‹ Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité desChapitre 52 sur 64 · I. — Génies (Gfaariies), âgé idei3^«[ns, soofbut.amx ^mbes · texte numérisé non relu

I. — Génies (Gfaariies), âgé idei3^«[ns, soofbut.amx ^mbes

264 DB LA DTNÀMOSCOPIE.

quelques taches scorbutiques. Malade depuis trois mois. 15 février, bourdonnement continu, petit, peu nourri, égal, régulier; pétillement assez fréquent. 21, bourdonnement continu, grondant, il a marché ; pétillement fréquent. Sorti en convalescence le 26.

II. — Brigantais (J.-P.), 22 ans. Malade depuis deux mois. Scorbut à la bouche, taches aux jambes. 16 février, bourdonnement non entendu à quelques doigts ; aux autres/bas, petit, peu nourri, lent. 20, id. Sorti en convalescence le 26. Le bourdonnement est entendu aux autres parties du corps.

m. — Génies, 34 ans, tempérament sanguin. Malade depuis deux mois et demi. Scorbut aux jambes, taches qui sortent encore. 17 février, bourdonnement vague, jion entendu, petit. Sur les autres parties du corps, il est le même. 21, Génies s'est levé. Bourdonnement grondant, petit, peu nourri.

IV. — Guichard, 29 ans. Malade depuis un mois et demi. Scorbut à la bouche et aux jambes. 18 février, bourdonnement roulant , sourd ; pétillement fréquent. Le bourdonnement, sur les autres parties du corps, présente les mêmes changements. 2i^, bourdonnement fort, sonore, mais peu nourri, clair. Sorti le 26.

Y. — Lafont, 24* ans. Diarrhée scorbutique ; marasme ; quatre mois de scorbut. 22 février, bourdonnement petit, bas, faible, peu nourri, continu. 5 mars, bourdonnement peu nourri et grondant. 7, bourdonnement roulant; il baisse, mais ne disparaît pas; il est alors petit, peu nourri, clair. 10, bourdonnement petit, clair, peu nourri. 11, bourdonnement roulant; il baisse. 12, bourdonnement petit, profond, à ressauts; il disparaît. 16, bourdonnement petit; il baisse et devient insensible. 17 au soir, bourdonnement petit ; il baisse et se supprime huit heures avant la mort.

YI. — Amat, 22 ans. Deux mois de maladie; scort)ut aux

DE LÀ DTNÀMOSGOPIE. 265

jambes, sans taches. 27 février, bourdonnement petit, peu nourri, continu. Sorti le 8 mars.

Yn. — Thomas, '^h ans. Deux mois de scorbut à la bouche, aux jambes; œdème des jambes. 27 février, bourdonnement sourd, petit ou non entendu; pétillement très-fréquent. On Tentend sur différentes parties du corps.

YIII. — Huffel, 25 ans. Un mois de maladie; œdème général ; taches sur tout le corps. 22 février, bourdonnement sonore, métallique, grondant, clair. 24, oourdonnement grondant, sourd et petit; pétillement fréquent. Il est entendu sur les autres parties du coTps. 29, bourdonnement très-faible, petit, peu nourri. 5 mars, bourdonnement grondant, sonore. Sorti le 20 mars.

IX. ^ Bardoulat, 25 ans. Malade depuis trois mois. Scorbut aux jambes, à la bouche; diarrhée scorbutique, f mars, bourdonnement petit et non entendu, peu nourri. 5, bourdonnement petit, clair.

X. — Pillot, 27 ans. Scorbut depuis deux mois; bronchite. Le 7 mars, bourdonnement petit; il baisse et parait «e supprimer. 8, bourdonnement petit, clair; il baisse, disparaît; pétillement nul. Mort le soir à neuf heures, douze heures après l'auscultation.

XI. — Ruffiac, 30 ans. Quatre mois de scorbut aux jambes ; pneumonie scorbutique. 1" mars, bourdonnement petit, rapide; il baisse, se ralentit, paraît se supprimer; pétillement nul. 8, id. 10, bourdonnement petit, à ressauts, grondant, se mêlant; il baisse et est égal; pétillement rare. Id., le soir. 11, bourdonnement petit et grondant. 15, bourdonnement roulant, actif, continu. Sorti le 30 mars.

Xn. — Frœliger. Trois mois de maladie; diarrhée; épanchement; dernière période du scorbut. 1" mars, bourdonnement roulant, sourd, clair; il baisse et se supprime. 10, bourdonnement continu, grondant. Mort le 20 mars.

Xni. — Pierre, ik ans. Malade depuis quatre mois; diarrhée scorbutic^ue. 23 mars, bourdonnement fort, sourd, à ressauts. 25, bourdonnement petit, très-faible, éteint. Mort le 26 mars à six heures du matin.

XIY . — Despeaux (Vincent), 2<h ans. Trois mois de maladie. Scorbut aux jambes. 27 mars, bourdonnement fort, sourd. 30, bourdonnement petit, scorbutique. 5 avril, bourdonnement roulant, rare. 7, bom'donnement rude, petit, clair. 13, bourdonnement peu nourri. 22, bourdonnement peu nourri. Sorti le 23 avril.

