DE LA DYNAM06C0PIE
Chez les enfants de six ans, et surtout chez ceux de sept, huit, neuf, dix, onze, douze ans, le bourdonnement est perçu presque partout, comme chez Fadulte.
Ses caractères sont les suivants : petit, profond, filiforme, rapide, nourri, toujours trèsMloux, souvent musical, uniforme, continu, régulier.
L'ensemble de ces caractères constitue le bourdonnement puéril.
Le bourdonnement est pareil des deux cdtés.
Les tempéraments ne paraissent pas modifier les différentes espèces de bourdonnement des enfants.
Le pétillement n'est perçu qu'à Textrémité des doigts, quand il est entendu. Il diffère, dans un temps donné, des deux cô-* tés; il n'est pas isochrone, ni égal.
Les caractères du pétillement sont les suivants : irrégulier, non continu, tantôt fréquent, tantôt rare , fort, faible, simple, double, multiple.
Le pétillement des enfants est plus fréquent que celui des adultes, des femmes, des vieillards.
L'irrégularité du pétillement constitue encore un de ses ca-^ ractères les plus saillants. Nous nous servii*ons désormais de l'extrémité des doigts pour faire les expériences.
BonrdODnemcnt et petiUcment de rhoiniiic à Tétat de velUc
et de sommeil.
Il résulte d'expériences comparatives , considérées dans la veille et dans le sommeil, que le bourdonnement diffère dans ces deux états.
Le bourdonnement, qui, à l'état de veille, est fort, doux, un peu rude, d'une égalité imparfaite , devient^ pendant le sommeil, petit, moelleux, d'une égalité parfaite, ni rapide, ni lent, régulier, profond.
Tous ces caractères du bourdonnement pendant le sommeil^ peuvent être désignés par le nom de muical.
H MS L4 I^TNAXOflOOPnS.
htÊ cmdèret da boardonnement paraissent être ks manies daa deox eACés.
Les tempéraments ne paraissent pas influer sur les carac* tèras da iMNirdonnement pendant le sommeil.
Le peliOemat parait bas, petit , simple, sourd poidant le sommeil; il est intermittent, éloigné ou nul.
Les marches forcées, les courses, les danses, des mouvemoits qodconques, prolongés pendant un certiûn temps, modifient le bourdonnement normal. De doux il devient rude; de modleux il devient dur; de petit il devient grand, fort; de lent il devient rapide ; d'égal, inégal. 11 prend, en un mot, les caractères du bourdonnement qu'on peut appeler roulant.
Les caractères du bourdonnement semblent être les mêmes des deux côtés.
Les tempéraments ne paraissent pas influer sur les caractères de ce bourdonnement.
Le pétillement est toujours plus fréquent ou plus fort après une fatigue quelconque qu'à l'état normal pendant le repos.
vmÉmamàsmEB pbtsxo&ogxqvss et pathoaooxquss.
■•«rdMuiciiient et peilHement de U fcnime enceiale.
Les caractères du bourdonnement chez la femme enceinte de plusieurs mois, comparés aux caractères du bourdonnement chez la femme à l'état ordinaire, varient : de doux, il devient rude, de petit, fort; de lent, rapide; d'égal, inégal. Il revêt, en un mot, les caractères du bourdonnement routant.
Le côté droit et le côté gauche ne semblent pas avoir de dif férence.
pe Là btnàmoscopie, 27
Les divers tempéraments paraissent impressionnés de la même manière.
L'auscultation locale, faite sur les paroia du ventre, aux points où la mati'ice développée semble se reposer avec le plus de liberté, ne fait entendre aucun bourdonnement. '
Il semble que le bourdonnement devienne de plus en plus roulant, à mesure que la femme enceinte avance vers son terme.
Le pétillement n'offre rien de particulier.
|BoardOBii«nient cTc rbomme efbérlsé on cblôroformé.
L'étbérisation ou la chloroformisation légère ne produit pas de trouble ; plus forte, elle rend le bourdonnement ptus irrégulier; il est plus ou moins rapide ou plus lent. Les pétillements augmentent alors.
Une éthérisation ou chloroformisation qui détruit les sens et la sensibilité pervertit le bourdonnement, car il devient tremblotant, ou passe d'un ton aigu à un ton grave. Les pétillements sont plus rares, plus forts et plus éclatants.
Une éthérisation ou chloroformisation qui agit sur la vie organique rend le bourdonnement intermittent ou le suspend. Les pétillements peuvent alors être également suppriniés.
noàrdonnement e( petUlement de rbomme électrlsé.
Le bourdonnement change pendant Télectrisation. S'il est doux, nourri, lent, égal, régulier, cqntinu, normal, en un mot, il devient rude, bruyant, rapide, égal, continu, régulier. Il prend le timbre roulunt^ rapide et fart.
Dès que Ton cesse l'électrisation , le bourdonnement ne cesse pas d'être roulant, rapide de suite. Il revient peu à peu, mais pourtant assez vite , au type qu'il avait avant l'électri-* sation.
L'influence de l'électrisation est générale sur le bourdonne-
28 DE LA DYNAMOSCOPIE.
ment. Si Ton se contente d'électriser un membre ou une partie du corps, le développement du bourdonnement n*est sou^ vent marqué qu'aux parties spécialement électrisées.
Les petillemens, pendant l'électrisation, deviennent plus (ré" quents, plus forts; si l'on électrise les muscles de Favant-bras, ils sont éclatants. Quelques minutes après l'électrisation, les pétillements deviennent ou rares, ou fréquents, mais toujours vjfs et sourds.
vonrdoiinciiient et petlllciueol pendant rnypnotlime.
Exp. I. — Une jeune fille de 18 ans présente, à l'extrémité des doigts, un bourdonnement égal, continu, rapide et fort; le pétillement est fort et fréquent. Assise dans un fauteuil, elle est placée de manière à regarder, dans le strabisme convergent supérieur, une cuiller d'argent. Après quatre minutes, elle ne sent presque rien quand on la pince, et elle tient son bras en catalepsie. Bourdonnement faible, oscillations rares et difficiles; pétillement quelquefois nul et quelquefois à fortes décharges. Plus tard, sommeil complet, avec résolution des membres; bourdonnement et pétillement nuls. Cette situation dure trois minutes ; je souffle sur les yeux en touchant les paupières, et la jeune fille s'est réveillée toute surprise. Le bourdonnement a immédiatement reparu; il a été d'abord assez profond, puis continu et fort; les pétillements sont restés plus longtemps forts et fréquents.
Ëxp. IL — Un homme de 30 ans, très-nerveux, est soumis à l'action d'une boule ronde en acier très-luisante, à 15 centimètres de la racine du nez. Après vingt minutes d'expériences, il ne reçoit aucune influence, et l'on est obligé de renoncer à observer les phénomènes qui devraient se produire. Le bourdonnement est toujours resté rapide et égal.
Ëxi>; IlL ^ Une jeune fille de 24 ans a tin bourdonnement