DE LA DTNAM08G0PIS
Atueultatùm. — Main droite : Bourdonnement continu un instant ; puis se supprime longtemps.
Main gauche: Pas de bruit continu; pétillement éclatant.
Le 1«' octobre, le pouls» qui les jours précédents était assez fort, égalf pas très -fréquent, est devenu petit, irrégulier, trèsfréquent. L'amaigrissement et la faiblesse extrêmes semblent avoir atteint leur dernière limite. Le malade ne peut plus se lever; il fait souvent sous lui<sans avertir; pourtant, si on le secoue, il est assez prompt à répondre aux questions qu'on lui adresse.
Auscultation. — Main droite: Bourdonnement continu, clair, trèS'petit, très-faible.
Main gauche : Bourdonnement supprimé ; pétillement éclatant.
Prescription : Bouillon ; quelques cuillerées de vin ; potion éthérée; eau de riz.
Le 3, le malade est à l'agonie ; il est immobile ; il n'entend plus rien. Il tousse et fait des efforts pour expectorer les mucosités qui s'accumulent dans les bronches; il n'en a pas la force.
Auscultation des deux mains. — Tantôt le pétillement et le bourdonnement ne sont pas entendus; tantôt le bourdonnement parait, mais il a des caractères distincts : c'est le bourdonnement nécroscopique.
Le malade meurt un quart d*heure après.
Résultats de la dynamoscopie. — Malade entré à l'hôpital le 23 septembre. Auscultation: Bourdonnement fort, rapide; pétillement très-fort , éclatant, simple , double. Le soir, main ^ droite, bourdonnement et pétillement supprimés; main gauche , bourdonnement supprimé ; pétillements nombreux, secs, éclatants. Le 24, main droite , bourdonnement continu; pétillement fréquent; main gauche, suppression brusque du bour-
DE LA DTNAMOSGOPIE. 213
donnement, il reprend; pétillement éclatant. Le 26, main droite, pas de bourdonnement; pétillement éclatant,. très-fort; main gauche, bourdonnement et pétillement entendus. Le 26, main droite, bourdonnement sourd , continu; pétillement trèsfréquent; main gauche , bourdonnement très- fort; pétillement fréquent. Le 27, main droite, bourdonnement distinct, continu; pétillement roulant. Le 28, main droite, bourdonnement continu , se supprime ; main gauche , pas de bruit continu ; pétillement éclatant. Le 1" octobre, main droite, bourdonnement continu, clair, très-petit, très-faible; main gauche, bourdonnement supprimé; pétillement éclatant. Le 3, bourdonnement nécroscopique. Mort.
Obs. n. — Poitou, âgé de 25 ans, soldat arrivant'de Crimée, déclare qu'il a la diarrhée depuis le 16 mai et qu'il n*a rien fait pour la supprimer. Le f juin 1856, à quatre heures du soir, il est pris tout à coup de vomissements répétés, de diarrhée, d'une altération profonde dans la physionomie, de décomposition des traits. On le porte immédiatement à l'hôpital Saint- Ëloi. Il était atteint du choléra, et en présentait les symptômes les plus formidables. On lui prescrit immédiatement une potion avec l'eau de menthe, l'éther; des frictions avec l'essence de térébenthine, des boules d'eau chaude, des sinapismes. La température de son corps indiquait, dans la bouche, 34^ centigrades.
Le 2, les traits sont décomposés ; la teinte de la figure est cyanosée; l'intelligence est intacte; les yeux sont excavés; la peau est chaude^ la chaleur acre. La cyanose s'étend un peu aux membres et non au tronc. On a fait sept frictions depuis la veille ; le malade a souvent des crampes très-douloureuses; son attitude est abandonnée ; les jambes et les bras sont écartés du tronc. La souffrance lui arrache de temps en temps des cris de douleur; il est oppressé. La langue est rouge, dépouillée de son épithélium à la pointe ; elle est blanchâtre au dos. Il a vomi deux fols; ses matières sont rizacées. La diarrhée est incessante; le
344 » LA nmAMMCOPa.
v6Bire n'est pas ballomié. Le pmils est Fégttlier,. fréquent» 90*^ vite, dépreasible. Le malade a'a pas uriné depuis* hier matkii. Respiration normale^ bruits du coeur proCoads, trè&jletîls.
Ausidultation. — Bourdonnement fort, roulant, rapide, sonofér, égal, il baisse, devient clair, peu nourri, non' égaf ; îT resté petSt, profond; il est du reste toujours tréîrfblotàrit; pétillement nuf, pnîs l^re, simple, bas.
Prescription : Potion de Dehaen; potion avec Tacétate d'ammoniaque; tisane stimulante; frictions avec l'essence de térébenthine.
A midi, la salive est alcaline, et à trois heures elle est neu^ tre. Le thermomètre, soit dans la bouche, soit sous Taisselle, indique 36^. Le soir, à quatre heures, la langue, qui était' un peu froide le matin, est devenue chaude; les traits sont bouleversés ; les crampes sont devenues plus rares ; il souffre tonjours d'un point douloureux à la région épigastrique. Il est le plus souvent assoupi, les yeux tirés en haut. La respiration est normale; il n'a pas vomi, il a eu de la diarrhée; lefrmatièreB rendues sont moins blanches ; elles sont jaunâtres et légèrement alcalines. Il n'y a pas d'urine^ L'intelligence est saine; le malade n'est pas frappé. Quand il est assoupi, il marmotte entre les lèvres des paroles inintelligibles. La voix est très<affaibtie; il ne parle qu'avec peine ; 36^ sous Faisselle.
Auscultation. — Main droite : Bourdonnement profond, leiif^, ti^iiiblotant, peu âoûrri ;>petillement fi*éqfii€»lt, petH, sec. WiA gûMH^a : BoùrdOAiiem^ït rotibâolt, bttissaaÉ, i^re<
Prescription indiquée le matin.
Le 3v te malade est cooidié sur le cAté gahche ; sa' figoi^ e^ moins cyanosée ;^ il est rouge ; ses yeux sonè moins excavéS",) ïxm d*eux est injecté. Les traits, quoique meilleurs', ne* son^ pas^ rassurants. L'attitucUdestmoins^ abaiulonnfée; elle est encore redâiahée. 11 est fetigué,. brisé ; il pousse quelquefois desséijq^lts comme si quelque ohose feféiiait. La' peau( est sèche,
aride. La langue est rouge à la pointe; elle est humide. Il n'a pas vomi; il n'a pas eu dé sellies depùiâ lë^h deux heures ; ii n'a pas uriné. Le ventre est souple, rétracté. Le pouls est à 75 pulsations, vite, flasque, régulier. Les battements du cœur sont petits, deux battements se suivent de près , puis vient un moment assez long. U n'a pas de céphalalgie. L'intelligence est complètement saine ; il se trouve ;^mieux que la veille. Il a des crampes aux mollets, aux avant-bras , cependant elles sont as^ez^ raresf.
Auscultation, •— Main gauche : Bourdonnement clsfir, peu nourri, lent, continu, régulier; il ne varie pas de timbre ; pétillement multiple, petit, rare.
Main droite*: BoduddttnenfjfeM rôtdant, sonore, iVitiâlcàr, fort, uiiffbrni^, il baissé et prend te timbre claîr; petlUeiiieht éCéhit, fréquent.
Prescription : Quatre bouillons; une tasse de café; deux litres d'infusion de bourrache, avec 15 grammes esprit de mindererus dans chaque litre ; potion Dehaen, Une cuillerée toutes les deux heures.
Lé soir, la langue é^ humîde ; pas de diarrhée ni de vomissement; pas d'uriné. La peau est' diàude, séché. Il y a une forte douleur épigastrique. Le pouls est fréquent, 80 pulsations, vite, égal, il ne baisse pas ; pétillement fréquent, éteint.
Le <k, iry al ûii terchân^ement eH nlieux dans la figure , que le malade est méconnaissable depuis la veille. La teinte rou^esombre trop prononcée à disparu ; les traits se refont ; il n'y a plus d excavation dans les orbites. L'attitude n'est plus relâchée ; le malade est couché sur le côté. Les membres ont leur blancheur naturelle ; plus de vomissement ; plus de diarrhée ; jiltis dfe crânipes ; il a' uriné beaucoup ; celte urine est jumenteuse, sale, étikisse déposer un sédiment briqueté. Une souffre' pab du creûx épigastrîqué. L'anxiété générale nié le troublé plus, tïèfln! fkitpas pousser' de profonds' soùpii'sl eV n^é gène ptUy'sarè^pifatiotf. Lô'p6\ils est rare, 58 ptilsattéiis, vite', dé-
21(( DE LA DYNAMOSGOPm.
veloppé , tendu. Son intelligence est saine. La peau est chaude, assez fraîche; il a sué un peu.
Auscultation. — Bourdonnement roulant, doux, petit, uniforme, peu nourri, égal, continu, régulier ; pétillement trèsfréquent, petit, sec.
Prescription : Bouillon d'heure en heure ; infusion de thé noir.
Le 5, Famélioration continue ; elle se consolide ; point de selle, point de vomissement, point de crampes. Les traits se refont d'heure en heure, et la guérîson s'établit aussi vite que la maladie s'était déclarée.
Auscultation. — Bourdonnement roulant, doux, petit, uniforme, sonore, égal, continu, régulier; pétillement fréquent, petit, simple. .
Le 6, le malade se lève et se trouve bien ; il mange du potage, du vermicelle, boit un peu de vin, et prend de l'infusion de thé pour boisson.
Auscultation, — Bourdonnement doux, égal, petit, peu nourri, régulier; pétillement rare et fréquent.
Les 7 et 8, le malade s'est levé et a pu rester ainsi presque toute la journée ; la guérison se confirme. Pendant la convalescence, il mange le quart, et boit Tinfusion de thé noir.
Auscultation, — Bourdonnement doux; il prend peu à peu de la force ; il est égal, continu, régulier ; pétillement rare, sec, distinct, petit.
Résultats i^e la dtnahoscopie. — - Malade entré à l'hôpital le 1^ juin, ausculté le 2 : Bourdonnement fort, roulant, rapide, sonore, égal, baissant, clair, peu nourri , non égal, petit, profond, tremblotant; pétillement nul, rare, simple, bas. Le soir, main droite, bourdonnement profond, lent, tremblotant.
DE LA DTNAMOSGOPIE. 217
peu nourri; pétillement fréquent, petit, sec; main gauche, bourdonnement roulant, baissant, rare. Le 3, main gauche, bourdonnement clair> peu nourri, lent, continu, régulier; pétillement multiple, petit ; main droite , bourdonnement roulant, sonore, musical, fort, uniforme, baissant, clair; pétillement éteint, fréquent. Le 4, bourdonnement roulant, doux, petit , uniforme , peu nourri , égal , continu , régulier ; pétillement très-fréquent, petit, sec. Le 5, bourdonnement roulant, doux, petit, uniforme, sonore, égal, continu, régulier; pétillement fréquent, petit, simple. Le 6, bourdonnement doux, égal, petit, peu nourri, régulier ; pétillement rare et fréquent. Les 7 et 8, bourdonnement doux, devient fort, égal , continu , régulier ; pétillement rare, sec, distinct, petit. Guérison.
Obs. III. — Marianne Rivière, âgée de 40 ans , couchée au n*^ 6, est malade depuis le mardi 25 septembre 185&. Elle avait de la diarrhée avant d'avoir les symptômes tranchés du choléra, et elle n'avait rien fait pour l'arrêter. Depuis lors, vomissements et diarrhée n'ont pas discontinué.
27. Les crampes sont très-violentes aux mollets, à l'épigastre ; douleurs atroces, soif excessive, teinte cyanosée, yeux excavés, voix fêlée ; affaiblissement considérable, froid, surtout à la bouche. Elle est allée une fois à la selle : c'est un liquide blanc avec des flocons muqueux. Elle se plaint dudos.
Auscultation, Main droite : Bourdonnement nul Main gauche, idem.
1" octobre. La bouche est ouverte ; pas de pouls. La malade est dans un état de grand amaigrissement ; elle n*a plus de voix ; elle a de la diarrhée ; elle ne vomit pas depuis deux jours. La teinte de la figure est devenue un peu rouge-vineux.
Je ne puis pratiquer l'auscultation qu'en soutenant la main et l'avant-bras. Le bourdonnement est nul, éteint; deux pétillements
La malade meurt à neuf heures du matin.
