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passe par la série des dégénérations suivantes : le bourdonnement, qui était à l'état normal, devient roulant, fort, rapide, égal, continu, régulier; c*est ainsi que nous Tavons constaté tout d'abord le plus souvent, parce que nous ne sommes ap pelés à voir les malades que quand la maladie est déclarée. La maladie progresse, et le bourdonnement offre quelques essais de tremblotement et des inégalités ; il est toujours continu. Alors, la maladie augmentant, le bourdonnement est roulant, tremblotant chemin de fer, variété désignée ainsi par la ressemblance de ce bruit avec le bruit d'un train en marche. Nous arrivons ainsi à l'apogée de la maladie, époque à laquelle le bourdonnement tremblotant n'a presque plus de ressemblance avec le bruit d'un train de chemin de fer; mais il reste pourtant tremblotant et descendant; ensuite il se relève pour prendre le ton normal, ou bien il reste bas. U peut même se supprimer, mais cette suppression est courte. Dans cet état, le malade peut mourir, comme aussi, et c'est le cas le plus fréquent heureusement, il peut recouvrer la santé. Dans ce dernier cas, les suppressions du bourdonnement sont courtes et ne persistent pas longtemps. Le bourdonnement reste petit, clair, profond, il baisse et ne s'éteint pas; souvent il est grondant, et, sous une apparence de sonorité grande, il cache de la faiblesse ; il ne garde pas longtemps le caractère grondant, on le voit bientôt baisser, devenir petit et clair ; c'est surtout quand le malade a fait quelque mouvement que le bourdonnement est grondant. Peu à peu le malade perd son bourdonnement tremblotant, ses variations de notes; il acquiert de la force, de l'égalité, de la douceur et la régularité presque parfaite qu'il a dans l'état normal. C'est alors seulement que le malade se rétablit.
3* Dans le cas où le mal empire et où le malade court à sa ruine, les suppressions du bourdonnement sonMongues; elles sont souvent plus longues même que les moments d'apparition du bourdonnement. Le bourdonnement lui-même est roulant, tremblotant, il baisse profondément. Enfin, il est des cas où,
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au lieu d'être roulant, il reste toujours faible, petit, comme un murmure; et alors, si la rudesse manque, on le trouve peu nourri, et il subit toujours la loi des suppressions et des tremblotements.
A la période ultime, quelques heures avant la mort, le bour-' donnement se supprime totalement à Fextrémité des doigts. C'est une exception quand il persiste jusqu*au moment de la mort, et quand il en est ainsi, il a des caractères particuliers qui rappellent ceux que nous entendons après la mort, et que nous désignerons sous le nom de bourdonnement éteint, ou. nécroscopique, ou bourdonnement des morts.
Nous n'avons pas observé de ces cas terribles de typhus où la mort ait enlevé les malades en cinq ou six jours.
Tous les cas de typhus que nous avons observé ont duré deux, trois, quatre, cinq et six septénaires. Les variations que nous présentent les caractères des pétillements notés par nous sont incompatibles avec toutes les combinaisons, tous les rapports que nous avons pu entreprendre dans le but de leur trouver une signification proportionnée aux symptdmes on à la marche de la maladie.
Effets da boardonnenieiit dHii» la variole.
Obs. I. — Ravot, 23 ans,^ Soldat au 95^ de ligne, se sent malade le dimanche 30 juin. Il n'a pas été vacciné. Il entré à l'hôpital le 1®^ juillet ; la variole se déclare le 2. .
3. Les plaques s'effacent difficilement à la pression, et couvrent le corps.
Auscultation. — Bourdonnement rouiiant, clair, quelques légères trépidations ; il y a des affaiblissements et des exacerbations ; pétillement très-fréquent.
^h. Figure tuméfiée, uniformément rouge; boutons très-nom-
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breux ombiliiiués ; U y « des plaques qui ressembleiit au& yi»ques de scarlatine et qui sont des agf^omârBtioos de boitons.
Au$ctdt(Uion. Bourdonnement roulant, uniforme, trépidant ; pÊMIement ntd.