XY. — Gaboât, 22 ans. Malade depuis trois mois; diarrhée scorbutique. 27 mars, bourdonnement petit, profond. 7 avril, bourdonnement grondant, à ressauts; pétillement fréquent. 13, bourdonnement petit, scorbutique. Sorti le 8 mai.

XVI. — Thomas, 22 ans. Scorbut depuis 6 mois. 18 avril, bourdonnement scorbutique. 21 , bourdonnement roulant , sourd, rapide. 22, bougonnement roulant, rugueux. 23, bourdonnement roulanf, à ressaut. 2ilh, bourdonnement rodant, rapide, tremblotant; il baisse et se su^Drime. 25 et 26, id. %r, bourdonnement grondant, sourd, tremUotant. 2^, bourdonne^ ment petit, éteint dix*huit heures avant la mort.

Nous rapporterons seulement les observations les plus impor* tantes.

Obs. I. — Pillot (Joseph), 27 ans, chasseur à pied, entre le 16 février, salle Sàint-Lazdre, 7 bis. Il vient de Crimée; il y est resté deux mois malade. H ne peut nous donner que quelques renseignements sur son état actuel. tousse beaucoup : c'est une bronchite capillaire entée sur un scorbut. Il a eu le 26 février un point de c6té qui Ta fait sonfirir horriblement. (Sfiiiapisme; vésicatoiresttr le cùié,) La toux arrive par quintes, et elle est excessivement pénible. Le malade, ne pouvant pas supporter les toniques iii 'les antiscorbutiques, va en s'aftitt^issant

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tous les jours ; la maladie et ramaigrissement progressent à ce point que, le 7 mars, il est dans Tétat suivant : sommeil res* semblant à un état comateux ; les traits sont bouleversés ; la face s'hyppocratise ; les ailes du nez se rapprochent; le malade entend mal, et sa maigreur est extrême. Il tousse de temps en temps, et c'est une toux longue, sans expiration fatigante; sa langue est mince, humide, rouge-nét. Il fait sous lui sans le savoir; il a une diarrhée très-fétide. Le pouls est tendu comme une corde de violon, roide, 105 pùlssrfiôtls. L'état des muscles eélroide, tendu comme des cordes.

Auscultation^ — Main gauche : bourdonnement clair, pétillant, lent; il baisse, devient vague; on croirait qu'il se supprime; pétillement nul.

Le 8 mars au matin à huit heures, il ne s'occupe presque plus de ce qui se passe autour de lui. Le râle de la mort commence. Le pouls est très-irrégulier et presque imperceptible.

Auscultation, — Main droite (on tire lés mains de dessous les drap^) : bourdonnement excessivement petit, clair, net, filiforme, lent et distinct, et peu après son apparition avec ces caractères, il disparait et ne reparaît plus; pétillement nul, un semblant parfois. Au médius et à l'annulaire^ bourdonnement et pétillement nuls. A la région du cœur et au creux épigastrique, on n'entend que le bruit respiratoire et le mouvement du cœur.

he malade meurt le soir à neuf heures et demie. Bourdonnement au creux épigastrique dix heures après la mort.

Obs. II. — Ruffiac (François), 30 ans, soldat au M^ de ligne, entre à l'hôpital le !«' mars. Il est parti le 15 février de Constantinople ; il n'y est resté qoe trois jours ; il a été quatre mois à l'ambulance pour le scorbut aux jambes; il n'a jamais eu le scorbut à la. boucbe; il n'a pas eu de dtart^hée-Sur le balesu à

268 DE LÀ DYNAMOSCOPIE.

vapeur, il a pris un coup d*air qui n'a pas été soigné ; aphonie présumée produite par un état scorbutique de la muqueuse laryngée. L'auscultation de la poitrine ne fait entendre aucun râle; seulement, à la partie postérieure et à la base, il y a difficulté de la respiration; on n'entend pas le murmure vésiculaire. Le malade tousse beaucoup, il est affaibli ; il y a 100 pulsations.

Auscultation, ^Main droite (indicateur, médius, annulaire) : bourdonnement se rapprochant du timbre normal, continu, d'abord actif, puis lent. En faisant appuyer la main de manière à ce qu'elle soit immobile, le bruit se supprime; pétillement nul.

Main gauche : bourdonnement profond, continu, môme timbre. Les extrémités des doigts blanchissent; le doigt annulaire a un timbre plus élevé, plus distinct que celui des autres doigts; pétillement nul.

Le 8 mars, même état.

Auscultation. — Main gauche : bourdonnement clair, fort, ictif ; pétillement nul. Si le malade repose sa main sans faire attention, le bourdonnement n'est plus aussi fort.

iO. Le malade est allé deux fois à la selle; la voix est toujours affaiblie; il conserve assez d'embonpoint. Les crachats ne sont pas aussi rouge-noir. Il en a rempli tous les draps; ils sont plus muqueux, liés, quoique verdâtres. Sur les bords, la langue est dépouillée et rosée sur le milieu; elle est un peu blanche, avec un pointillé rouge au milieu. Il n'a pas de fièvre. Pouls ni fort, ni faible, assez mou, 80 pulsations. Le malade n*a pas de voix; il est un peu sourd; il tousse. Les ailes du nez sont un peu blanches..