S)0 ihT ta BTtlAlftMGO^nS.
Ht^evTJM rmj^ mr^AHOScoPiÉ.— Malàife entrée à PlMpitiiC lei&^imhte. Auscultée le 27 : Bbardonnement nul àtl^ deux miiikisi. 1*^ oétobre, bourdfonnehient nul. Mort.
ObS. IV. — Varie Gay, âgée de 40 ans, a été atteinte du cho- ' léra le 15 sej^teitobre 185i. Elle entre à Thôpital huit jours après le début de la maladie. Elle est dans Tétat siûvant : le pouls est fréquent, petit; é^l, i^égulier; la coloration de là figure n'est pàscyanôsée; la voix est assez bonne; la respiration assez facile ; quelques selles en diarrhée ; la soif n*est pas trop vive ; ce qui domine, c'eât un abandon, un état dé faiblesse extrême, qui e^ j^resqtië dé Ta torpeur.
AtMcultatûm. — Msdn droite : Bourdonnement nul , puis reprend.
Main gauche : Bourdonnement continu; sourd , égal , régu<^ lier ;. pétillement assez fréquent.
^4. Elle a pdss^ une nuit assez bonne;, elle a dormi, n*a pas eu de vomissements ni de sellés. Elle a uriné. Elle ne peut pas supporter le bouillon. M'éme état de faiblesse. Le pouls est à 70 pulsations. la langue est humide. La malade ne se plaint de rien.
AusculMiàû;. -^'Hahi gauche : Bôtârdonnëinent cofifttnti; pétillement assez fréquent.
Main droite : Bourdonnement continu.
25. Pouls à 65. La figure a une expression meilleure ; on ne dirait pas que la malade a eu le choléra. Elle ne souffre point ; pas de vpmissements. Elle prend deux bouillons; elle s'intéresse à* ce qui se passe autour d'elle.
Àusculiatiofl. — Main gauche : fiourdônnemént continu, fort, disBnët'; petilïeûient rare.
Main droite : Bourdonnement évident; pétillement^ trèsfréquent.
9 octobre, i» aasidde' Va de mieux m mieux ; éûb s^eM^ levée dans la journée; elle mange du pain el lé poû^ô. Elle ne souffre nulle part; tout anwoûoe la guérisou.
Auscultation. — Bourdonnement continu, faiMe^petii, souvd» régulier ; pétillement assez fréquent.
ta femme guérit.
Résultats db la dynamoscopie. — Malade entrée à Thôpital le i& septembre. Auscultée le même jour : Main droite, bourdonnement nul, continu; main gauche, bourdonnement continu, soiiré, égal , régf^Rer ; petiUeimfit fréquent. Le 9AkS rhMft^ gauche, bourdonnement continu; pétillement fréquent; niaSn^ droite, bourdonnement continu. Le2&,mâîn^g«ucSi^, IkMHrddnnement continu, fort, distinct; pétillement rare; main droite, bourdonnenlent évident; petUlement trëS'f^équieM. Lë'9€k:lobre, bourdonnement continu, faible, petit, soutd, i^éguliér; petHlé^ ment fréquent. Guérison.
Obs. V. -— Marie Desquens, âgée de 22 an^, domestique, a été prise du choléra le 35 septembre f 85Ï. Entrée à Thôpital le 26, elle présente Tétat suivant : vomissements et diarrhée' éhôlériques; crampes qui ont duré deux heures; pas d'urine; la figure n'est pas cyanosée; les yeu;x sont cernés; elle n'a pas froid.
Auscultation. — Main droite : bourdonnement nul; pétillement à décharges.
Main gauche : Bourdonnement nul ; pétillement rare.
Le soir, la malade a vomi toute la journée; pas de crampes depuis le matin. Elle est toujours agitée, se plaint, se remue; pas d'urine; elle se plaint beaucoup de douleur dans le creux de l'estomac; elle li^est pasfroide. Lapeau<est fhtfehie. Le pôtîls est fréquent^ itrégulier, h i 00'pilli3sU)ïc^v
220 DE LÀ DTNAMOSGOPIE.
Auscultation, — Main droite : Bourdonnement continu; pétillement fréquent.
Main gauche : Bourdonnement assez fort; pétillement fré^ quent. On remarque que pendant la crampe, on n'entend aucun bourdonnement.
Le 3 octobre, la figure de : Marie a pris la teinte particulière que les malades ont quelquefois : elle est rouge, violacée. Elle souffre toujours de la barre épi gastrique ; elle ne vomit plus. Elle prend un bouillon, le^ digère. Même abandon dans sa tenue. Pouls à 80, petit, régulier.
Auscultation. — Bourdonnement et pétillement peu disticts.
La malade meurtre 5 octobre. ^
Résultats db ladtnâmoscopie. — Malade entrée à Thôpitai le 26 septembre. Auscultée le même jour: Main droite, bourdonnement nul; pétillement à décharges; main gauche, bourdonnement nul ; pétillement rare. Le soir, main droite, bourdonnement continu; pétillement fréquent; main gauche, bourdonnement assez fort; pétillement fréquent. Le 3 octobre, bojurdonnement et pétillement éteints. Mort.
Le choléra est une maladie toujours grave ; aussi n'avonsnous jamais vu le bourdonnement passer par une suite de dégénérations successives pour arriver soit rapidement, soit peu à peu, au degré le plus alarmant. 11 atteint tout à coup les perversions les plus graves, qui sont l'intermittence et l'absence du bourdonnement digital.
Apoplexie cérébrale.
Aucune maladie, peut-être, n'ofifre une étude aussi intéressante que l'apoplexie cérébrale, au point de vue dynamosco-
DE LA DYNÂMOSCOPIE. 221
pique. A voir la précision des bruits qui s*y manifestent et les lois qu'ils suivent invariablement, on serait tenté de croire que le bourdonnement, étudié à Textrémité des doigts, n'est autre chose que l'auscultation vitale par ses conducteurs nerveux.
Obs. I. — F..., entre à THôtel-Dieu de Toulouse le 25 février 1855; il est couché au n^ 6 de la salle Notre-Dame. Il y a quinze jours qu'il est devenu sourd ; il saigne du nez toutes les nuits. Jamais il n'a eu de maladie; il lui semble qu'on lui parle continuellement à l'oreille; la face est bouffie; il n'a pas envie de vomir ; il est constipé. La fièvre est peu intense, 80 pulsations. Il se plaint sans cesse de la tête. Pas de toux. Rien n'est fourni par l'auscultation ni la percussion.
Auscultation, — A l'extrémité des doigts, bourdonnement sourd, égal, continu , rapide. A la tête, bourdonnement plus fort, surtout du côté gauche. Le bourdonnement de la tête m'a paru digne de la plus grande attention.
Cette observation était recueillie à une heure de l'après-midi ; à deux heures, le malade est frappé d'une attaque d'apoplexie cérébrale. Je me transportai à l'instant même auprès de lui, et le trouvai dans l'état suivant : insensibilité complète de tout le corps; râle trachéal avec sortie d'un mucus spumeux, sanglant, par les narines et la bouche. Le mouvement n'existait nulle part ; le malade avait eu plusieurs selles involontaires ; il était insensible à tout.
Auscultation. — A l'extrémité des mains, absence de bourdonnement et de pétillement. A la tête, bourdonnement excessivement fort et aussi évident qu'il l'est, à l'état normal, à l'extrémité des doigts.
Le malade meurt deux heures après le début de l'attaque.
Après la mort, le bourdonnement est resté obseur et vague sur toutes les parties du corps, excepté à la tête, où il est resté très-fort jusqu'à la troisième heure après la mort.
^1 mu^ MMAiMafionis.
l^ AbdomoBlèbre indiquie à la Uie 43?, m «roux anUAiiet^^,
Atrropsix« — <]ailIot volumineux à la base du cerveau.
Obs. il — Le J4 çeptejnbre 1857, M. B... était dan^ son Jît, et dormait depuis une demi-beure, lorsque tout à CQjup il se réveilla en sursaut, cjrîe (ju'il étouffe et se lève pour aller chercher de Tair à une fenêtre de la chan^xre (j[u'il parvient à ouvrir. La gêne qu*>l éprouve n'éfan^t pas apaisée par l'air e^ctérieur, îl retourne auprès de soji lit, s'assied sur ^n chevet qt tombe après avoir pe^du connaissance. On le couchie, et oq vient me chercher. Je me rends aijprès de }^. B... quinze mi-r nutes après Taccident, et aussitôtje le fais couvrir de sinapismes ; il efjt frjL^i^Qé ^9^î fortm^exA que possft)le avec de i'^mino- IQ^ij^f 1^ -a^^uH^ion du fcour me fait entendre quelques batipm^^ fio^d^ ^ Ui^xwe^, quatre oa daq par minute, et bientôt ils s'arrêtent pour Ae fim r^^pftraître.
L'auscultation dynamoscopique me dpjina l^ ^ é^^t^ts spivantç :
A l'extrénjjt^ 4es doigts, bQuy4opB6ï»çpt nul, %im î«ftP Je pétillement.
Ver^ la régipp éjpig^\vkim 0t p^^Cêordiale, bourdûfinBmeot pQtit, lent, peu nourj^i, pr<)jQond, pm diafânct. ,
k 1^ tête (çôt^ dro^), bourdonnameol; aussi fort .qu'à Textré^ mité des doigts chez un homme bien portant. Il est mdns Ibvt du côté gauche, quoique très-développé.
Cette auscultation me fit persister dans la médication la plus énergique qui pût être employée, et pendant une heure xe cherchai à rappeler le malade à la vie. Tout fut inutile ; seulement le bourdonnement persista jusqu'à seize heures après la mort,
Le th.erpjpD[f être ii^djiqu? SS^ ^ Jft vptù^ fjrâRienn^, Sfif jspus !^S§ S^siSiftlH pt #• k 1» y^gipP précprdi^«.
lA JSBiÉMOB&mE. MB
JUm^JÊL .^ É» HUfis ie jnpi 46)i8, 6. . . , à la suite d'une colère violente, se dirige^, accompagné de deux de ses amis, Cjjie^je aoii;it9^issair6 depol)çe pour Iw 4ép0Sfiir w^ {daiute, Ic^^gia'^ iQxnhsL frappé de mpirt svHi^, h h â^vmkm maa^he de rqçc^Uejr q^'il descendait. J'^rriyai auprès djs lui MÎa^ imn^tes après ^'accident. L'auscultation dyn^gxioscopique, pratî^ Kjué^e sur to]U3 leç points de la surface du corps» né me permet .de rien entendre. jC'est le premier exemple que j'aie rencontré de Tabi^içnce totale du bourdpnneiQent immédiatement après la mort. ^I^s battement du cœur étaient nuls, la iCbaleur éteinte ; la.te]q[ig^^|tU|]|re §pus Taisseli^ est égal^ ^ 969. lU^ néanmoins digne de remarque que, lorsque j'aji pr^tîqpé riasufflaÉion, il y a fï^ pp expiriatipn pfolongée de Mlès-iongue .durée, et un fiilf tj^béfd q^i'il vfffi été facile de rftpco^ixe .dix ^m quinze fois. La mort était réelle et instantanée.
Qb^. ly. — ^, E... éjtaît coiicbé depuis up^h^rj?, Joisaji^I s'agite, §e penche sup Iç bord de son lit; safeppoe s^éy^lle, le retient ai^ mpm^ent pu il allait se laisser tqmber, jet xfic^" naît que son mari est mort. Elle cr|,e aiji ^cpu^ { pn vient nie cherôher^ et j'arrive à rinsjtant ménjie. C'e$t à peipe s'il ^'est écoidé dix min^tes* }fi. i^..., ^n moiUjçpt pti j'arriye, esjt couché dans spn lit, |a Q^f) trj^plde, Ja ho)^c}ie enjlr'ouyerte et fermée par dç 1^ fïfPUj?spf 1^ f/^spir»ffPft e^t jp^iUe, plus de popjs ni de battements m^ casfff. ^-pssay.e <ci.e }e ^igper, et quct^q^es gouttes de sang sei^}çi]qeut s'éphap^i^nt pa;^ les oigivertureç ^tes. Les frictions générales, l'anunpniaque promené sous 1^ nez, les pressions siir te poitrine, l'insufflation, rien ne peut rappeler à la vie.
