‹ Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité desChapitre 8 sur 64 · DE LA DYNAMOSCOPIE A L'EXTRÉMITÉ DES DOIGTS DES MAINS · texte numérisé non relu

DE LA DYNAMOSCOPIE A L'EXTRÉMITÉ DES DOIGTS DES MAINS

Eu écoutant Te^trémité des doigts des mainS| on entend uri bruit semblable à une voiture qui roule dans le lointain : c'est lé bourdonnemenL De temps en temps ce roulement continu et non uniforme est entremêlé du bruit de petilloment»

,Pout Texamen des doigts et de leur bourdonnement, on fait prendre au malade la position horizontale, le bras, Tavant-bras et la main appuyés soit sur le lit, soit sur un support quelconque. Le doigt est soutenu et appuyé par le godet du dynamoscope. Le décubitus dorsal est préférable à toute autre position, puisque tout effort musculaire peut augmenter le bourdotme* mentj et que rflbsence de toute contraction est néce^aire pour cette étude (1). Le cdté gauche et le côté droit sont auscultés de

(1) Depuis que nous avons pu éludier les vibralions à l'aide du diapason vital, nous tenons moins de compte de Télal de contraction ou de non contraction des muscles, parce que nous sommes dirigé par lo ton de la note produite par le bourdonnement, et non pas par le plus ou moins de force dé cette note , et que la contraction des muscles ne fait que changer la force et non la nalu^ de la note^

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chaque côté du lit. Il faut toujours ausculter des deux côtés, et comparativement dans des points semblables.

Le médecin doit toujours choisir la position la plus commode, afin que le sang ne lui monte pas à la tète, que sa figure ne rougisse pas et ne se congestionne pas, ce qui empêche d'écouter attentivement et gène l'usage des sons ; il est bon de prendre une chaise et de s'asseoir au bord du lit en soutenant, avec ie dynamoscope, par ses deux points d'appui, seulement le doigt du malade et le conduit auditif du médecin. Celui-ci ne doit jamais toucher ni soutenir le dynamoscope ; autrement il ajouterait son bourdonnement à celui du malade, et en altérerait l'audition. Il est possible encore que le malade n'ait pas de bourdonnement à l'extrémité des doigts, et que le médecin, en touchant ou soutenant le dynamoscope, entende son bourdonnement, et l'attribue au malade.

Dans cette position, le médecin maintiendra fixement son oreille en contact avec la main du malade ; ce qui lui serait impossible s'il était gêné. Dans cette position, et à l'extrémité des doigts, le médecin pourrait se passer du dynamoscope, le doigt étant préférable ; mais bien des inconvénients y sont attachés; d'abord le doigt du malade peut être assez fort pour ne pouvoir pénétrer dans le condqît auditif externe du malade ; ensuite il est des maladies graves dans lesquelles le malade n'a pas toujours soin de ses mains ; enfin le doigt du malade à nu ne pourra jamais être aussi fixement retenu dans Toreille qu'avec Tâide du dynamoscope.

Le dynamoscope d'acier, d argent ou d'aluminium, tel que nous l'avons décrit plus haut, peut-être adopté sans modifia cation. •

DJS LA DTNÀMOSGOPIB. Si

WSLéXOKÛSKMB PHTSXO&OOXQUSS ({).

BonrdOBBf ment et peitH^Meot dei hommef a4ttliei.

Le bourdonnement, chez Tadulte, est général.

On ne Tentend presque jamais aux doigts des pieds ; à la tête, tantôt il est perçu partout, tantôt sur un point , tantôt pas du tout ; au cou , il est distingué du bruit de l'air qui traverse la trachée-artère et des battements des carotides ; il est masqué à la poitrine par le murmure respiratoire et les battements du cœur; au ventre, tantôt il est perçu, tantôt il ne Test pas; aux membres supérieurs et inférieurs , il est presque toujours distinct.

A l'extrémité des doigts des mains, il est plus fort, plus évident que partout ailleurs, et toujours distinct ; le bourdonnement y atteint son maximum d'intensité.

Le bourdonnement» chez le mémo individu, aie même timbre partout.

Ses caractères généraux sont les suivants : fort, doux, quelquefois dur, bien nourri, tantôt un peu rapide, ordinairement ni lent, ni rapide, continu, égal, régulier.

Tous ces caractères réunis forment le bourdonnement mas* culin.

Quelquefois d'un côté, et c'est principalement du côté droit, le bourdonnement est plus fort, moins doux, moins égal que de l'autre côté.

Les tempéraments lymphatiques et nerveux ou lymphaticonerveux ont un bourdonnement plus doux que les tempéra-» ments sanguins.

(i) Coniulter, pour les observations, le Armoire inUlulè: JpplieatiùH de la DynamoscopU à h Physiologie, {Gax, Mid.^ 1860^ eibrockurein-^"}^

i% DE LA i>tp:âhoscopie.

Le pétillement n'est entendu qu*à l'extrémité des doigts de la main et ^m. piedt

Le pétillement n'est pas égal du cdté droit ni du c6té gauche, dans un (amps dûané.