Auscultation. — Main droite : Indicateur, bourdonnement grondant, timbre do; il n'est pas également fort, il y a des renforcements. Médius, bourdonnement ayant les mômes carac-

DB LA DTNAMOSCOPIE. 269

tères, peut-être un peu plus uniforme. Annulaire, bourdonnement plus évident que dans les autres doigts, il est grondant. Écouté avec attention, le bourdonnement étant d*abord grillonnant et fort, devient moins évident; alors il est plus lointain et paraît uniforme, et cela pour reparaître; pétillement nul.

Main gauche : Indicateur, bourdonnement pelit, profond, timbre musical, uniforme; pétillement nul. Médius, bourdonnement plus évident, se rapprochant du timbre grondant. Annulaire, les caractères du bourdonnement sont remarquables, d'abord grillonnant, sautillant, ni lent, ni vite, il passe au caractère continu, égal, et aloi's il baisse, devient plus lointain ; cela se reproduit plusieurs fois et sans intervalle fixe, timbre do; pétillement rare, simple.

Il s'est donc produit un commencement de perturbation dans Tauscultation, auquel on doit faire attention.

Le soir, deux selles. La langue est dépouillée ; nulle souffrance; crachats muqueux;'pas de toux. Le malade voudrait, mais ne peut dormir.

Auscultation, — Main gauche : Indicateur, bourdonnement évident, de même caractère que le matin ; il y a des moments où il est plus fort. Médius, id. Annulaire, bourdonnement plus soutenu que le matin; il y a pourtant de légères variations, il est moins fort; pétillement nul.

Le 11 au soir, le malade a passé une assez bonne journée; il a toussé un peu; crachats muqueux; pas de douleur locale; pouls régulier, sans fièvre.

Auscultation. — Main droite : Indicateor, bourdonnement fort, mugissant; il faiblit et reste bas. Médius, id. ; pétillement double, multiple. Annulaire, bourdonnement grillonnant et constant.

Main gauche : bourdonnement clair, pétillant, assez uni* forme, non actif.

270 DE LA DTNÂMèSGOPIB.

Le 12 mars, le malade est couché sur le côté ; il va rarement à la selle.

AuscuMaUon. — Main gauche : Indicateur, bourdonnement mugissant, fort, puis il faiblit un peu et se maintient faiblissant. Médius, bourdonnement fort, caractère grillonoant; pétillement rare, simple. Annulaire» bourdonnement également fort.

Du 13 au 15 mars, Tamélioration commence à se faire sentir.

Le 15, le malade ne tousse prcisque plus; les crachaU sont rares, muqueux, verdâtres. L'auscidtation de h poitrine w fait presque rien entendre. Le vésicatoire est s^c. Le malade parle mieux ; les jambes le fout $ou£Erir.

L'aphonie est moins complète.

Auscultation. — Main droite : Indicateur, bourdouneni^nt mugissant, continu, égal. Médius, le bourdonneinent çst plui^ roulant; il y aune différence entre le mugissant et le iTQula^ ' Tunest continu, avec un cri aigu et égal, uniforme; Tautre {| un cri joaoins aigu et moins uniforme. Annulaire, bourdoBnement égal ; pétillement rare et nul.

Main gauche : Indicateur, bourdonnement actif, roulant, continu, égal; pétillement presque nul. Id. au médius et à l'annulaire.

Sorti le 30 mars.

Obs. m. — Pierre est entré à l'hôpital de la Citadelle le i% mars. Il est observé le 23. Il présente les caractères suivants : qioatpe ou cinq selles par Jour ; ses traits sont profondément al-^ tàsé» ; il À la parole difficile et lente ; il entend difficilement ; le pouls est petit, fréquent, le ventre assez mou. Il règne sur l'avant-bras une inflammation phlegmoneuse.

AiMcuUation, — Bourdonnement fort, sourd, ni rare, ni rapide, quelques ressauts.

DB LA BYNàMOSGOPUE. 271

S5 mars. L^affaiblissement est -progressif et profond. Le pouls est irrégulier, petit, profond.

Auscultation. — Bourdonnement petit; il baisse beaucoup, est superficiel, éteint.

Mort le 26, à six heures du matin.

Auscultation à quatre heures du matin. -^ Pas de bourdon^ nement à l'extrémité des doigts; il est très-faible au creux épigastrique, entre les fausses côtes; il devient évident à la région précordiale du côté droit seulement.

A midi, le bourdonnement n'existe plus à l'extrémité des doigts ni au pli du coude ; mais il est encore fort évident à la région précordiale du côté droit, et un peu sur les parties latérales du cou.

M. le professeur Fuster, qui a bien votthi me suivre dans cette expérience, a pu constater que le bounlonnement existait encore à la région précordiale.

A quatre heures du soir, le bourdonnemeni n'^i^e pas à l'extrémité des doigts, ni au pli du coude, ni sur ie trajet des carotides, pi sur le crâne, ni sur le c6té g$^ucbe du thorax; il est excessivement petit, profond, et s'éteint du côté droit.

Le lendemain à sept heures du matin , bourdonnement nul partout.

