BUDGETS
annuels
roililaires
militaires
officiels
des
annuelles
annuelles
des
dettes.
ofDcicUes.
réelles.
recettes.
Millions.
Millions.
Millions.
Millions.
11 résulte de ces tableaux dont les éléments sont analysés dans rouvrage de M. P. Larroque, que plus de 5 millions d'hommes et près de 20 milliards de propriétés étaient annuellement employés aux choses de la guerre avant la guerre de 1870.
lillUrdi. ■itttoM.
Ce qui faisait une perle annuelle en travail de. . . . 3.202
Plus une perte d'inlérôts de .....' 781
 quoi il faut ajouter pour les intérêts des 68 milliards
de dettes contractées pour la guerre 2.716
Plus en dépenses militaires annuelles 9.818
Total pour les dépv'nses annuelles iG.507
Soit 16 à 17 milliards. — La comparaison des deux dernières colonnes du second tableau fait voir que les diverse:^ nations de
506 TRAITÉ DE FINANCES. - NOTICES GOMPLËHENTAIRfiS. — XIVDl.
TEurope, prises dans leur ensemble, taisaient des dépenses presque égales aux chiffres de leurs recettes ; que ces dépenses étaient supérieures même aux recettes en France, en Angleterre, en Autriche, en Prusse, en Turquie, en Portugal.
Un calcul de H. Maurice Block *- portant sur des années antérieures donne des résultats analogues. M. Block ne trouve que 2.700,000 hommes sous les armes, perdant 800 millions de journées de ti'avail, sur le pied de paix ; mais il porte à 6 millions 1/2 le nombre d'hommes sur le pied de guerre. Il évalue aussi les dépenses officielles annuelles à 5 milliards, dont un tiers pour la marine.
En faisant un calcul de ressources et de dépenses extraordinaires pendant les dix premières années du second empire, M. Vuitry, orateur du gouvernement évaluait le 9 janvier 1864 à la tribune :
Millions
La guerre d'Orient, à i,348
La guerre d'Italie 545
La guerre de Chine et Cochlnchine. 166
L'occupation de Rome 50
L*expédition de Kabylie il
Celle de Syrie 17
Soit près de 2 milliards auxquels se sont ajoutés ensuite 12 à 1,300 millions de la guerre du Mexique (1862-67).
La guerre de 1870-71 , amenée par le génie malfaisant de Napoléon III, Bismark et Guillaume F% est venue grossir tous ces chiffres lugubres dans des proportions lamentables.
La France doit payer à la Prusse victorieuse cinq milliards qui seront consommés en dépenses de guerre. La France aura une autre perte de pareille somme, en frais d'armement et de guerre, en propriétés détruites ; à quoi il faudra ajouter les pertes de Tagriculture, de Tindustrie et du commerce dans les deux pays, et dans le monde entier par contre-coup, sans compter les existences délruites par centaines de mille, les familles privées de leur soutien.
Et ce mal matériel n'est pas le plus triste résultat. 11 faut tenir compte du mal moral provenant de la surexcitation des sentiments de haine et de vengeance, du remuement de toute la vase des passions humaines revenant à la surface, putréfiant les cœurs et faisant reculer l'humanité.
^ V Europe politique et sociale, Paris, Hachette, 1869, p. 73.