Au8ct^J^0Q^ ^f 1^ ipoitié ^n crftne d^^ p^^4rpjt. -r Ppwrr donnement aussi fort à cette région qu'il l'est à l'état normal ; 1^ Ç^té g^upbQ iiu Mn^ présente uo bourdonnement plus fort que du côté drpîl^.
224 DE LA DTNAMOSGOPIB.
Toute la région préoordiale et épigastrique offre un bourdonnement distinct et fort. Rien n'y masque ce bruit.
À Textrémité des doigts du côté droit, le bourdonnement et le pétillement m'ont offert des particularités excessivement remarquables; tantôt je n'entends rien, tantôt j'entends un bourdonnement pareil à celui de la région épigastrique et non à celui du crâne, où il est presque le double plus fort; puis j'entends ce bourdonnement se supprimer brusquement pour reparaître plus tard. Le pétillement existait, et il se présentait, par intermittences, assez rapproché et comme par fusées. A l'extrémité des doigts du côté gauche, absence totale de bourdonnement et de pétillement.
Le thermomètre indique 26 degrés à la voûte crânienne, Sk sous l'aisselle, et 35 à la région précordiale. Une température égale aux mains.
Ofis. V. — Madame B... est d'un tempérament lymphatique et phloro-anémique ; elle est âgée de 22 ans, mère d'un enfant de six mois. Elle est excessivement maigre et pâle. Sa figure indique la 'souffrance, et pourtant elle fait son travail, ne se plaint pas. Rien n'annonce qu'elle doive être prise des symptômes de l'apoplexie ; au contraire, s'il avait fallu en juger, c'est une tout autre maladie qu'on aurait dû redouter.
Le 30 juin 1860, à six heures du matin, elle a été surprise par une malaise inexprimable : une impossibilité complète de remuer la langue et le côté droit. On m'appelle immédiatement pour lui porter secours, et je constate le défaut de sensibilité et de motilité à droite, une paralysie du nerf lingual ; elle entend, comprend, reconnaît tout le monde, embrasse fortement sa famille : l'angle de la langue est fortement dévié ; elle ouvre les deux paupières simultanément. Il y a, du côté paralysé, des contorsions ; alors il paraît tendu et inflexible.
Amcultation- — Coté droit : Bourdonnement si petit et si profond y qu'on peut le nier ; pas de pétillement.
X>S Là. DYNAliOSGOPIE. 225
Côté gauche : absence de tout bourdonnement, pas de pétillement.
Potion antispasmodique ; lavement, sinapismes.
Huit heures et demie. La respiration est devenue très-diffi- i
cile. La malade est très-agitée; elle a beaucoup crié, va d'un côté à l'autre. Ce n'est qu'à de rares intervalles qu'on peut saisir un mouvement dans le bras droit. Elle porte souvent le bras à la téf e et sur le front. Les battements du cœur sont très-forts. On entend comme un commencement de râle dans la poitrine, à distance.
Auscultation. — Bourdonnement et pétillement absents des deux côtés.
 midi, la face est bouffie, livide; le râle trachéal est trèsprononcé ; elle est à Tagonie ; il sort de la bouche une mousse sanguinolante.
Auscultation. — Absence de bourdonnement et de pétillement.
A une heure, mort.
Résultats de la dtna^osgopie. — Auscultation à six heures du matin . Côté droit, bourdonnement très-petit et très-profond , presque insensible. Pas de pétillement. A huit heures et demie, absence de bourdonnement et de pétillement. À midi , id. Mort à une heure.
Après une attaque d'apoplexie foudroyante avec mort instantanée, le bourdonnement et le pétillement peuvent disparaître exceptionnellement de toute la surface du corps. Il est plus fréquent d'entendre, à l'extrémité des doigts, quelques petites décharges de pétillements, et surtout de distinguer, dans la première heure qui suit la mort, un bourdonnenient trèsfort, très-distinct dans toute la surface de la voûte crânienne, ou sur un côté seulement. Le bourdonnement, sur les autres parties, est beaucoup plus petit et moins distinet. A l'extrémité
226 fUE Lk imi AHOflCOPm.
des doigts , le bourdonnement peut exister, Ansi que le pétillement, et avec des caractères pareils à ceux que l'observation IV nous a domiés. Notis n'avons pas observé qu'il en fût ainsi dans les autres genres de mort, où il «st plus fréquent d'entendre le bourdonnement vers la région épigastrique et précordiale, et de ne jamais Tentendre à l'extrémité des doigts.
Obs. VI. — Le 16 novembre 1856, à six heures du soir, M"'L..., âgée de 71 ans, venait ^e tenniner son déjeuner, lorsqu'elle fut prise d'un étourdissement et tomba sans connaissance au milieu de la chambre. La domestique n'a pas eu asse^ de forces pour mettre M"^L... au lit; il a fallu trois hommes pour arriver à ce résultat, car M"» L... est excessivement grosse et grande. Elle est d'une constitution sanguine très-pléthorique. Arrivé quelques mmutes après l'accident, je m'empresse d'examiner s'il n'y a pas paralysie d'un côté ou de l'autre, et je trouve le côté droit dans une état de complète résolution. Plus de sentiment, plus de mouvement de ce côté. Le côté opposé conserve le mouvement, soit spontanément, soit provoqué en remuant les membres de la jpaalade. La bouche est déviée du côté paralysé. La face exprime un caractère de stupeur et d'hébétude ; la respiration est douce, l'intelligence nulle ; la circulation ne paraît pas modifiée. 75 pulsations régulières par minute.
Auscultation.'^Càié droit: bourdonnement nul; pétillement vague.
Côté gauche : le bourdonnement semble paraître et disparaître; pétillement assez fort. Une saignée très-copieuse est pratiquée ; un lavement avec gros sel est administré.
Le soir, l'état est le même.
Auscultation, — Côté droit : bourdonnement très-vague et très-sourd ; pétillement nul.
Le 17, l'intelligence n'est pas revenue; la respiration es
1^ M ST^MOSÇOPSS. ,!^7
i)i|Uj;aiKfce et difficile. Le mouvement est conservé du d^ gaucbe et aul du côté droit. La malade n'entend rien, même quand op crie très^fort dans sou oreille Les yeux sont ouverts et semblent fixer quelque chose. Le pouls est plus ^fébrile ; 88 pulsations.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement petit, profond, vague ; pétillement nul.
Côté gauche: bourdonnement assez distinct; il disparaît; pétillement petit.
Traitement : Une purgation, et sangsues aux tempes.
Vers midi, le bourdonnement et le pétillement nous ont donné les mêmes résultats.
Le soir, la fièvre est plus intense; 110 pulsations. La rougeur de la face n'a pas diminué ; la respiration est devenue bruyante; la malade a fait dans son lit , et elle ne remue que sa main gauche , avec laquelle elle semble quelquefois chercher quelque chose. Le sentiment est nul du côté paralysé , et assez vague de l'autre côté.
Le thermomètre indique SS*" sous l'aisselle de chaque côté.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement et pétillement nuls ; côté gauche, id.
Le 18 au matin, la respiration est devenue bruyante, et la figure a pris le caractère hippocratique; la malade sue. Le pouls est assez fréquent, 104* pulsations; il est plein* L'intelligence jfi'est pas revenue. La déglutition est difficile. Il sort continuellement du mucus par le nez et par la bouche. L'agonie s'est prolongée jusqu'à la nuit suivante.
L'auscultation dynamoscopique, faite trois fois dans cet intervalle de temps, n'a montré que les mêmes absences de bruits.
Résultats de la dtnamqscopie. — Auscultation le 16 novembre. Côté droit, bourdonnement nul ; pétillement va^^.
^t8 DB LÀ DTNAkoSGOPIE.
Côté gauche, bourdonnement paraissant et disparaissant; pétillement assez fort. Le soir, côté droit, bourdonnement trèsvague et très-sourd; pétillement nul. Le 17, côté droit, bourdonnement petit, profond, vague ; pétillement nul. Côté gauche, bourdonnement assez distinct; il disparaît; ]}etillement petit. Le soir, bourdonnement et pétillement nuls des deux côtés. Mort le 18 dans la nuit.
Obs. YII. — ^M. C. . , perd connaissance le 9 juillet 1857, après avoir dîné, et tombe à terre. M. C... avait eu une attaque d'apoplexie cérébrale treize mois auparavant. D avait eu une hémiplégie gauche qui s'était dissipée. Arrivé auprès du malade une demi-heure environ après Taccident, je le trouvai dans Fétat suivant : il est couché sur le dos ; la face est congestionnée, grimacée ; la respiration est bruyante et le coma profond. Si Ton parle fort, il entend, car il indique le lieu où se trouve une clef dont on a besoin. Il y a des soubresauts très-violents dans les muscles du côté droit ; le côté gauche est dans une résolution complète. La sensibilité parait nulle des deux côtés, aux bras ainsi qu'aux membres inférieurs. Pouls à 95 pulsations, dicrote.
Le thermomètre indique SO"" à la voûte crânienne, 35 sous les aisselles des deux côtés.
Auscultation. — Du côté droit, bourdonnement sourd, embarrassé, il baisse et disparait; pétillement petit, très-fort et très fréquent.
Du côté gauche, bourdonnement petit, égal , continu , trèsfaible.
Traitement : 15 sangsues à l'anus ; sinapismes aux membres inférieurs ; tisane de chiendent miellée*
A neuf heures du soir, coma complet. On ne peut arracher une parole au malade. L'intelligence est complètement perdue; la respiration n'est pas embarrassée, mais on entend à chaque inspiration un ronflement très-fort; il n'y a plus de
DE LA DTNAMOSCOPIE. 220
soubresauts dans les tendons. Le mouvement est perdu des deux côtés. Lorsqu'on a élevé le bras droit ou le bras gauche, ils retombent sur le lit comme des masses inertes. La sensibilité est également perdue, car on ne voit aucun signe de sensation se produire, à moins d'un pincement très-fort de la peau des mains, des avant-bras, des bras. Pouls à 110 pulsations, plein, non résistant. Le côté droit est moins embarrassé que le côté opposé.
Auscultation. — Côté drok : bourdonnement sourd, embarrassé, inégal, lent ; il baisse et devient très-profond et trèsrare; pétillements très-rares.
Côté gauche : bourdonnement et pétillement presque nuls.
Traitement : Purgation avec Tbuile de ricin ; lavement avec sulfate de soude.
Le 10 juillet, Tétat n'a pas changé ; le malade est resté dans la même position que la veille. Le coma est aussi profond ; l'auscultation de la poitrine ne permet de constater aucun râle; les battements du cœur sont sourds, profonds; le pouls est petit et fréquent. Le mouvement et la sensibilité sont dans le même état que la veille ; le malade est ailé sous lui sans s'en apercevoir. Il peut boire sans difficulté, mais il ne parait pas le désirer, car il refuse la cuillerée qu'on lui présente. Pouls à 115 pulsations ; il est encore fort et résistant.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement sourd, embarrassé, plus fort que celui du côté gauche ; il est inégal et lent; pétillements rares, avec le caractère que j'ai appelé éteint.
Côté gauche : bourdonnement petit, plus développé que la veiUe, éteint, faible, mais continu ; pétillement nul.
A dix heures du soir, il n'y a pas de mieux. La boisson est prise avec plus de difficulté; la respiration est plus fréquente et plus bruyante; quelques râles sibilants se font entendre à l'auscultation; le coma existe toujours, ainsi que l'absence d'intelligence, de sensibilité et de mouvement. Il y a eu quelques
230 DE LA DTNÂM06C0PIB.
seli68 assez ci^ieoses. Le pouls est devequ plus p^tit et plus irrégulier.
Augcultation. — Cdté droit : bourdonnement presque nul; on Tentend mieux à certains moments ; il est excessivement faible; pétillement quL
Côté ^uche : bourdonnen^ent très-petit, aussi peu développé que de l'autre côté et souvent non entendu ; pétillement nul. Des deux côtés, les absences de bourdonnement sont de longue durée.
Le 11 juillet, H. C... est à Tagonie; respiration lente; figure décomposée; pouls complètement irrégulier; r&les sibilants ; ronflements et mucosités remplissant toute la poitrine. On s'attend à un^ mort prochaine, qui arrive en effet à dçux heures de l'après-midi.
Aîucultatian. — Bourdonnement nul des deux côtés, ainsi que le pétillement.