Obs. IV. — Thomas, 22 ans, entré le 18 avril, est atteint de scorbut aux jambes depuis cinq mois. Il a passé ce temps dans les ambulances et dans les hôpitaux. La diarrhée i'a émacié au point qu'il ne lui reste plus que les os. C'est la seconde fois qu^elIe reprend ; il a un peu de fièvre ; le pouls est fréquent. Le malade mange pourtant avec appétit; il n'a pas de céphalalgie ; il ne se plaint pas, il est gai ; quatre selles le 18 avril.

Auscultation, — Bourdonnement si petit, si faible^ qu'il est à peine perceptible ; il est peu nourri. C'est le scorbut à sa dernière période.

272 DB LA DTNAMOSGOPIE.

21. Peau chaude, pouls fébrile. Le malade est plus mal que la veille; il s'est levé deux fois seulement; pas de coliques.

Auscultation. — Bourdonnement roulant, sourd , éloigné, d'une uniformité imparfaite, continu, rapide.

22. Le malade a la langue très-sèche, sans fuliginosités ; il a une grande soif; il ne sou£fre pas du tout ; la peau est chaude, aride, sèche; le pouls fréquent, plein, fort.

Auscultation, -^ Bourdonnement roulant, sourd, masqué par un pétillement des plus fréquents, éclatant. Le roulement offre un caractère particulier : ce n'est pas l'uniformité du roulement, ni la titubation du tremblotement.

23. Le malade a déliré ; il n'est pas allé à la selle depuis hier midi ; langue sèche, mais moins que la veille ; il ne tousse pas ; la tète lui tourne ; il n'y voit pas , ce qu'il attribue au sulfate de quinine. Il est d'une maigreur excessive. Le pouls est petit, fréquent.

AtMcultation, — Bourdonnement roulant, sourd, à ressauts, un peu obscur. Une heure après, en présence de M. Fuster, bourdonnement roulant, comme s'il y avait rebondissement; il est continu, assez fort.

24*. Le malade a la langue moins sèche; il répond avec beaucoup de lucidité aux questions qu'on lui adresse ; il délire souvent; il n'a pas de diarrhée; il ne tousse pas, mange beaucoup; pouls petit.

Auscultation. — Bourdonnement roulant, rapide; parfois ce sont des tremblotements, et ces tremblotements l'emportent sur l'uniformité ; il baisse et on dirait qu'il se supprime.

25. La langue est sèche vers le fond et un peu humide à la pointe; le malade est sourd ; il délire la nuit. Ses idées ne sont pas très-claires; pas de coliques; il ne toussse pas. Le pouls est petit, tendu, fréquent, 75 pulsations.

DE LÀ DTNAMOSGOPIE. 273

Auscultation, — Bourdonnement roulant, sourd, rapproché, tremblotant, à tic tac, rare, baisse, devient obscur, trèssourd et reste tremblotant. Il ne disparaît pas.

26. Le malade est toujours assoupi ; la langue est complètement sèche, sans fuliginosités ; elle est épaisse ; il est sourd. Le pouls est fréquent, 85 pulsations, petit, tendu, moins cependant que le jour précédent. Le malade est très-maigre ; il n'eât

pas allé à la selle hier ; il ne tousse pas.

AuscuUaUon. — Bourdonnement rude, à ressauts, il baisse et se supprime, reprend de suite ; il n'est pas rapide ; il y a quelques essais de tremblotements, et ils sont en général vagues.

27. Le malade a toujours soif; il n'a pas de diarrhée; il est continuellement assoupi ; la respiration se fait bien ; la langue est sèche; pas de toux ni de coliques. Le pouls est très- petit, très-dépressible, fréquent.

29. La diarrhée a recommencé hier; il fait sous lui ; oh le change trois fois; 1% langue est sèche, mais elle est moins épaisse; le malade est complètement sourd; il boit très-souvent; pas de céphalalgie; il ne se plaint pas dans la journée; il n'a pas dormi la nuit. Pouls plus fréquent et un peu plus développé.

Auscultation, — Bourdonnement petit, profond, très-faible; il semble vouloir disparaître, peu nourri. On ne Tentend que très-peu dans le lointain.

Mort le 30 avril, à trois heures du matin.

Auscultation à sept heures du matin. — Bourdonnement évident aux bras, à la poitrine, à la région précordiale, absent aux jambes.

A cinq heures du soir, bourdonnement nul partout.

Obs. V. — Lafont (Jean), fusilier au TS*" de ligne, 24 ans,* est

274 DE LA DTNAMOSCOPUC.

resté un an à Sébastopol; il a eu le scorbut deux fois; la première fois, le scorbut étant léger, il a été soigné à Tambulance, où il est resté deux mois ; la seconde fois, qwnze jours après, guérison. Il e^ entré à Tambulanoe le 15 décembre 18B5, a été évacué sur Ck)nstantinople et est parti le 5 janvier. Arrivé en France le 17, la diarrhée l'a pris sur le bateau ; depuis lors, 11 a été régulièrement six fois par jour, et rien n'a pu arrêter l'amaigrissement.

10 février. État actuel : La figure est d'une couleur brune basanée ; le malade a les yeux enfoncés légèrement dans les orbites. Il est amaigri, la peau est collée contre les os ; les extrémités sont émacièes; il a conservé de l'appétit; la langue n'est pas rouge, elle est lancéolée, d'une couleur rosée, sans excès de coloration. Il va toujours quatre, cinq et six fois par jour à la selle, et c'est une diarrhée qui est déterminée par des coliques.

