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fort, continu et rapide à re^trémité des doigts. Soumise, d'après les règles, à fixer une cuiller d'argent, elle s'agite, et après quinze minutes d'attente, elle pousse des cris, sent comme une boule qui la gène au gosier, et ne présente aucun phénomène cataleptique ni anesthésiquc. Le bourdonnement n'a pas perdu sa force, mais il a été moins régulier et a augmenté en rapidité. Les pétillements sont très-remarquables; ils sont très-fréquents, très-forts par intervalle.
Exp. IV. — Une dame de 38 ans fait entendre un bourdonnement continu, fort et rapide; le pétillement est normal. Il a fallu à peine cinq minutes pour obtenir les phénomènes de catalepsie et d'anesthésie. Le bourdonnement est devenu petit, profond, irrégulier, et le pétillement très-rare. Cette dame ne dort pas et ses traits sont immobiles et calmes. Le bourdonnement est de plus en plus petit et semble avoir des intervalles de repos. Elle finit par dormir le bras en l'air, et le bourdonnement se supprime. Alors le bras s'affaisse et tombe; le bourdonnement est toujours nul. Le pétillement a des intervalles de repos complet, puis reparait. Pour réveiller cette dame, il a suffi de lui souffler plusieurs fois sur les yeux. Le bourdonne-^ ment n'a pas tardé à reparaître, d'abord petit, comprimé, puis évident. Il est devenu peu à peu normal.
Ëxp. V. — Une domestique de 21 ans a un bourdonnement très-normal. Dès qu'elle a subi l'influence de l'hypnotisme, elle ne présente qu'un bourdonnement petit, irrégulier. Elle est
réveillée presque aussitôt, à cause des craintes de sa mère,
qui redoutait cette expérience. Le bourdonnement redevient normal.
Exp. VI. — Madame X... a un tempérament très-irascible et est d'un certain âge ; le bourdonnement est sonore, rapide, régulier. Après quinze minutes d'expériences, le moindre contlBtct devient insupportable et fait pousser des cris. Cette hypé^
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resQiésie nous Cut penser que nous n'obtiendrons pas le soni'meil. Le bourdonnement n'a pas changé; les pétillements se sont multiples.
Exp. VU. — Mademoiselle D... a voulu se faire hynoptiser après madame X...; son bourdonnement est rapide et fort; elle est jeune et nerveuse. Âpres dix minutes, quelques pbé* nomènes d'insensibilité se sont produits, et il est déjà notable qu'il y a une difiérence dans la force et la régularité du bourdonnement; les pétillements sont rares. Elle ne tarde pas à tomber dans un sommeil profond, et si Ton essaye de tenir les membres en l'air ^ ils retombent par leur propre poids. Il n'y a aucun phénomène cataleptique; les phénomènes d'insensibilité sont poussés assez loin pour qu'elle puisse être piquée jusqu'au sang et ne le sentir aucunement. Le bourdonnement et le pétillement sont nuls et restent assez longtemps absents pour que les personnes présentes à cette expérience puissent s'en assurer. A peine a-t-on soufflé sur les paupières, que l'on touche^ qu'il y a réveil et bourdonnement ; celui-ci est d'abord petit, profond, et devient ensuite fort et normal. Il reste quelque temps avec des irrégularités.
Exp. YIII. — Un homme de AS ans est soumis à Texpérience pendant trente-cinq minutes ; il ne ressent que de la fatigue, des étourdissements ; les yeux sont rouges, larmoyants. Il n'y a pas de changement dans le bourdonnement et le pétillement*
• Exp» IX. ^ Une jeune damej très-nerveuse et sanguinGi se prête à l'expérience et parlé beaucoup pendant cinq minutes. t^eu à peu elle se ralentit, et on remarque qtie la sensibilité diminue, car si elle sent qu'on la pince, ce n'est pas en raison de la force du mal. Le bourdonnement, qui était rapide, est devenu plus petit et phis concentré ; il est continu. Le pétillement devient plus fréquent et plus fort. Cette dame présente des phénomènes cataleptiques et tient son bras pendant deux
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minutes k l'endroit où ou Ta mis. Le sommeil 8emble**t-il bien établi^ le bourdonnement est intennittent et subit dis absences; bientôt une résolution complète se fait, et le bourdonnement est complètement nul. Pour réveiller cette dame, il a fallu attendre; car, à peine réveillée, elle se rendormait. Ce n'est que lorsqu'elle a été bien réveillée que le bourdonnement a repris son état normal.
Exp. X. — Madame P... est très-forte et d'une constitution nerveuse et bilieuse. Elle a un bourdonnement très-fort, continu, rapide. Soumise à l'action de la cuiller pendant trois minutes, elle devient cataleptique, et on peut lui lever les membres inférieurs, ils restent dans la position où on les a mis. Le pétillement a souvent une force inaccoutumée. Le bourdonnement a été un instant nul dans le bras catalepsie. Après qu'on eut plusieurs fois soufflé sur les paupières, madame P. . . s'est réveillée, et le bourdonnement s'est peu à peu rétabli.
De ces expériences, on peut conclure que le bourdonnement subit de grandes variations dans l'hypnotisme : 1® s'il est fort, rapide, régulier au début de l'expérience, il devient petit, lent, irrégulier dans le premier degré de l'hypnotisme ; 2* dans le second degré, où les phénomènes cataleptiques et anesthésiques sont plus marqués, il se trouve encore plus profond, plus lent, plus irrégulier ; il y a des intermittences ; 3^ enfin, dans le troisième degré, lorsqu'il y a un sommeil complet ef que le sujet est dans la résolution musculaire ou dans un état cataleptique très-prononcé, le bourdonnement est le plus souvent complètement absent, ou s'il existe^ il est très-profond, presque imperceptible et comme reténu. Ce troisième degré de l'hypno*^ tisme n'est pas si facile à obtenir que les autres. Sr le sujet hypnotisé présente plutôt de l'hystérie que les phénomènes propres à l'hypnotisme, le bourdonnement ne change pas, ou bien il est inégal et plus rapide. Si l'on ne peut faire subir l'in* fluence de l'hypnotisme, à h personne qui y est somniseï le