RESULTATS DE LA DTNAMOSGOPiE. — Auscultatiou le 9 juilfet. Côté droit, bourdonnement sourd, embarrassé ; il baisse et disparaît; pétillement petit, très-fort et trèsrfréquent. Du côté gauche, bourdonnement petit, égal, continu , très-foible. Le soir, bourdonnement sourd, encibarrassé, inégal, lent ; il baisse et devient très-profond et très-rare ; pétillements très-rares. Côté gauche, bourdonnement et pétillement presque nuls. Le 10, côté droit, bourdonnement sourd, embarrassé, plus fort que celui du côté gauche, inégal, lent; pétillement rare, éteint. Côté gauche, bourdonnement petit, développé, éteint, faibl/e, continu; pétillement nul. Le soir, côté droit, bourdonnement presque nul, faible, pétillement nul. Côté gauche, bourdonnement très-petit, non entendu; pétillement md. llort le 11 juillet, bourdonnement et pétillement nuls des deux côtés.
Obs, VUL — M"** M,..., âgée de 66 ans, est d'une copstitu-
DE LA DYNAMOSGOPIE. %U
tion assez délicate. Elle a eu quatre attaques d'apoplexie avec hémiplégie du côté gauche. Dans le moment actuel, elle éprou*vait beaucoup de gène pour marcher, et souvent sa tète paraissait être très-affaiblie ; elle ne pouvait parler qu'aVec la plus grande difSculté.
Le 6 septembre 1857, elle s'e^t levée comme à l'ordinaire et s'est occupée toute la journée. Ce n'est qu'après le dîner, vers six heures, qu'elle a éprouvé de la céphalalgie et que son langage est devenu diffus ; à six heures et demie, elle perdait connaissance complètement et était frappée d'une nouvelle attaque d'apoplexie. On vint me chercher, et lorsque j'arrivai, je la trouvai dans l'état suivant : elle est couchée sur le dos ; la peau est moite dans toute sa surface; toute la face est congestionnée; les yeux sont saillants et comme sortant de leur orbite ; ils sont très-rouges ; le pouls est assez fort et très-fréquent ; le côté gauche offre du mouvement quand on pince la peau. La paralysie est complète du côté droit. La respiration est très-difficile; les sons sont très-mal articulés; la malade parait ne pas entendre, et elle avale avec une très-grande difficulté. La percussion et l'auscultation donnent des signes négatifs. Il est impossible de voir la langue. Il y a des selles involontaires.
Le thermomètre indique 36° entre les cuisses , et 37° sous l'aisselle des deux côtés.
Auscultation, — Côté droit : bourdonnement assez net et distinct ; il est tantôt fort , tantôt faible; mais il y a des. intervalles très-longs de disparition.
Côté gauche : bourdonnnement le plus souvent vague, caché et nul.
Traitement : Saignée de 500 granotmes; sinapismes promenés sur les membres inférieurs ; diète absolue ; eau sucrée.
Le 7 au matin, les convulsions ont diminué après la saignée, mais elles ont continué jusqu'à trois heures du matin. Alors la malade a paru engourdie d'un sommeil comateux. Le pouls
232 DE LA DYNAMOSGOPŒ.
est plus faible, i08 pulsations. La malade ne parait pas souffrir. La sensibilité est exagérée au côté gauche et nulle 4u côté droit. Elle ne donne aucun signe de connaissance. La déglutition est très-difficile; c'est à peine si' la malade peut avaler quelques tasses de tisane.
Auscultation. — Bourdonnement affaibli des deux côtés; on ne Tentend presque plus aux extrémités digitales.
Le soir, les symptômes se sont aggravés encore, et la malade est insensible à tout; la figure se décompose. Le pouls est irrégulier et éteint. Le bourdonnement n'existe plus aux doigts. ]'ai pu alors faire une remarque que j'avais déjà faite chez un autre malade quelques heures avant la mort : c'est qu'en écoutant les deux régions latérales du crâne avec le dynamoscope, il existait un côté où le bourdonnement était plus fort que de l'autre côté, et de ce côté le bourdonnement était comme tremblotant. •
La mort a lieu le 8 septembre, vers trois heures du matin.
Résultats de la dynamoscopie. — Auscultation le 6 septembre. Côté droit, bourdonnement net et distinct, fort, faible^ disparait. Côté gauche, bourdonnement vague, caché et nul. Le soir, bourdonnement nul aux doigts. Mort le 8.
Obs. IX. — M"*« y..., âgée de 65 ans, est frappée d'une attaque d'apoplexie cérébrale le 23 août 1858, à quatre heures du soir. Cette dame était venue de Bordeaux pour passer la saison d'été à Passy. En revenant d'une course à Paris, elle est prise subitement, dans les Champs-Elysées, de tournoiements de tête ; les jambes semblent lui refuser le mouvement. Grâce à une amie qui l'accompagnait, elle a pu monter dans une voiture, et être ramenée chez elle à quatre heures (lu soir; Appelé à cinq heures, je trouvai M"® V... dans l'état suivant: elle est couchée sur le dos; la figure est rouge, tuméfiée , l'œil ouvert, et il est facile de se convaincre, en approchant de très-près une
DE LA DYNAMOSGOPIE. 233
allumette enflammée , qu'elle n'y voit plus. La respiration ne pft^tt pas gênée. Je crie très-fort pour lui faire plusieurs questions; elle reste immobile et sans parole. En examinant le côté droit, je le trouve complètement privé de mouvement et de sentiment. Le côté gaucho n'est pas paralysé. Ainsi, elle remue sans cesse la main gauche, et la porte souvent à sa tête et à sa bouche. Lorsqu'on la pince, elle s'en aperçoit, et crie ou se retire brusquement. Elle n'a pas eu de selle. Le pouls est plein, fort; 75 pulsations.
AmcuLtation, — Côté droit : bourdonnement et pétillement nuls.
Côté gauche : bourdonnement et pétillement nuls.
Traitement : Saigfiée.
A dix heures du soir, même état.
AuscifltaMoh, — Bourdonnement et pétillement nuls des deux côtés. A la tête, le bourdonnement et le pétillement ne sont pas enteùdus.
Le Sjp, la malade reste plongée dans un coma profond. Rien ne la réveille, quelque bruit que l'on fasse. La saignée de la veille n'a rien produit; la malade semble plus affaissée; elle a beaucoup transpiré.
Le thermomètre indique 37^ entre les cuisses et aux aines, 37 sous les aisselles, 32 à la voûte crânienne, et 36 à la région épigasti'ique.
AuèCfMaXwn,, — Bourdonnement et pétillement nuls des deux côté^.
J'ai visité quatre fois M""® V... dans la journée, et chaque fois Tauscultation dynamoscopique a été la même.
Traitement : Sangsues et une purgation.
Le $5, les lavements purgatifs et la purgation ont amené des matières fécales abondantes. Aucun changement dans l'état antérieur; il y a eu une fréquence plus grande dans le pouls et
234 DE LA DTNAHOSCOPI£.
plus de faiblesse. La malade est toujours dans un état comateux. Le côté droit n'est pas plus sensible et reste paralysé; eie peut continuellement remuer le cdté gauche. Elle urine et fait dans son lit.
Trois fois dans cette journée , j'ai visité M*"^^ Y...., et trois fois à des heures bien différentes. J'ai toujours trouvé absence de bourdonnement et de pétillement des deux côtés.
Le 26, à sept heures du matin, la malade meurt.
Amcultationdeijx heures après la mort. — Bourdonnement excessivement faible à la région précordiale. Il n'existait pas ailleurs.
Résultats de la dtnamoscopie. — Auscultation le 23 août : Bourdonnement et pétillement nuls des deux côtés. Le ik, id. Mort le 26. Bourdonnement excessivement faible à la région précordiale, deux heures après la mort.
Obs. X. — M. L...., âgé de 75 ans, d'une constitution vigoureuse et d'un tempérament sanguin , vit en garçon et habite seul un appartement au rez-de-chaussée.
Le 29 août, à onze heures du matin , la femme de ménage arrivant comme à l'ordinaire , trouve son maître dans son lit , contrairement à son habitude. Elle croit d'abord à un sommeil naturel et se retire ; mais elle revient peu de temps après , s'approche du lit, et comprend que l'état de M. L... est grave. Elle appelle du secours, et c'est dans cette circonstance que je suis arrivé auprès du malade. Il est probable que ]\f. L... est dans cet état depuis plusieurs heures. Le coma est aussi complet que possible. La figure est immobile et sans expression. Le côté droit est immobile et insensible. Les muscles de la face sont également frappés de paralysie. La lèvre supérieure est abaissée et déviée. La paupière supérieure droite est abaissée, et non la gauche. L'ouïe est abolie ; les cris les plus forts ne font ^ttCWQte impression sur lui. Les deux yeux sont légèrement
DE LA DTNAMOSGOPIE. 235
déviés en haut. Il ronfle et il fume la pipe, I41 res{Hration est intacte ; le cœur bat normalement ; le pouls est régulier : 9k pulsations. L'hémiplégie est complète à droite. Absence de ce côté du mouvement, soit volontaire, soit instinctif ou provoqué. La sensibilité y paraît nulle. Il n'y a pas, sur les couvertures, de tracer de vomissements , mais il y a des déjections alvines trèsabondantes. Le côté gauche est sensible, mais la sensibilité y est un peu obtuse; les mouvements de ce côté sont libres, pourtant le bras gauche reste assez facilement dans la position où on le place.
Auscultation, — Côté droit : bourdonnement nul; pétillement : quelques décharges.
Côté gauche : le bourdonnement parait baissé ; il disparaît , et alors les décharges de pétillement sont nombreuses et fortes.
L'auscultation dynamoscopique de la tête permet de constater, à droite du crâne , un bourdonnement assez fort, uni à un battement artériel distinct et à des secousses de la masse cérébrale. A gauche, aucune espèce de bruit distinct.
Traitement : Saignée, lavement, purgatif.
Le soir, l'état est absolument le même que le matin.
Le 30, à huit heures du matin , même insensibilité et même immobilité du côté droit. U y a eu de nombreuses garde-robes. Les mouvements du côté gauche sont plus nombreux. Les deux paupières se lèvent et s'abaissent en même temps. Il porte souvent la main au front. U ne prononce pas la moindre parole ; il ne voit pas et n'entend pas. Il n'est pas aussi plongé dans le coma que^la veille. Si on l'appelle par son nom, il fait un léger mouvement des yeux. Pouls à 86. De temps en temps, quelques ronflements.
Auscultation. — A droite et à gauche, à l'extrémité des doigts, absence de bourdonnement et presque plus de pétillement. Le bourdonnement est absent à gauche dans toutes les positions de la main. Ainsi, le malade tenant le bras gauche, comme dans la catalepsie, dans la position où on le met, dans
236 DE LA DTNÂMOSCOPIE.
cette position oii n'entend pas le bourdonnement, pas plus que lorsque la main repose sur le lit
Le côté droit du crâne présente les mêmes phénomènes que la veille; mais à gauche, on n'entend rien.
A midi , môme situation.
A neuf heures du soir, la figure est plus pâle , le pouls est plus élevé et le coma plus profond.
Les résultats dynamoscopiques sont les mêmes.
Traitement : Yingt sangsues sont mises sur les tempes; sina^ pismes; lavement purgatif.
Le 31, à huit heures du matin, pâleur moindre à la face. Le malade n'est pas sorti de cet état d'assoupissement continuel dans lequel il est. Même in|ensibilité à droite. Pouls, 96. La respiration' est plus difficile. Le bras gauche ne reste plus dans la position où on le place. Le malade avale assez bien tout ce qui lui est donné.
* AtMctdtation. — Côté droit : absence du bourdonnement et du pétillement. Côté gauche : le bourdonnement a repris; il est lointain, vague, à oscillations éloignées» et s'arrête tout à fait. A la tête, le bourdonnement est entendu à gauche ; il continue de l'être à droite.
Traitement : Eau de Sediitz par quart de verre. . . A midi, le bourdonnement est absent, ainsi que le pétillement. A droite et à gauche, le bourdonnement de la voûte crânienne est très-vague.
A neuf heures du soir, la respiration est devenue très-difiicile. Il y a des moments d'arrêt, et puis elle revient bruyante et excessivement fréquente.
Le bourdonnement, à droite conune à gauche, paraît lointain, vague, sourd, et finit par ne plus être entendu du tout.
La voûte crânienne ne fait entendre qu'un bruit artériel correspondant au pouls.
Le 1^ septembre, à sept heures du matin , il ne parait rien
DB LA mrNÂliOSGOPIE. 237
entendre ; il ne prononce pas la moindre parole, etil est encore sur le dos et souvent dans le coma. profond. Le pouls s'est affaibli et il est plus fréquent : 116 pulsations. La respiration est gênée. .