Auscultatian, — Mam droite : bourdonnement ordinaire, doux, continu ; pétillement quelquefois sioaple, fort, doux, rare.

Main gauche : bourdonnètnent ordinaire, un peu plus bas que de l'autre côté.

23. Le malade est allé quatre fois à la selle en diarrhée pro^ voquée par des coliques. Même état.

Auscultation. — Main droite : bourdonnement légèrement mugissant, continu; pétillement (au médius), bruit de relâche'^ ment.

Main gauche : bourdonnement id.; pétillement rare et de relâchement.

5 mars. La diarrhée continue ; elle est plus forte ; le malade est allé hier quinze fois à la selle et trois fois dans la journée. Il est excessivement amaigri, pourtant la figuré n'est pas aussi mauvaise que les jours précédents. Le pouls n*est pas d'une égale fféli^uencé, 82 pulsations, il est petit.

DE LA DYNAMOSCOPIE. 275

Aw&uttation, — Main droite : Indicateur, bourdonnement lent, normal, continu, ordinaire; pétillement nul ; même résultat au médius et à Tannulaire.

Main gauche : bourdonnement lent, grondant, profond, normal; pétillement nul.

7. La figure semble meilleure, la coloration en est moins terne. Il va à la selle un grand nombre de fois; maigreur excessive. L'appétit se conserve; les jambes sont roides, décharnées; les muscles de la cuisse sont tellement amaigris, que leur volume total est réduit à sa plus simple expression.

Auscultation. — Main droite : bourdonnement non complètement uniforme, car il est fort, baisse et He disparaît pas complètement; le timbre est grave, lent; pétillement quelquefois simple et clair.

Main gauche : bourdonnement plus uniforme ; moins évident, continu, lent; pétillement triple, clair.

10. Maigreur considérable ; le malade est allé quatre fois à la selle ; coliques violentes, presque incessantes, qui sont surtout provoquées par la boisson. C'est pour cela que le malade boit peu (un pot par jour). U mange avec appétit ; il voudrait manger davantage. Pouls 95.

Auscultation, — Bourdonnement évident, petit, timbre (h, clair, doux, égal; pétillement nul.

, 11 au soir. — Le malade a des coliques si violentes, qu'il se désole, se désespère et voudrait être mort depuis longtemps.

Auscultation. — Bourdonnement assez clair, roulant; il baisse, mais ne se supprime pas; il est très-faible et claû* à l'annulaire.

1:2. Il y a eu trois selles dans la nuit ; les coliques ne sont pas aussi violentes. Pouls 90.

274 DB LA DTNAMOSCOPIfi.

Auscultation — Bourdonnement continu, petit, éloigné. On ne Fentend pas à l'annulaire.

Le soir, le malade a un peu saigné du nez; il parle avec assez de force. Sa figure devient plus nette ; il n'est allé qu*une fois à la selle depuis le matin ; peu de coliques. (Deux cuillerées de gelée de lichen; six cuillerées de vin; tisane d'orge, i,500 gi^mmes ; vin, 300 grammes; sous-nitrate de bismuth, 75 centigranunes toutes les demi-heures.

Auscultation. — Indicateur : bourdonnement très-petit, profond, continu ; il est sautillant, rappelle le tic tac d'un moulin ; il persiste et semble tremblotant, s'efface parfois, car il est masqué par le pétillement, qui devient très fréquent. Médius : après s'être fait entendre clairement, le bourdonnement disparaît. En retirant le dynamoscopc, on voit le doigt pale, blanc. Creux épigastrique : le bourdonnement est fort, petit, trèsobscur, profond. Les bruits du coeur ne sont pas entendus.

ik. Le malade dit que les douleurs de ventre commencent ordinairement à cinq heures du soir et durent jusqu'à minuit, en déterminant de nombreuses selles.

15. 11 y a eu au moins vingt selles. (Traitement au bismuth.)

16. Toujours le même affaissement ; le malade est couché sur le côté droit ; il est allé huit ou dix fois à la selle, et ne rend que des vents ; il ne peut transpirer.

Auscultation. — Indicateur : bourdonnement continu, petit, il baisse et devient insensible. On ne l'entend presque pas au médius et à l'annulaire.

Le soir, le malade va de plus eu plus mal. Le pouls est de plus en plus petit, 100 pulsations.

Auscultation. — Bourdounement continu, petit, profond ; il <]onne la sensation qu'il se termine.

17 au matin. Même état ; le malade se plaint beaucoup d'une

DE LÀ DTNAMOSCOPIE. 277

grande chaleur à la bouche qui Fempôche d'avaler ; il a des coliques, et ne rend que des vents.

Le soir, le malade est couché sur le côté droit; il esttrèsafTaibli. Pouls 150, irrégulier, inégal, fréquent, petit.

Auscultation, — Bourdonnement extrêmement petit, faible, puéril, éloigné; il faiblit de plus en plus et se supprime, et cela en s'affaiblissant et en donnant la sensation de sa disparition.

Mort à minuit.

