e pouvoit d'ailleurs que m'écar* ter de la brièveté que j'aurois cherché à me procurer par leur mojren ; et la portion la plus considérable de mon Livre, n'auroit plus été qu'un amas informe de Problêmes peu digne de voir le jour, malgré la variété que fai tâché d'jr répandre , et les dîflScultés qui sont particulières à chacun d'eux.

Au reste, comme cette seconde Partie est destinée principalement A ceux, qui déjà instruits du calcul différentiel en intégral, se seront rendus familiers les principes établis dans la première , OU seront déjà exercés à la solution des Problêmes connus et ordinaires de la Méchanique; je dois avertir que pour éviter les circonlocutions, je me suis souvent servi du terme obscur Ae force , et de quelques autres qu'on emploie communément quand on traite du mouvement des Corps ; mais je n'ai jamais prétendu attacher à ces termes d'autres idées que celles qui résultent des priqcipes que j'ai établis , soit dans ce Discours, soit dans là première Partie de ce Traité.

P RÉ LIMINAIRE. xxx).

Enfin , du même principe qui me conduit à la solution de tous les Problèmes de Dynamique ^ je déduis aussi plusieurs propriétés du centre de gravité , dont les unes sont entièrement nouvelles , les autres n ont été prouvées jusqu'à présent que dune manière vague et obscure , et je termine rOuvrage par une démonstration du principe appelé communément la conservation des for^ ces vwes.

L'accueil que le Public a fait à ce premier essai ^ lorsqu'il parût en 1743, m'a engagé à publier en 1744 un autre Ouvrage, dans lequel ce qui concerne le mouvement et 1 équilibre des fluides a été traité suivant la même Méthode , et par le même principe. Cette matière épineuse et délicate n'est pas la seule à laquelle j'aie appliqué ce principe ; j'en ai fait le plus grand usage dans mes Recherches sur la précession des Equinoxes , Problême dont j'ai donné le premier la solution, long-tems et inutilement cherchée par de trèsgrands Géomètres ; dans mon Essai sur la résis-^ tance des Jluides , fondé sur une théorie entièrement nouvelle ; dans mes Réflexions sur la cause des vents , pour calculer les oscillations que l'action du Soleil et de la Lune doivent produire dans notre Atmosphère , et que personne n'avoit encore entrepris de déterminer ; enfin j'ose dire que plus j'ai eu d'occasions dempiojer les Méthodes

ixxij DISCOURS PRELIMINA

exposées et développées dans cet Ouvrage, plus j'ai reconnu la simplicité, la généralité et la fé* coudité de ces Méthodes.

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