Auscultation. — Bourdonnement et pétillement nuls des deux côtés aux extrémités.
A neuf heures du soir, même état et même absence du bourdonnement.
Le 2 septembre, la respiration est devenue très-bruyante à midi, et Tagonie a commencé. La sueur froide a couvert tout son corps. Pouls, l{i>0. Le bourdonnement et les pétillements * n'ont été entendus ni à l'extrémité des doigts , ni à la voûte crânienne. La mort est survenue à huit heures du soir, dans le cinquième jour qui a suivi le début de l'attaque.
Résultats de la dtnamoscopie. — Auscultation le 29 août. Côté droit : bourdonnement nul ; pétillement à décharges ; côté gauche: bourdonnement baissant et disparaissant; pétillement à décharges nombreuses. Le 30, absence de bourdonnement et presque plus de pétillement à droite et à gauche. Le 31 , côté droit, bourdonnement et pétillement nuls ; côté gauche, bourdonnement lointain, vague, à oscillations éloignées, il s'arrête ; à la tête, bourdonnement à droite et à gauche. Le 1**' septembre, bourdonnement et pétillement nuls des deux • côtés. Le 2 id. Mort.
Obs. XL — Le7 avril 1861, M. P... était dans son jardin, au soleil, lorsqu'il tombe et ne peut se relever. A peine à terre, on le transporte dans sa chambre et on vient me chercher.
Il était trois heures et demie, la perte des sens était complète ; absence de connaissance. Il ne paraît rien entendre aux cris les plus forts. Il n'y voit pas ; la tête est portée en arrière. Lorsqu'on le pince, soit d'un côté. Soit de l'antre, il y a une ' contraction dans le membre. Malgré l'excitation, on remarque
2)8 DB LA DTNAUOSCiOFB.
une certaine contracture dans le muscle des jambes, des cuisses, des bras et des avant-bras. Cette contracture est plus forte à droite qu'à gauche. 11 urine involontairement. II y a M inspirations par minute, 120 pulsations. Déglutition facile. Pàleur4e la figure.
Auscultation» — Côté droit : bourdonnement sourd, petit, disparaissant ; pas de pétillement.
Côté gauche : bourdonnement nul.
Sangsues derrière chaque oreille.
Le soir, la pftleur est moindre à la face ; le pouls est à 88 ; mais il y a toujours perte des sens et du mouvement ; rpi^çnr musculaire, surtout à gauche. «
Auscultation. — Absence de bourdonnement à droite et à
gauche.
Le 8 avril, à neuf heures du matin, impossible de réveiller les sens en les excitant; mouvements réflexes en piquant les membres ; 130 pulsations ; roideur dans les membres; respiration fréquente.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement vague et absent. Côté gauche : bourdonnement nul.
Même état dans la soirée.
Le 9, déglutition presque inipossible. U remue les pieds ; presque plus de roideur et une espèce de résolution. Pouls 120. Perte complète des sens.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement vague et absent; pas de pétillement.
Côté gauche : ni bourdonnement, ni pétillement.
À dix heures, absence totale de bourdonnement à droite et à gauche. Mort à minuit et demie.
Résultats de la dtnamosgopie. *- Auscultation le 7 avril.
D8 LA DTNAMOSGOPIE. 239
Côté droit, bourdonnement sourd, petit, disparaît; pas de pétillement; côté gauche, bourdonnement nul. Le 8, côté droit, bourdonnement vague, nul; côté gauche, bourdonnement nul. Le 9, côté droit, bourdonnement vague et nul; pétillement nul ; côté gauche, bourdonnement et pétillement nuls. Mort.
• Obs. XII. — Cette observation présente un intérêt très-grand,
parce qu'elle est la confirmation d'une des lois posées par la dynamoscopie, et qu'dle a semblé s'en vouloir écarter sans le faire.
M. P... est tombé du haut d'un escalier sur la tête, un mois avant le 16 mai. Ce jour-là, vers une heure de l'après-midi, il tremblote sur ses jambes, ne sait pas ce qu'il fait, s'affaisse, et on le couche. Je m'aperçois, en arrivant, qu'il ne remue le côté droit que difficilement; car il n'y a pas eu paralysie complète. Il sent si on le pince ; les paupières sont lourdes. Il est couché sur le dos, est appesanti par une sorte de coma. Il ne comprend que difficilement ; il entend. La respiration est bonne ; il n'y a que 60 pulsations.
Auscultation, — Côté droit : bourdonnement petit, profond, sourd, pas de pétillement.
Côté gauche, id.
Eau de Seidlitz; une saignée.
Le 17 mai, mômes symptômes. On ne peut rien en obtenir. Il répond pourtant : Mcmsieur! si on l'appelle par son nom très-fortement. Même état du pouls ; respiration bonne ; il urise et va à la selle sans s'en apercevoir.
Auscultation, — Absence de bourdonnement à droite et à gauche.
Le soir, même absence de signes dynaœoscopiques.
Le 18 , mêmes symptômes. Il ouvre mieux les yeux ; sa figure ne change pas, et il y a toujours moins de mouvement à droite, mais il remue le bras ; 65 pulsations.
240 BB LA DTNAM08COPIS.
Auscultation. — Adroite et à gauche, absence de bourdonnement et de pétillement.
Le soir, le bourdonnement semble exister un peu à gauche, puis disparaît ; à droite, on ne peutje constater.
Le 19, une amélioration réelle semble évidente. La famille espère qu'il sera sauvé, et j'avoue que, me défiant de moî^ même, je n'eus garde de lui enlever cet espoir, quoique je ne pouvais pas croire que ce premier exemple pût infirmer la loi trouvée.
M. P... entend mieux; il parle, demande à se lever. Il respire librement, mais il ne s'aperçoit pas qu'il urine dans le lit. Il est toujours plus paresseux pour remuer le côté droit. Pourtant, la figure est toujours sans expression, et il y a comme une tendance au sommeil.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement sourd, lent, difScile, continu, très-grave.
Côté gauche : id.; pas de pétillement.
Le 20 mai, il n'y a plus l'amélioration de la veille. Il ne demande pas à se lever; coma; il entend moins bien. Pouls, 56.
Auscultatiou. — Absence de bourdonnement à droite et à gauche ; quelques pétillements.
Le soir, même observation ; 56 pulsations.
Le 31, mêmes symptômes. Il répond par monosyllabes. Il urine toujours sans s'en apercevoir. Si on lui pince le bras droit, il le remue et se défend. Le côté gauche est plus agile ; 60 pulsations ; respiration bonne.
Amcultation. — Absence de bourdonnement à droite et à gauche, ainsi que de pétillement.
Le 22, il semble qu'il y ait un peu d'amélioration. Il ouvre les yeux tout grands, parle moins difficilement ; 60 pulsations. Il perd son urine sans le sentir ; il descend du lit et semble se soutenir sur ses jambes ; il se recouche tout seul.
ÀMêC^Mtiavk. -rr^ Qù^é dxo\i ; ho}XTàomemmi aigu, léger, métallique, clair, il disparait.
Côté gauche : bourdonnement sourd> s'arrête, quelques pétillements.:
Le 23, il n'y a pas d'amélioration ; il semble moins actif; il ne demande pas à se lever ; peu d'hémiplégie véritable, mais dimiailtion de la sensibilité et du mouvement à droite. 11 urine
sans s'en douiw ; 60 pulsations.
Amcultation,--' CAié droit : bourdonnement sourd, profond, disparait.
Côté gauche : bourdonnement plus sourd et vague, nul, quelques pétillements éteints.
Le 24, 59 pulsations. Il ne répond pilus que par oui et non ; sommeil profond ; tête inclinée en arrière ; contractions des muscles du cou. Il urine toujours sous lui.
Amcultaiion*. — Côté droit : bourdonnement vague et obscur, comme existant.
Côté gauche : bourdodsmement vague, sourd et disparaissant*
Le soir, pas de bourdonnement, ni à droite, ni à gauche.
Le 25, 76 pulsations. Il est dans le coma, ne parle plus. La respiration est moins large.
AmcultuUon* *-« A. droite elàgauehe, bourd<»9nem«iit sourde lent, obscur «t s'éteint.
Le 26, fo^rte contraetion de la tête en arrière; décomposition de la face; les ailes 4u nez se rapprocheintffle la cloison; odeur de; souris. Il urine SQU& lui ; respiration difficile.
Auscultatim. — Bourdonnement sourd et vague, s'éteignant.
Le 27, plus de parole; odeur de souris; contracture des
242 DE LA DTNAMOSGOPIE.
muscles; pouls» 78; tremblements; excoriation du scrotidn psir la perte des urines.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement léger, faible, continu, unifomie.
Côté gauche : bourdonnement nul.
Le soir, id^sence de bourdoimenieat des dent côtés. L'ago* nie a commencé. La mort a eu lieu le 38 à sept heures 4b matin.
Résultats de la dtnamoscopie. — Auscultation le 16 niai. Côté droit, bourdonnement petit, profond, sourd; pétillement nul; côté gauche, bourdonnement et pétillement nuls. Le 17, bourdonnement et pétillement nuls des deux côtés. Le 18^ id.Le 19, côté droit, bourdonnement sourd, lent, difficile, continu, très-grave ; côté gauche, id. ; pas de pétillement Le 20, absence de bourdonnement des deux côtés. Le 21, bourdonnement et pétillement nuls. Le 22, côté tlroit, bourdonnement aigu, léger, métallique, clair, disparaissant; côté gauche, bourdonnement sourd, s'arrête; cpielqaes petill^m^ats. Le 23, côlé éreit, bourdonnement sourd, profond, disparait; côté gauche, bourdonnement plus sourd, vague et nul; quelques pétillements. Le 2i|i<, côté droit, bourdom^ement vague et obscur; à droite et à gauche, bourdonnement lent, obscur, s'éteint. Xe â&, bourdonnement sourd, vague, s'éteignant. Le 27, côté droit, bourdcAftement )ég<5r> faibte^ •eoiMtnu,tmifonne; nul àgaiidie. Le 28, absence de bourdonnement des deux «ôtés. Afeit.
Cette observation m'avait inspiré la pensée ^e la mort «'4ic> conqplitsait le 2%, le 2& ou le 28, m'appuyant sor \& régutarilë des phénomènes observés les quatre premîera jonM^ etle v^MOt du bourdonnement digital le 19, après en avoir été absent le W et le 18.
Obs^ XtIJU ^ Le 17 septembre, à dix heini^s du muiin.
DE LÀ DTNAMOSGOPIE. 243
Madame L... âgée de 78 ans, est frappée des symptdmes de Tattaque d*hémorrhagie cérébrale. Elle tremble en voulant marcher, bégaye et ne peut parler. Fort heureusement qu'il se trouvait quelqu'un auprès d'elle. En arrivant, je constate qu'il y a du coma, impossibilité de parler, une faiblesse dans les mouvements et la sensibilité du côté droit. Il n'y a pas absence de tout mouvement, ni absence de sensibilité complète du côté gauche. Le mouvement est facile à distinguer, et la sensibilité est assez obtuse. La respiration est bonne; il n'y a pas de déviation dans les traits de la face; elle fait signe qu'elle reconnaît, et tend la main à ses enfants.
Auscultation. — Côté droit : le bourdonnement à note régu- Kère, uniforme, comme harmonique, moins élevé, tendu, petit, contracté ; pas de pétillement
Gâté gauche : bourdonnement roulant, très-bas et très-lent.
Traitement': Application de sangsues.
Vers deux hetires de l'après-midi, les symptômes n'ont pas changé.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement avec une note lente et faible, baissant; pas de pétillement.
Côté gauche ! bourdonnement roulant, détendu; quelques pétillements.
Dix heures du soir, pas de pétillement ni de bourdonnement.
Le 18, le coma n'a pas cessé; il y a ronflement; elle fume la pipe; elle avale facilement ; signes douteux d'intelligence ; elle ne peut parier. La s^sibilité parait, du côté droit, n'obéir qu'à des mouvanents réflexes ; elle est très-lente à se produire,
même du côté gauche. Il y a plusieurs selles.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement lent, trèsgrave, il est absent à quelques doigts, il paraît éteint.
Côté gauche : bourdonnement continu, on entend plusieurs notes à la fois.