Les caractères du pétillement sont les suivants : irrégulièr^ non continu, ipégal ; tantôt fréquent, tantôt rare ; il est fort, («ible^ ]m ou ^vé, ou éclatant, simple, double, triple, mul* tiple,

Im tempéraments nerveux ont des pétillements plus fré* quents que les tempéram^te sanguins et lymphatiques, et les tempéraments lymphatiques plus que les tempéraments san*

{[uins«

Le petillî^Deiit est si variaUe d'une minute à l'autre, que, s'il est maintenant très -fréquent, il sera tout à Theure et bientôt apr^s ml De sorte que Tirrégularité est un de ses caractères les plu3 siilbtnts,

IMiwrdonaenient et petinement dei femmefl adalCes.

Les cuTftotères du bourdonnement chez la femme adulte sont les suivants ; doux, moelleux, petit, quelquefds fort, quelquefois musical, bien nourri, ni lent, ni rapide, continu, égal, régulier, uniforme,

Tous ces caractères réunis forment le bourdonnement féminin.

Quelquefois d'un côté, et c'est presque toujours du côté droit, le bourdonnement est plus fort, moins moelleux que de l'autre côté.

Les tempéraments forts, sanguins, ont le bourdonnement

Dans les tempéraments lymphatiques, mous, Tymphaticonerveux, se trouvent les types du bourdonnement féminin.

Les caractères du pétillement sont les suivants : fréquent, Ucé|;uU«?, quelquefois rar^ et nul ; il est simple, dcnix, multiple, éclalsiil, btft

PB tk DTN AUOSGOnB. 23

Les petiHenientfl ne sont pas égaux, dans un temps donné, du côté gauche et du côté droit, ni isochrones.

Les tempéraments lymphatiques ont des pétillements plus fréquents que les tempéraments sanguins ; les tempéraments neneux ont des pétillements plus fréquents que les tempéraments lymphatiques.

Les pétillements sont si variables d*un moment k l'autre, qu'on les trouve tantôt doubles ou multiples, et tantôt nuls.

L'irrégularité en forme un des caractères les plus saillants.

Le timbre du bourdonnement ne varie pas plus que le timbre du pétillement.

BAordoBBemcMl et pemiemeni dti YleUlardi.

On ne l'entend pas aux pieds ; à la tête, tantôt il est entendu, tantôt il est nul ; au cou, H est distingué du bruit produit par le passage de l'air dans la trachée-artère et des battements des carotides; à la poitrine, il est masqué le plus souvent parles bruits respiratoire et cardiaque; aux membres supérieurs et inférieurs, il est pnesque toujours distinei.

Le bourdonnement est plus distinct à l'extrémité des doij[t& de la main que partout ailleurs.

Le bourdonnement, chez le même individu, a le même timbre partout.

Ses caractères généraux sont les suivants : très grave , fort, dur, sonore, souvent clair, peu nourri , quelquefois rapide, 11 est du reste continu , uniforme et régulier. Tel est le bourdonnement des vMUards ou $énil$.

Quelquefois d'un côté, et c'est principalement du côté droit, le bourdonnement est plus fort, plus dur que du côté gauche.

La différence des deux côtés n'est pas aussi sensible chez le vieillard que chez l'adulte.

La différence des tempéraments n'est pas aussi sensible que chez l'adulte. On peut établir, toutefois, que le tempérament sanguin est uni à un bourdonnement plus dur, moins profond ,

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plus bruyant, que les tempéraments lymphatiques ou nerveux.

Le pétillement n'est entendu qu'à l'extrémité des doigts de la main et du pied.

Le pétillement n'est pas égal du côté droit et du côté gauche; dans un temps donné, il n'est pas non plus isochrone.

Les caractères du pétillement sont les suivants : irrégulier, non continu, inégal, tantôt fréquent, tantôt rare, tantôt nul; il est foit ou faible, élevé ou bas, ou éclatant, ^mple, double, triple, multiple.

Les vieillards paraissent avoir des pétillements plus fréquents, plus accélérés que l'adulte.

Les tempéraments lymphatiques ou nerveux ne se distinguent pas, sous le rapport du pétillement , des tempéraments sanguins.

Les pétillements sont d'une variabilité extrême; dans un un moment, d'une fréquence telle qu'on ne peut les compter; dans l'autre, excessivement rares, et bientôt tout à fait nuls.

iBoord«Biicwciit et pcdUement été cnfuitt .

Avec le dynamoscope ordinaire, chez les enfants au-dessous de trois ans, le bourdonnement n'est pas perceptible à l'extré* mité des doigts, pas plus que le pétillement ; mais eu remplaçant le godet du dynamoscope des adultes par un autre approprié au doigt de l'enfant, les phénomènes du bourdonne* ment et du pétillement sont sensibles.

Chez ces enfants, le bourdonnement peut quelquefois être perçu dans les régions dorsale, lombaire et sacrée, sur la région du foie, sur les cuisses. L'agitation, les cris, les mouve* ments de ces enfants rendent toujours cette auscultation difficile et quelquefois très-vague. Le pétillement n'est pas entendu.

Chez les enfants de quatre ans, pour entendre le bourdonnement, il faut réunir tous les doigts de la main ; un seul ne suffit souvent pas. Le pétillement est entendu <

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