Auscultation douze heures et demie après la mort. — » Il y a encore, à la région précordiale seulement, un peu de chaleur; le bourdonnement est supprimé partout.

Autopsie. — Poumon droit : adhérences avec le diaphragme; il est sain, mais il est tout ratatiné et petit. Poumon gauche : il y a un peu de stase sanguine ; il est perméable à l'air.

Infiltrations sanguines aux muscles de Tabdomen.

Foie sain ; cœur petit, ratatiné, exsangue et violacé.

Les intestins n'ont pas d'altérations ; ils sont blancs*^i sans autre chose que des gaz.

Ainsi, on ne trouve, dans ce cadavre, rien qui puisse révéler la cause de la mort. Il y a une émaciation extrême, et pas auire chose.

La roideur cadavérique a commencé.

Nous divisons nos malades en deux catégories :

Dans Tune, nous considérons les malades chez lesquels le scorbut est seul, sans complication d'affections locales, telles que diarrhée, pneumonie, hydropéricarde, etc. ; tels ont été les nommés Génies, Brigantais,Guichard, Amat, Thomas, Ruffel. Despeaux, Gabozit. Le bourdonnement, chez tous ces malades, a offert en général un fond qui est le même. Ce bourdonnement a pour caractère d'être petit, profond, souvent

t78 D^ LA DTNÂMOSGOPIB.

vague, lent, peu nourri, clair, rare, égal, continu, régulier. Tous ces caractères réguliers forment le bourdonnement que nous appellerons scorbutique. Souvent le bourdonnement scorbutique est remplacé par un autre bourdonnement qui est fort, grand, sonore, ou sourd, rare, égal, continu, régulier; il est aussi pe\j^ nourri : pous l'appellerons bourdonnement grondant.

II est surtout bjen distinct, et se montre presque toujours alors que le malade a marché. Si le bourdonnement grondant est rapide, il coïncide avec de la fièvre. Le bourdonnement roulant peut se montrer quelquefois. Le pétillement s'est montré fréquent.

Dans la deuxième catégorie, nous trouvons le scorbut uni à une affection locale grave. Nous avons pour exemples : Bardoulat, RuflSac, Lafont, Froelîger, Pitjrre, Pillot. Chez eux, la complication est une diarrhée qui les conduit au marasme et à la mort. Le bourdonnement offre alors de grandes variations : il est tantôt petit, scorbutique, tantôt roulant, rapide. {Juelques jours avant la mort, il parait être petit, baisser et se supprimer, caractère qu il garde jusqu'à la huitième heure avant la mort.

Si la complication ne conduit pas le malade à la mort, le bourdoimement a un peu plus de force, et j'il baisse et se supprime, on trouve, ou sent qu'il peut se relever ; mais on ne peut rien préjuger avec certitude : il faut attendre la confirmation de l'expérience. Du reste, à mesure que le malade se rétablit, le bourdonnement reprend son uniformité, qui conserve toujours l^cachet scorbutique.

Le bourdonnement seul, sans l'ensemble des caractères de la maladie, donne bien une résultante ; mais que de fois se tromperait-on si l'on s'en tenait à ce seul signe!

Cette réflexion est surtout vraie dans les états chroniques; c^r la faiblesse du bourdonnement ne permet pas de juger ^ussi bien l'état des forces.

m LA DTNÀMOSGOPIS. 279

Nâ¥RALGIBS, GONVOLSIONS.

Obs. — Mlle X..., atteinte d'une névralgie du temporal et du nerf dentaire gauche, est en proie à la plus vive souffrance, et le dynamoscope, appliqué sur le trajet du facial, fait entendre un bourdonnement très-fort et quelques pétillements rares.

GONVULSIONS.

Obs. — L'enfant D..., à la suite d*un coup violent, est pris de convulsions si fortes, qu'il en meurt au bout de quinz eheures.

Le bourdonnement a été supprimé à l'extrémité des doigts pendant presque tout le temps des convulsions; s'il a paru, ce n'a été qu'à de tares inter>'alles. Le petilfement était incessant et très-fort. Après la mort, le bourdonnement est perceptible à l'extrémité des doigts, mais d'une faiblesse extrême, peu nourri et éteint.

CONVULSIONS ÉGLAMPTIOOfiS.

Obs. 1. — M"' M... a été prise, après l'accouchement, de convulsions puerpérales. J'arrive après la cinquième. L'auscultation dynamoscopique me fait entendre le bourdonnement à gauche et non à droite. Une saignée est pratiquée, et il n'y a pas d'amélioration. Après les sixième et huitième convulsions, le bourdonnement est le même. Je fis mettre vingt sangsues du côté gauche et le long de la colonne vertébrale. Il n'y a plus eu d'attaque, et la malade a guéri. Le bourdonnement s'est rétabli des deux côtés.

Obs. II. — J'ai été appelé en consultation par un confrère pour un jeune dame éclamptique et noji accouchée. Malgré

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la terminaison de l'accouchement par le forceps, malgré tous les soins possibles , il n'y a pas eu d'amélioration , et la malade est restée dans le coma le plus complet. Le bourdonnement a suivi des variations extrêmes; la plupart du temps, il y a en paralysie à droite, et absence de bourdonnement. On ne l'entendait pas non plus à la main gauche non paralysée ; cependant le bourdonnement est revenu petit, profond, jusqu'à sa disparition complète, qui s'est manifestée à l'agonie de la malade.