244 DE LA DTNAMOSCOPIE.
Vers quatre heures, il semble qu'un peu d'amélioration se soit déclarée, et elle peut même ouvrir les yeux et suivre ce qui se passe. Pouls, 96 à 120.
Auscultation. — Côté droit, à tous les doigts : bourdonnement petit, profond, lent et comme détendu,, il s'affaisse, baisse et s'arrête.
Côté gauche : bourdonnement plus fort qu'à droitei il est toujours grave, lent, il baisse et finit par devenir excessivement lent et bas.
Neuf heures du soir, trente-deux heures après l'attaque. La malade n'a jamais été aussi bien ; elle ouvre les deux yeux sans abaissement paralytique des paupières* ni d'un côté, ni de l'antre. Il y a très-peu de déviation des lèvres. Il serait difficile d'apprécier, d'après l'aspect de la face, s'il y a eu une hémiplégie. Elle ne peut parler, mais suit tout ce qui se passe des yeux. On ne sait pas si elle entend, mais elle comprend; elle tend la main à tous ses amis, et surtout k ses petità enfants, et leur vue la fait pleurer. Une consultation avec le docteur Noël confirme le diagnostic d'une hémorrhagie cérébrale , et l'amélioration apparente, trompant mon confirère , il établit qu'il pourra y avoir de cinq à si^ semaines de vie« Les résultats delà dynamoscopie me persuadent le contraire. J'émets, 8an8y.in-> sister, mou opinion, et présume que la maladie sera d'un septénaire. Le pouls esta 108, et le côté droit reste toujours inactif, sans mouvement ; elle remue assez facilement le côté gauche; la sensibilité paraît, à M. Noël, obtuse des deux côtés.
19^ huit heures du matin. Elle est restée les yeux ouverts et .commeàFèlat de veille jusqu'à tnns heures du matin, et depuis ce moment, elle est retombée dans le coma le plus profond; l'abaissement du bras à droite est aujour!l'hui très-marqué; le pouls est devenu irrégulier, 108 pulsations.; toujours même ubservatioq, à droite et à gauche, sur la sensibilité et la motilité. •
DE LÀ BYNàMOBGOPIE. 215
AmeiUtation. — Côté droit : bourdonnement éteint et continu, comme une note harmonique dans le Iointaj|;i, uniforme,
Côté gauche : bourdonnement plus somd, plus fort, oontinu, éteint.
M^me observation à deux heures.
Yers onze heures du soir, l'affaissement est plus complet ; il y a du ronflement et un peu de gêne dans la respiration ; pas de ràle trachéal ; le pouls est irrégulier, 116 pulsations.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement à note harmonique, lointain, petit, s'affaissant jusqu'au silence, nul à quelques doigts; pas de pétillement.
Côté gaioefa^ : bourdonnement plus grave qu'à droite, détendu , baissant et reprenant sa vigueur , puis s'éteîgnant pour ne phis re][>araitre.
Le ^0, la malade a transpiré toute la journée, et elle a perdu l'usage du mouvement de gauche. Ainsi, il n'y a pas de contraction musculaire assez forte pour soutenir son bras, soulevé; la sensibilité n'existe plus ; pas même la sensibilité réflexe ; elle tourne les yeux vers le haut, et sa figure est terreuse et prend un caractère hyppocratique.
Auscultation, -^ Le bourdonnement s- égalise à droite et à gauche : c'est le bourdonnement à note harmonique, éteint, sans caractère précis, durant, à une intonation régulière, une mimrte, puis s'éteint, baisse et disparaît
Trois foid dans la journée, l'observation a été répétée, et trois fois elle a été pareille.
Le 21, pouls à 135 et 140 pulsations ; la sueur continue ; l'affaissement est de plus en plus marqué ; plus de sensibilité ni de motilité.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement éteint, à note harmonique , il parait et disparaît totalement. Observation pareille à tous les doigts.
UO BS LA PTNAMOSGOPIE»
Côté gauche : bourdonnepient éteint, à note hanncmiqtte, il baisse d*octave en octave jusqu'au silence.
Le 22, pouls à 135 pulsations; même état que la veille. Le bourdonnement ne parait plus; il est absent aux extrémités digitales des deux côtés pendant toute la journée; Mort à onze heures dM sojr.
Résultats de la dtnamoscopie. — Auscultation le 17 sepr tembre. Côté droit, bourdonnement à note régulière, uniforme, comme harmonique, moins élevé, tendu, petit, contracté; pas de pétillement; côté gauche, bourdonnement roulant, trèsbas et très-lent. L'après-midi, côté droit, bourdonnement avec une note lente et faible, baissant; pas de petiUement; côté gauche, bourdonnement roulant, détendu ; quelques pétillements. Le soir, bourdonnement et pétillement nuls.. Le 18, côté droit, bourdonnement lent, très-rare, absent à quelques doigts, parait et disparaît ; côté gauche, bourdonnement continu, à plusieurs notes. A quatre heures, côté droit, bourdonnement petit, profond, lent et comme distendu, s'affaisse, baisse et s'arrête; côté gauche, bourdonnement plus fort qu'à droite, grave, lent, baisse et devient excessivement lent et bas. Le 19, côté droit, bourdonnement éteint et continu, à note harmonique dans le lointain, uniforme; côté gauche, bourdonnement plus sourd, plus fort, continu, éteint. Le soir, côté droit, bourdonnement à note harmonique, lointain, s'affaisse, nul à quelques doigts; pas de pétillement; côté gauche, bourdonnement plu^ grave, détendu, baissant et reprenant, puis disparait tout à fait. Le 20, bourdonnement à note harmonique, baisse et disparait. Le 21, côté droit, bourdonnement éteint, à note harmonique, paraît et disparaît; côté gauche, bourdonnement à note harmonique, baisse et disparaît totalement. Mort.
Il résulte de ces observations que :
1*» Le bourdonnement peut rester supprimé pendant tout le
DE LA. DTNAMOSCOPIB. M
temps de lu vie aux extrémités digitales et des deux eâtés, Soit du côté paralysé, soit du côté non paralysé.
2^ Le bourdonnement peut exister par exception du côté paralysé, et ne pas exister du côté non paralysé.
3^ Le bourdonnement peut ne pas exister du côté paralysé, et exister du côté non paralysé.
4® Enfin , le bourdonnement peut exister des deux côtés. Quelques heures avant la mort, ordinairement le bourdonnement se supprime complètement à Textrémité des doigts. Les pétillements sont rares, petits, éteints et souvent très-vagues.
5° L*auscultation , localisée à la tête , y montre un bourdonment très-fort et normal. II peut être plus fort d'un côté que de l'autre. Ce bourdonnement peut être plus fort en un point de la voûte crânienne.
Obs. XIV.— m. J... habitait Passy depuis longtemps, et allait tous les jours à Paris pour ses affaires . Un jour , le 2 janvier , vers trois heures de l'après-midi, il ne peut plus avancer, il sent ses jambes lourdes, se traîne comme il peut jusqu'au premier corridor qu'il rencontre, et tombe sans pouvoir bouger. Ce ne fut que quelque temps après qu'il put appeler à son secours , demander une voiture et donner son adresse. Il fut transporté à son domicile , et je fus appelé. Je constatai une paralysie complète du côté gauche, insensibilité des membres supérieurs et inférieurs , ainsi que du côté droit; la figure grimaçant et la lèvre déviée du côté paralysé; la langue est embarrassée, mais non paralysée , car M. J... peut nous exprimer tout ce qu'il éprouve. La vue est assez nette ; il y a pourtant un affaiblissement du côté gauche. Nul phénomène précurseur n'avait annoncé l'irruption de cette maladie. L'état de l'intelligence m'a paru sain ; la respiration est libre ; le pouls indique 80 pulsations, il est plein, régulier.
AuBcidMUm. — Côté droit : bourdonnement fort, égal, régulier^ cosmM dans l'état normal; petiHement distinct, rare.
248 DE tA BTNAMOSGOPCB.
Côté gauobe: foourdonhémmt tantôt imperceptible, et quelquefois comme s'il eiistaii légèrement, petillemefit éteint.
Une saignée est pratiquée.
Le soir, Tauscultation dynmmoécopique dtnme les nuAmes ré- ^Itats.
Le 3 janvier au matin, M. le docteur Vosseur vient voir le malade, et nous pensons avoir à traiter une hémorrbagie cérébrale. L*état n'a pas changé d,epuis la veille. M. J... conserve toute son intelligence. La paupière supérieure gauche est plus affaissée; le malade peut parler; il n'est pas allé à la selle. Nous sonunes d'avis .d6 ne pas insister sur l'émission sanguine et de donner de l'eau de Pulna, en renouvelant fréquemment les sinapismes sur les extrémités inférieures.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement comme à l'état normal; pétillement comme à l'état normaL
Côté gauche : bourdonnement sourd, vague ou i^on entendu.
. Le soir, le bourdonnement et le pétillement sont comme dans l'auscultation pratiquée le matin. .
Le -4, M. J... est dans la même situation; le ÎKmls n'est pas aussi élevé ; la parole est pkis facile ; cependant le malade se fatigue vite et ne peut entretenir une conversation sotrténuei
L'auscultation dynamoscopîque fournit les mêmes résultats , é'est-à^dire qu'il y a une grande difficulté à saisir le bourdonnement du côté paralysé, tandis qu'il est facile dé le distinguer du côté opposé. Nous avons ausculté les deux bras et lès dieux àvant-bras comparativement.
Le bourdonnement du côté paralysé nous a toujours paru inférieur , et il ne nous était pas même souvent possible de l'entendre ; du côté opposé , il est toujours resté évident.
Nous n'avons rien noté de particulier sous le rapport du bourdonnement et de la guérison jusqu'au 20 janvier.
Depuis ce moment seulement, la paupière supérieure gaoohe a conunencé h se relever, et il nous a senEiUé remarquer un
DE LA DTNAMOSC(yt>IE. 249
léger mouvement imprimé à l'épaule gauche par les efforts de la volonté ; du reste , le malade, qui ne sentait pas du tout le cdté paralysé jusque-là, a commencé à sentir la partie supérieure du bras.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement normal ; pétillement id.
: CAié gttubcha : bourdonnement sourd , profond , obscur et nul ; pétillement parfois très- fort et très^distinct.
L'auscultation du bras nous permet d'entendre un cerUin bruit à la partie supérieure.
Nous pepniQttpns à M. h*- de se lever, et il & commencé à manger. Comme unique traitçn^ent» nous; avons, employé la pommade à la strychnine en frictions. ,
Le !•* février, M. J.:. est allé auprès de son feu, porté sur un fauteuil, et il a pu rester levé pendant trois heures sans éprouver une trQp grande fatigue. Un sinapisnie^ appliqué au moment de Tattaque, et resté trop longtemps, a produit une plaie difficile h guérir et qui fait beaucoup souffrir le malade. A notre visite, nous trouvons M. J... levé , et noua avons, avec lui une longue conversation, sans qu'il en soit fatigué. La paupière du côté gauche n'est plus para|ysée et suit les mouvements de la voloûté. Les mêmes souffrances se font sentir dans le bras gauche et semblent se prolopger jusqu'à la main. M. J... estoye-de mturcher, et il ne peut se soutenir sur la jambe; mais le sentiment est revenu/ et il la meut à volonté. Ainsi le sentiment et le mouvement sont revenus au membre inférieur.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement et petiUemwt normaux.
Côté gauche : bourdonnement moins sourd et très^peu développé, comparativement à l'autre côté; pétillement rare et petit.
L'auBeiiltation des membres inférieurs permet d'entendre le
2^0 DE hk DTNllfOftGOPIB,
bourdonnement dans les parties où antérieurement il n'existait pas.
Le 15, M. J... se lève tous les jours; il a pris deux repas par jour, et peu à peu il a pu s'appuyer sur le membre inférieur gauche. Il ne lui est pas encore possible de marcher.
Auscultation. — Côté droit : bourdonnement à l'état normal. C6té gaucbe : bourdonnement toujours plus i»rofond, et quel* quefois on ne le distingue pas.
Le 30, nous avons fait faire des béquilles, et, avec ce soutien, M. J... peut faire à grand'peine quelques pas. Tous les jours nous le faisons s'exercer, et plusieurs fois par jour; il peut actuellement rester levé presque toute la journée, manger avec sa famille et écrire. Le bras est toujours paralysé ; il ne peut lui imprimer aucun mouvement. Il y a quelquefois dans la nuit un soubresaut, et il en souffire beaucoup.