5. Les boutons sont aplaiis, et il y a au milieu des poiats noirs» conmie gaiigrénés.
witiseiitMiM, ^^ BèurAranemeKit roulant, uniforme, trem-» btotant, ceMlhU; peKDefmeùt fréquent, élàir, double et simple.
6. Le malade a dormi. Boutons nomlffeuK sur b langue^ la figure est rouge; les boutons ont blanchi.
Auseuttàttûft. — Bourdonnement roulant, rapide, un peu dalr ; pétillement fréquent, double, simple, fort.
7. Le malade a doittm; $1 a rêvé to veille ; il erachel)«a«H cou^ il y a des vésicules tpà crèteiit aor hi finote. (Bcmilfofi maigre.)
Auicultation. — Bourdonnement roulant, très-peu durable; il baisse, se supprime; pétillement nul.
8. Il se forme des croûtes sur la figure et sur les membres : ce sont des vésicules. Le malade a eu quatre selles. (Limonade ; bouifion id.)
Auscultation. — Bbufdonnethentrbulant, fort, tremblotant, rapide.
9. Boutons secs à la figure. Le malade parle, et il est îfnpossihle de le comprendre; il ne sait pas^e qu^l dit; il •délîfe ;la respiration est un peu eodisarroBsée; il a eu cinq seUeê; il M souflre nulle part.
Amic^têtim. ^ Boui^unement dair, foiUe, rpm dtstin^tt,
M Là jyVKàliOfiCOPIB. ittS
éteint ; petillemeat nul. A une âctuuëme auscultation , bourdonnement un peu rapide d'abord ; il est peu nourri, il baisse, se supprime et réparait éteint.
10. La respiration est embarrassée, très-dtffieile; le malade ne comprend plus rien ; on voit qu'il est b Tagonie. (Potion : sous acétate d'ammoniaque, 15 grammes ; eau de Seirr d*oninger^ 30 grammes ; infusion de fleur de tilleul, 150 gramnies ; un vésicatoire à la nuque ; cataplasmes spapisés aux coudes.)
Auscultation. — Bourdonnement lràs*petit ; il disparaU^ et quand il reparaît, il est éteint.
Mort à onze heures du matin.
Autopsie trente heures après ta mort.
Méninges injectées ; cerveau infiltré; sang poiasew^, trèsnoir.
Le ventricule gauche et l'aorte du OGBur sont rouges, imi* formes.
Rate érectile ; foie engorgé.
Estomac enflammé, rouge au grand cul-de-sac. Une plaque de Peyer et qudques arborisailions aux tnteidfins; qwtqiies utricules de Lieberkuhn ; verge sphacélée ; reins sans altéraâcms.
Béi^tltats de la dtnamoscopie. — Malade entré le !«' juillet. Ausculté le 3: Bourdonnement roulant, clair, légères trépidations, pétillement très-fréquent. Le &•, bourdonnement roulant, uniforme, trépidant; pétillement nul. Le 5, bourdonnement roulant, uniforme, tremblotant, continu; pétillement ftéquent, ûlairi double, simple. Le 6, bourdonnement roulant, rapide, un peu clair; pétillement fréquent, double, simple, fort. Le 7, bourdonnement roulant, baisse et se supprime ; pétillement nul. Le 8, bourdonnement roulant, fort, tremblotant, rapide. Le 9, bourdonnen^enl olair, faible, peu distinct, éteint ; ensuite un peu rapide , peu nourri, bdisse , se supprime et reparaît éteint; pétillement nul. Le 10, bourdon-
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nement très-petit, disparait et réparait éteint. Mort à 11 heures.
Obs. n. — Layeau, soldat au 95' de ligne, tombe malade le 10 juillet. Entré à l'hôpital le 13, il se plaint de douleurs de jambes, de grande faiblesse.
ik juillet. Le malade a de la fièvre, mais rien qui attire l'attention. •
Auscultaiion. — Bourdonnement doux, normal. Le soir, id.