GONVOLSIONS HYSTÉUOOBS.

Parmi les nombreuses attaques d'hystérie que j'ai observées à l'aide du dynamoscope, je n'en ai pas trouvé une seule qui fl!lt semblable au point de vue du bourdonnement. Il peut être absent ou présent à l'extrémité des doigts, et il peut subir toutes les variations et toutes les nuances connues. Il est assez constant de remarquer un bourdonnement énorme au point où l'on écoute : c'est en général au creux de l'estomac.

Apoplexie.

PARALYSIE CSONStiCirriTB A L* APOPLEXIE OÉRÉBBALB.

( Voir plus haut, à l'apoplexie cérébrale, page 220. )

Paralysie aatamine.

Obs. — Bouchet (Pierre), âgé de 43 ans, né de parents aisés, a fait son éducation à Clermont-Ferrand. Il s'engagea et resta trois ans au service. Il apprit ensuite l'état de fondeur en caractères d'imprimerie, en 1838. Vers la fin de l'année 1855, il dirigeait une fonderie typographique, lorsqu'il fut pris de coliques dites saturines. Traité avec beaucoup d*habileté, il guérit; mais, au commencement de janvier 1856, il sentit qu'il perdait l'usage du côté gauche. Rien n'a pu entraver la marche de la paralysie. Les soins de M. Métru, docteur à Nîmes,

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qui Ta traité par les pilules de strychnine jusqu'à ce qu'elles déterminassent des secousses involontaires, n*ayant amené aucune amélioration dans son état, il se décida à venir consulter à Montpellier.

État actuel : Le malade présente une constitution forte, vigoureuse; ses traits ne sont pas altérés. Il digère bien; les coliques li'ont plus reparu depuis deux mois; il ne tousse pas et urine sans difficulté. La paralysie est d'autant plus grande, qu'elle va de l'extrémité des membres à la racine : ainsi, sensibilité assez prononcée aux doigts de la main, excepté à l'indicateur et au pouce, qui sont insensibles. La sensibilité devient obtuse à l'avant-bras; elle, est nulle au bras. Il éprouve une légère sensation si on le pince à l'avant-bras ; mais il ne ressent rien au bras. Il ne peut nullement se servir de ce membre. Les mêmes observations comparatives sont applicables au membre pelvien gauche, avec cette différence que le degré d'intensité de la paralysie est toujours d'un degré moindre. Aussi peut-il marcher en sautillant pendant quelques minutes. La poitrine, du côté gauche, se ressent de la paralysie, car la sensibilité y est moindre. Le ventre n'est pas changé, la face non plus, si ce n'est que l'un des yeux a moins de lucidité que l'autre; c'est l'œil gauche; la vue y est confuse et la pupille est un peu plus dilatée que dans l'œil droit.

Amcultation. — Main droite : on n'entend pas le bourdonnement à tous les doigts; le pétillement y est multiple, clair, évident; il est beaucoup plus évident à l'annulaire que partout ailleurs. Le creux de la main fait entendre un bourdonnement et un pétillement vagues. Le bourdonnement est nul au pli du coude et à l'épaule.

Main gauche : l'indicateur et le pouce n'ont pas de bourdonnement, ou s'ils l'ont, il est vague ; le pétillement est avorté, obscur, sourd; le médius fait entendre le bruit de bourdonnement, ainsi que l'annulaire ; on n*entend au petit doigt qu'un pétillement très-vague.

28^ DE LA DYNAMOSCOPIE.

Auscultation dix minutes après. — Main droite : bourdonnement entendu, puis retenu, petit; pétillement fort, éclatant et mou; au médius, bourdonnement continu, clair, ordinaire; pétillement fort, éclatant, simple; à l'annulaire, bourdonner ment fort.

Main gauche ; bourdonnement entendu, petit, profond à tous les doigts ; le pétillement est celui de relâchement ; bruit nul au creux de la main, au pli du coude et sur Tépaule. Pas de bourdonnement aux membres pelviens droit et gauche, ni aux jambes, ni aux pieds. On Tentend obscurément sur les deux cuisses. A la tète, le bourdonnement est clair, évident, surtout au côté droit du crâne; il naTest pas au côté gauche.

Le 25 février au soir, le malade a eu deux selles oopîeaaes ; il est moins fatigué de la tête que la veiile. Rien à noter.

Auscultation. — Main droite : à Tindicateur et au médius, bourdonnement clair, petit, évident, continu, pétillement rare clair, simple. (Il faut que la cavité du dynamoscope ne soit pas trop grande). On n'entend pas de bourdonnement à la main paralysée ; pas de pétillement.

Le â6, même état que la veilla. Pi^escriptton : deux ciôtis ; limonade sulfurique.

Auscultation, — Main droite : bourdonnement évident, clair, petit; pétillement quelquefois fréquent et fort clair.