Auscultation. — Gdté droit : bourdonnement normal, petilment idem.
Côté gauche : bourdonnement petit, assez évident, mais profond et régulier.
Dans le mois de mars, M. J... a pu marcher seul et à l'aide d'un bâton ; mais il a toujours conservé la paralysie du membre supérieur gauche. Aussi l'auscultation dynamoscopique de ce côté nous a toujours fourni une diminution très-grande du bourdonnement, bien qu'il n'y ait pas eu absence totale et qu'il soit devenu de plus en plus net de ce côté.
Résultats de la dtnamoscopie. — Auscultation le 2 janvier. Côté droit, bourdonnement fort, égal, régulier; pétillement distinct, rare; côté gauche, bourdonnement imperceptible, puis léger; pétillement éteint. Le 3, côté droit, bourdonnement normal; pétillement id. ; côté gauche^ bourdonnement sourd, vague pu non attendu. Le 30, côté droit, bourdonnement nor-
DE LA DTOAMOSCOPIB* 331
mal; pétillement id. ; eôté gauche, bourdomoiemeiit sourd, profond, obscur et nul ; pétillement très*fort et très-diatinct. Le i*' février, côté droit, bourdonnement et pétillement normaux; côté gauche, bourdonnement moins sourd et peu développé; pétillement rare et petit. Le 15, côté droit, bourdonnement normal; côté gauche, bôurdonnepient plus profond et quelquefois on ne le distingue pas. Le 30, côté droit, bourdonnement et pétillement normaux; côté gauche, bourdonnement petit, évident, profond, régulier.
Obs. XV. — M. P... est employé dans une teinturerie de Passy comme caissier depuis cinq ans. Il est chargé de temps en temps de faire des recouvrements et d'aller faire quelques courses. Pendant qu'il était en tournée, le 30 octobre 1857, il sentit ses jambes plier; n'étant pas loin de sa demeuré, il voulut y retourner. Il a mis une demi-heure pour faire trente pas, et, arrivé chez lui, le concierge et un domestique sont parvenus à lui faire monter l'escalier, qu'il n'aurait pu gravir tout seul. Arrivé une heure après , je le trouvai dans l'état suivant : la langue est embarrassée; elle est déviée du côté gauche ; le malade ne parait pas du tout avoir perdu connaissance ; les facultés intelleotuelles ont toujours été dans un état parfait d'intégrité ; la paralysie du côté gauche est complète ; le côté droit n'est pas atteint; le malade remue la main, serre les petits objets, presse la main fortement. La paralysie est complète, tant aux membres suf^rieurs qu'aux membres inférieurs ; la paupière gauche est affaissée, et le malade ne peut lui imprimer de mouvement d'élévation. Les muscles sont flasques. La paralysie de la sensibilité est , dans ce .cas, liée à la paralysie du mouvement. Nous avons beau pincer la peau , le malade n'exprime aucune souffrance, et cette anesibésie affecte tout le côté gauche. La bouche est déviée, la face est pftle. Le pouls est presque normal , un peu vif et fort , 76 pulsations. La respira^ tion est normalç , la déglutition n'est pas difficile , la peau çst chaude.
252 DE LA DTNAMOSCOPIS.
Anscultatum. — G6té gauche : bourdonnement vague, obscur et presque nul ; petiltenient petit, éteint, rare.
Côté droit : bourdonnement fort , rapide , bruyant ; pétillement plus distinct et plus fréquent.
Une saignée est pratiquée; sinapisme et eau de Pulna, un dexni-verre toutes les trois heures.
Le soir, à dix heures, même état que précédemment. Le malade n'a pu dormir ; il a souffert dé la tète.
Auscultation. — Côté gauche : bourdonnement sourd, vague ou nul ; pétillement rare.
Côté droit : bourdonnement très-net et très-fort; petill^nent rare et éclatant.
Le 31, au aiatin, M. P... a beaucoup souflfertda bras et de la jambe ; il lui. semblait quf ils remuaient et cpi'il le» faisait a^. La tête est douloureuse du eôté droit et sur les yeux. 11 semble que M. P... parlé mieux et plus distinctement. It n^y a pas eu de gardenrobe ; la langue est chargée ; les membres sont dans le môme état que la veille ; la résolution est complète. Il est impossible à M. P*.. de faire un seul mouvement , ni avec son bras gauche, ni avec le membre inférieur correspondant.
Le thermomètre indique- 36 degrés sous les aisselles, tant du côté droit que du côté gauche.
Auscultation. -^CtAè gauche : bourdonnement vague ou nul ; pétillement petit et peu distinct.
Côté droit : bourdonnement fort et très-distinct , plus doux que la veille ; pétillement rare et fort. *
Une purgation, une bouteille d'eau de Sedlitz. Les ânapismes sont promenés aux extrémités infiàrieures.
Le soir, le bourdonnement et le pétillement des deux côtés présentent les mêmes caractères.
Le 1^' novembre , il y a une légère amélioration. La parole n'est presque pas embarrassée, et la paupière supérieure du côté
DE LA DTîïAMOSCOPIB:. 253
gauche ne tombe plus sur rœil. Le malade a senti un founnUlement toute la nuit dans tout ce côté, et principalement dans la jambe. U ne lui est pas possible d'exécuter un mouvement , malgré rînsistance qu'il y met. U se plaint moins des reins. Il témoirgne le désir de manger. Le pouls est fort, QO pulsations.
Quelques sangsues sont appliquées , une à une , derrière les oreilles.
L'auscultation dynamoscopique est pratiquée sur tout le o6té gauche. A l'extrémité des doigts, bourdonnement nul ou trèsvague. Au poignet» bourdonnement nul ; à Tavantrbras et au coude, également nul; au bras, vers la région de l'épaule, il est assez distinct ; il est entendu vers le cou et l'épaule. Le pétillement à l'extrémité des doigts est obscur. Sur le membre inférieur, le bourdonnement ne paraît pas distinct. Du càté droit, il parait être normal partout, ainsi que le pétillement.
Le 4 , la fièvre a disparu et Tamélioration continue, car il y a eu deux mouvements involontaires dans la jambe gauche, et un volontaire très-léger. La main est restée dans le môme état. La paupière supérieure du côté gauche suit les mouvements' de la volonté. Le malade demande à manger; les selles ont été abondantes. La sensibilité est obtuse à la partie inférieure, et le nàalade se plaint quand on le pince ^n peu fortement. La main est insensible, mais non ta partie supérieure du bras.
Auscultation, — Côté gauche : bourdonnement sourd, profond ; pétillement rare. Le bras fait entendre le bourdonnement à la partie supérieure.
Côté droit : bourdofinement très-distinct çt ^ti^^net ; pétillement fort.
Le traitement consiste en simples frictions avec l'eau de mélisse et des lavements purgatifs. Trois tasses de bouillon par jour pour régime.
Vers le 15 novembre, M. P... pouvait remuer la j^mbe gauche et la porter hors de sçs couvertmres. Jl ne pouvait exéicuter
254 DE LA DTNAM06G0PIK.
aucun mouvement avec la main. Du reste, la parole est âîclle; le malade est très-gai et demande à se lever. Nous permettons de le transporter sur un fauteuil. Les fonctions digestives s'accomplissent bien, les selles également, sous l'influence d*un peu de rhubarbe ; il n'y a point de fièvre. Si nous ne régions pas notre malade pour la nourriture, il mangerait autant qu'avant sa maladie.
Auscultation. — Côté gauche : bourdonnement sourd, profond ; il nous a été possible de l'entendre sur tout le bras ; pétillement assez fîréquent et petit , simple.
Côté droit : bourdonnement distinct et fort; pétillement fréquent.
Le 2 décembre, M. P... se plaint de founpillements trèsnombreux dans tout le côté paralysé ; il éprouve pendant la nuit des soubresauts qui Tempéchent de dormir et qui font sauter la main paralysée. Du reste, il remue le bras vers Tarticulation de répaule, mais il ne peut imprimer aucun mouvement à la main, et si on le pince, il n'éprouve aucune.souffrance ; il en est autrement lorsque l'on va plus haut, car il éprouve une s^sation désagréable. A mesure que l'on avance vers le coude, le bras est sensible. Du reste, M. P... peut se lever et mardier pendant quelques instants dans la chambre, sans appui; il ne souffre pas de la tète; il peut lire et écrire sans trop de fatigue. Il fait deux repas sans assouvir sa faim ; les digestions sont régulières. Les selles sont normales ; il urine bien et naturellement. Nulle altération dans l'intelligence. Le pouls est excellent.
AuBcultation, — Côté gauche : bourdonnement assez net, mais ot)Scur ; il est facile de l'entendre sur l'avant-bras, au tiers supérieur; pétillement rare et simple.
Côté droit : bourdonnement plus fort que du côté opposé ; il e^ à l'état normal; pétillement assez fréquent.
DE LA DTNAMOSCOPIE. 355
"le IS décembre, nous commençons le traitement par *é.
ité est employée tous les jours, et chaque séance a minutes à un quart d'heure.
Ve, M. P... n'éprouve aucune modification sur
eur gauche par le contact de Télectricité. Son
e dix minutes. C'est au moyen de l'appareil
ue nous avons opéré. Le membre électrisé
^ malade n'a rien ressenti. Si cette appli»
..te à Tavant-bras, est prolongée jusqu'au
, .V.O muscles se contractent et le malade s'en plaint. Du
reste, M. P... se lève presque toute la journée; il mange comme
en état de santé * et son esprit n'éprouve aucune lassitude. Toute
la nuit est assez tranquille; il dort.
L'auscultation dynamoscopique est faite, et le bourdonnement du côté gauche, bien que l'on puisse l'entendre» est cfbscur et montre une grande différence avec le côté droit. Ce bourdonnement, écouté au moment de l'électrîsation, n'éprouve pas de changement. Le pétillement existe des deux côtés.
Le 12 Janvier^ M. P..,, après avoir subi un certain nomlH'e de séances d'électrisation, n'éprouvait^ aucune amélioration du côté de Tavant-bras et de la main. Il peut actueUement gravir les escaliers sans soutien ; il marche sans béquilles. La main est insensible et ne peut agir*
L'auscultation dynamoscopique est pratiquée, et il y a toujours les mêmes différences du côté gauche.
A cette époque, }e me suis décidé à faire connaître ce fait à plusieurs confrères, et M. P... a eu l'obligeance de se fendre avec moi au Cercle de la presse scientifique, où plusieuns personnes se sont plu à examiner ce qu'il serait facile die distinguer dans tous les hôpitaux sur un hémiplégique queleonqae.
Vers la fin de janvier, l'électricité. n'ayant pas réussi, j'ai
256 m LA PTNAMOSCOPIE.
employé les bains de Baréges sans modifier la parsJysie du bras gauche, et surtout celle de la main, qui reste tpuioyrs impotente.
La différence dans les bruits dynamoscopiques existe toujours; seulement, on trouve que, du côté gauche, le bourdonnement, qui reste petit, profond, sourd, devient m^oins vague, plus distinct.
Mous avons été obligé, à ce moment^ de conseiller à notoe malade de pi;endre des dispositions conformes à sa situaiîon, el il a résolu de se retirer duns une maison de santé pour y termi^ ner sa vie.
Nous avons eu, il y a peu de temps, des iimivelies.de M. P..., et nous avons appris que rien n'était changé dans sa position.
Résultats de la dtnamoscopie. — Auscultation le. 30 octobre. Côté gauche, bourdonnement vague, obscur, presque nul ; pétillement petit, éteint, rare ; côté droit, bourdonnen^enl fort, rapide, bruyant; pétillement distinct et fréquent. Le soir, côté gauche, bourdonnement sourd, vague ou nul; pétillement rare; côté droit, bourdonnement très-net et très-fort; pétillement rare et éclatant. Le 31, côté gauche, bourdonnement vague ou nul; pétillement petit et peu distinct; côté droit, bourdonnement fort et très-distinct; pétillement rare et fort. Le !•' novembre, bourdonnement nul et très-vague; pétillement obscur. Le 4, côté gauche, bourdonnement sourd, profond ; pétillement rare; côté droit, bourdonnement très^distinct et très-net ; pétillement fort. Le i 5, côté gauche^ bourdonne-* ment sourd, profond; pétillement assez fréquent, petit, simple; côté droit, bourdonnement distinct et fort; pétillement fpé^ quent. Le 2 décembre, côté gauche, bourdonnem^it assez net, miûs obscur; pétillement rare et simple; côté droit, bourdon^ nement plus fort que 4u côté opposé, normal:; pétillement as^ sez fréquent. Le SO, bourdonnement obscur du côté gaudie el normal du côté droit; pétillement existant des deux côtés. Yei*s
DE LA DYNÀMOSGOPIB. 257
la fin de janvier, le bourdonnement <lu côté gauche devient moins vague, plus distinct.