Main paralysée : bourdonnement excessivement vague, peu défini. L'expérience est soumise à la vériftcatron de MM. Boutin, Bouvier, Comperaty, étudiants en médecine. M. Bouvier trouve le bourdonnement du côté droit et non du côté paralysé. Il semble à M. Boutin que du côté gauche, côté paralysé , il y a une grande différence avec le côté normal ; mais il entend un bruit éloigné, sourd, qui lui rappelle le bourdonnement. Ainsi, j'ai le certitude d'avoir bien expérimenté.

Lds2T et 28, même état. Pas d'auscultation.

DE LA DTNAMOSGOPIE. 283

Le 6 mars, le malade est àms le même état; paralysie du mouvement et du sentiment du côté gauche. Il marche dans la journée autant qu'il le peut. (Deux cautères sur la région dorsale ; frictions sur les bras et les jambes avec la teinture de cantharides^ 15 grammes, affaiblie par l'alcool, 32 grammes.

Auscultation. — Qôié paralysé : bourdonnement excessivement petit ; il faut une grande habitude pour l'entendre, et encore est-il nul au médius et à l'annulaire ; le pétillement est petit» simple , grinçant. A la léte, rien n'est fistendu, ni au membre pelvien, ni au pied. Au tibia, bruit vague; à la euisse et aux mollets, il est évident.

Côté n^ paralysé : bourdonnement évident, lent, timbre bas et grave ; pétillement petit, simple , grinçant Bourdonnement nul à la tdte; nul au membre pelvien, au tibia, au pé«< roné, à la euisse, au mollet.

Résultats de la dynamoscopie. — Malade entré à Thôpi-» tal le 25 février. Ausctdté le même jour : Main droite : le bourdonnement n'est pas entaddu à tous les doigts ; pétillement multiple, clair, évident. Main gauche, pas de bourdonnement à l'indicateur et au pouce, ou bien il est vague ; petBîement avorté, obscur, sourd. Dix minutes après, main droite, bouTdoBa^emônt entendu, retenu, petit; pétillement foirt, édatant et mou ; au médius, bourdonnement cositinu, clair, ovdi-* naire ; petill^nent fort, édatant, simjde ; à l'annulaire, bourdon* n«ment fort; main gaud^e, bourdonnement entendu, petit, profond à tous les doigts ; pétillement de relàeheoient. Le soir, main droite , & l'indioateur et au médius, bourdonnem^ent clair, petit, évident, continu; pétillement rare, clair, simple; bourdonnement nul & k main paralysée; pas de petiileos^nt. Le 26, main droite, bourdonnement évident» elair, petit; pétillement fréquent et fort clair ; noiain paralysée, bourdonnement vague, peu défini. Le 6 m^rs, cûté paicalyjséi bourdonaement excessivement petit ; pétillement petit, simple, grinçant;

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côté non paralysé, bourdonnement évident, lent, timbre bas et grave ; pétillement petit, simple» grinçant.

PABALYSIB GOMPLfiTB DUMBIOBB BOPÉKIBIIB «AOGHB9 PAB GOHPRBSSIOll SOI LB PLBXOS BBAOIIIAL,

Obs. —Germain Barre> manœuvre, âgé de 21 ans, avait été renversé par un éboulement de terre en 1854. Cette chute produisit une luxation dans Tarticulation scapulo-humérale gauche. Un an après, il est entré à rflôtel-Dieu-Saiift-Jacques de Toulouse, salle Saint-Lazare, n® 22. Cette luxation,^ non réduite à Torigine, et à présent trop ancienne pour essayer de la réduire, avait amené.une paralysie complète de tout le bras, de Tavant-bras et de la main du côté gauche , avec atrophie générale. Le mouvement était complètement aboli, et pour donner une idée de la perte de la sensibilité, il nous suffira de relater que le malade ne sentait rien, soit qu'on le pinçât avec les doigts, soit qu'on se servit d'une pince à pansement en serrant le plus possible; une bougie de cire allumée peut seule y produire une douleur assez forte.

Dans les expériences des 14., 15, 16, 17, 26, 29 août 1855^ expériences qui ont le plus contribué à me décider à l'étude du bourdonnement, j'ai toujours constaté que le côté non paralysé faisait entendre distinctement le bourdonnement et le pétillement ; mais le côté paralysé n'a jamais permis d'entendre plus de bruit qu'un bâton placé dans mon oreille.

On peut donc, d'après la seule connaissance du bourdonnement, établir différents degrés de paralysie.

La paralysie complète est remarquable par l'absence totale du bourdonnement et du pétillement.

La paralysie incomplète a des degrés très-nombreux : c'est

DB Lk DTNAMOSCOPIE.

l'échelle de ces degrés qu'on ne sent bien qu'avec Tétude approfondie du bourdonnement et du pétillement. En effet, de l'absence totale du bourdonnement et du pétillement à sa production normale, que de variantes ! On l'entend se manifester ici ; là il ne se produit pas toujours ; ailleurs il se produit, mais il est petit, obscur. Dans une foule d'autre cas, il se rapproche davantage du bourdonnement nonnal.

Non-seulement le bourdonnement donne la mesure du degré de la paralysie, il fournit encore un moyen précieux de connaître le meilleur traitement à suivre pour amener la guérison. Le tableau suivant servira de preuve à cette assertion.

Takleau d^observations prises pendant Vapplicatùm de Vélectridti aux parties paralysies.

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