Obs. XVI. — L... (Pierre), ébéniste, né à Paris, âgé de 47 ans, entre à Thôpital Saint-Ëloi de Montpellier le 19 octobre 1856. 11 est couché à la salle Saint-Gabriel, n« 12. La vie de L... est un peu désordonnée; il aime les plaisirs et la table. Il a été porté à l'hôpital quelque temps après une perte de connaissance, et présentant tous les symptômes d'une hémoiv rhagie cérébrale. Au moment de notre visite, il est hémiplégique, et toute la maladie se renferme dans ce symptôme.
Auscultation le 13 février. — Du côté non paralysé, bourdonnement continu; pétillement fréquent.
Le 15, bourdonnement distinct, continu, clair du côté non paralysé; pétillement normal.
Côté paralysé : bourdonnement et pétillement nuls.
Le 24 , il y a quatre jours que le malade se lève dans la journée, mais les mouvements du côté paralysé sont abolis ; il ne peut faire usage de ses membres. L'amélioration n'est pas sensible.
Auscultation. — Côté gauche (non paralysé] : bourdonnement normal; pétillement clair, petit, simple. Côté droit t bourdonnement et pétillement nuls.
Le 27 au matin, même état.
Auscultation. — Côté gauche : bourdonnement clair, ordinaire, continu; pétillement simple et double.
Côté droit : bourdonnement lointain , continu ; pétillement nul. «
Le 2 mars , bourdonnement et pétillement distincts du côté gauche , nuls du côté droit.
Le 5 , le malade va mieux, il.se lève depuis le 29 février; il
258 DE LA DYNAMOSCOPIE
est d'abord resté assis, pais il a pu faire quelques pas à l*aide d'une chaise.
Amcultatian. — Côté gauche : bourdonnement fort, clair, légèrement sonore* mugissant ; pétillement rare, simple, faible.
Côté droit : avec ime attention un peu vive , on distingue le bourdonnement; il a le même timbre que de l'autre codé; mais il est petit , profond ; petillanent de temps en temps» simplet elair, de relÂcbemeat.
RisULTATs DB LA DTNAHOSCOPiB. — Auscultation le . 13 février. Côté non paralysé, bourdonnement continu ; pétillement fréquent. Le 15, bourdonnement distinot, dair du eété non paralysé; pétillement normal; oôté paralysé, boùrdoMemeVift et pétillement nuls. Le ik, côté non paralysé, bourdonnement normal, pétillement clair, petit, simple; côté droit, bourdomaement et pétillement nuls. Le 27, côté gauche, bourdonnement clair, ordinaire, continu; pétillement simple et double; côté droit, bourdonnement lointain, continu; pétillement nul. Le 5 mars, côté gauche, bourdonnement fort, clair, légèrement sonore, mugissant; pétillement rare, simple, faible; côté droit, bourdonnement petit, profond; pétillement simple, clair, de relâchement.
Obs. XVll. — Enfin , il me reste à citer en quelques mots l'exemple de M. l'abbé B. . . qui, en 1859, a été frappé subitement d'une hémiplégieavec déviation des trait«; somneilÊftiee; mais pas de perte absolue de connaissance. C'est le côté gauche qui était paralysé. En effet, la sensibilité était détruite au moment de l'accident, et la motilité également. La figure étsût rouge et congestionnée. Il était évident qu'une congestion accompagnait cet état 8'apoplexie. L'auscultation dynamoscopique a démontré plusieurs fois que le côté paralysé avait le bouidonnement digital, et que le côté sain n'avait aucune espèce de bruit. Cet abbé, aprè3 deux mois de traitement, a pu dire sa messe, et depuis lors, il a pu faire usage de ses membres, et la guérison
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est confirmée : seulement , le bourdonnement de gauche est toujours faible, petit, incomplet, tandis qu'il est normal du côté droit.
De ces observations^ on peut déduire que :
1*^ Le bourdonnement , ou bien n'est pas entendu du côté paralysé et sur les parties paralysées, ou bien il est petit, profond, yague, obscur.
2° Le bourdonnement existe à l'état normal du côté non paralysé , et sans variation , soit au moment de l'attaque , soit après.
3® Le bourdonnement , qui a été supprimé ou très-obscur du côté paralysé au moment de l'attaque , peut reparaître le jour suivant un peu plus fort , plus distinct. Il reste pourtant obscur et avec des caractères très-différents de celui du côté opposé pendant tout le temps de la paralysie.
&» Dans un membre paralysé, on peut suivre çivec le dyuamoscope, suivant la force du bourdonnement, les endroits plus ou moins paralysés, et quels sont les points où ^e limite la paralysie. Le pétillement du côté paralysé y est petit, éteint.
(ious pouvons établir, dans l'apoplexie cérébrale, quatre lois bien distinctes :
PjWMiÈ^ u)i. — 31, dans une çittaque d'apoplexie cérébrale, 1q bourdonnement est supprimé pendant douze ou vingt-quaire heures, à l'extrémité de$ doigts des mains des deux côtés , Le malade ne survivra pas à l'attaque, et succombera dans les deux premiers septénaires.
Deuxième loi. — Si, dans une attaque d'apoplexie céfébjrf^Ie, le bourdonnement est supprimé d'un côté, et persiste de Tautre côté d'une manière à peu près normale, après avoir vérifié ce fait plusieurs fois dans les vingt-quatre heures, on peut dire que le malade restera paralysé d'un c^té, et qu'il survivra probablement à cette attaque.
Troisième loi. — Si , dans une attaque d'apoplexie céré-
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braie , le bourdonnement ne se supprime ni d'un côté ni de Tautre, on peut établir que le malade survivra non paralysé, et que Tattaque n'est que le fait d'une congestion cérébrale.
Quatrième loi. — Si , dans une attaque d'apoplexie cérébrale, le bourdonnement se fait entendre du côté paralysé , et ne se fait pas entendre du côté où il y a sensibilité et motilité , le malade survivra et guérira de son hémiplégie momentanée. Il n'aura cependant pas la même facilité du côté hémiidégique, et souffrira.
Ces lois, contenues, non aussi explicitement, dans une brochure publiée en 1859, ont été vérifiées plusieurs fois depuis.
Hémoptysie.
Obs. — M. Ch..., atteint d'une pneumorrhagie du poumon gauche, a déjà eu plusieurs crachements de sang depuis le mois de septembre 1855. Il est d'un tempérament sanguin et nerveux très-irritable.
Le 26 mai 1856, il a une hémoptysie assez abondante à neuf heures du matin. Je pratique une saignée de 600 grammes; l'hémoptysie s'arrête.
Auscultation. — Pendant l'hémoptysie, bourdonnement rapide, roulant, rude, égal, régulier, fort, tremblotant. Après l'hémoptysie, bourdonnement rapide, roulant, fort, égal, régulier, tremblotant. (Diète observée; glace; limonade glacée.)
Le 28 au matin, le bourdonnement est devenu un peu grondant, il est rapide, doux, égal, régulier.
Le 29, la nuit a été bonne; le malade a toussé, ce qui est l'indice d'une affection catarrhale prise à la suite d'une longue course ou d'un changement de maison. Le soir, à quatre heures, il est plus tranquille, il sue, il a de la fièvre. Le pouls a changé de caractère, il est moins rénitent, moins rebondis-
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sant; il est plus dépressible. Le malade tousae; les crachats sont muqueux. La figure est rouge. (Il prend une émulsion, trois bouillons froids; la glace est suspendue; lait; eau d'orge miellée.)
Auscultation, — Bourdonnement moins rapide, doux; il se rapproche un peu du type normal ; pourtant le malade a la fièvre catharrale.
Le 30, il est encore affaissé; il y a de la fièvre; il sue. Le pouls est fréquent, encx)re tendu. Les crachats sont muqueux, verdàtres; le malade tousse; la toux est caverneuse ; il est allé du ventre une fois ; la langue s'est humectée , elle est moins rouge à la pointe ; peau chaude, humide.
Auscultation, — Bourdonnement roulant, fort, vite ; il baisse aussitôt et se maintient bas, doux, assez petit, un peu vite, égal, régulier.
Le malade a mangé quelques fraises. (Bouillon; eau d'orge miellée; lait; un looch.)
Le 31, pas de fièvre. Le malade est un peu pâle; quelques palpitations de cœur. Le pouls est régulier, non tendu. La peau n*est plus moite, chaleur douce. Il maigrit, il tousse, et cette toux est un peu grasse, quoique par moments elle soit caverneuse. Les matières rendues sont muqueuses et d'un vert sombre. Les urines ont toujours une teinte foncée. (Un bouillon; un potage; des fraises; un looch diacodé le soir et une cuillerée d'huile de foie de morue blanche.
Auscultation, — Bourdonnement un peu roulant, quoique doux, pas trop rapide, mais clair, égal, continu.
Le 1*' juin, le malade tousse un peu moins; ses crachats sonfïnuqueux, couleur vert-foncé, sombre, puis jaunâtre. 11 est resté levé pendant quatre heures ; il a un peu de fièvre le soir; il est allé une fois à la selle après un lavement. Il est plu g abattu, moins excité.
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Aweultaiian. — Bourdonnement doux » non rapide , clair (c'est le caractère principal), continu,^ égal, régulier. (Une côtelette; eau miellée; un looch avec dix gouttes de laudanum.)
Le 3, il commence Thuile de foie de morue.
Le k, il tousse davantage ; les crachats sont chargés ; ils sont muqueux, vert sale et un peu jaunâtre ; il a des battements de cœur. Pouls tantôt fréquent, tantôt assez rare. La peau est chaude, la gorge un peu douloureuse. II a bon appétit; il sent des raptus vers la bouche. (Deux bains de pieds; un looch avec 5 gouttes de laudanum.)
Auscultation. — Bourdonnement roulant , un peu rapide, inégal, continu, régulier, un peu clair.
Le S, hénloptysie de 80 grammes, après une promenade au jardin.
Auscultation une heure après. — Bourdonnement roulant, rapide, tremblotant, continu. (Glace; sinapisme aux jambes; looch.)
Cejeune hommeaun tempérament trop irritable; il faut éviter tout ce qui peut Texciter. Le seigle ergoté, pris pendant deux jours, ne serait-il pas la cause de la nouvelle hémoptysie ? Je le crois. Les bains d'Amélie ne sont plus jugés utiles. Je conseille au malade de retotimer à Paris ou d'habiter un climat plus doux. (Looch; fraises; un bain tousses jours.)
Résultats de la dtnamosgopie. — Malade le 26 mai. Ausculté le même jour : bourdonnement rapide, roulant, rude, égal, régulier, fort, tremblotant, pendant l'hémoptysie; après rhémoptysie, bourdonnement rapide, roulant, fort, égal, régulier, tremblotant. Le 28, bourdonnement grondant, rapide, doux, égal, régulier. Le 29, bourdonnement moins rapide, doux. Le 30, bourdonnement roulant, fort, vite, baisse, doux, assez petit, vite, égal, régulier. Le 31 , bourdonnement un peu
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routent^ doux» clair, égal, continu. Xe 1*' juin, bourdonnement doux, non rapide, clair, continu, égal, régulier. Le 4, bourdonnement roulant, rapide, inégal» continu, régulier, un peu clair. Le 8, bourdonnement roulant, rapide, tremblotant, continu.
«iPOISMNBlUSKT PAR L*fiAI) M eOIVRB.
Le poison a été pris à dix heures du soir; on est venu me chercher à deux heures du matin, et la personne ne s'est dite atteinte que de coliques. Le symptôme venant du pouls, et surtout la gravité de Tauscultation dynamoscopique , me firent diagnostiquer un empoisonnement. Cette auscultation révèle des variations extraordinaires dans le bourdonnement : il était rarement fort et roulant; le plus souvent il était nul; quelquefois il apparaissait fort et devenait très-petit, puis disparaissait. Le petillemeitt était. excessiveftiènt fort et qurifuefeis trèslongtemps absent.
La nsalade est morte à cinq heures du matin.