‹ Traité de financesChapitre 3 sur 175 · DE LÀ DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LÀ DEUXIÈME ÉDITION

La première partie de ce volume traite des principes généraux en matières de Dépenses et de Revenus publics.

Le deuxième contient des renseignements bibliographiques et des développements statistiques et historiques.

Ce Traité de Finances fait suite au Trmté (TÊconomie politique du même auteur. C'est un exposé scientifique en dehors de toute préoccupation exclusive 'de nationalité, de régime politique, de théorie sociale ou de système financier qui lui soit propre.

En offrant la première édition^ au public, l'auteur disait : « Il n'y a pas, à notre connaissance, de livre élémentaire et didactique sur les Finances. Nous avons essayé de remplir cette lacune en condensant un assez grand nombre de notions nécessaires à tous ceux qui ne veulent pas rester totalement étrangers aux affaires publiques. On y trouvera traitées et résumées, non- seulement les questions spéciales sur l'Impôt et les Emprunts, mais encore les questions générales que ces sujets comportent. »

' 1'* éd. 1858; 2« éd. 1862| in-18. La l'« édition a paru sous le titre 6! Éléments en tdte de la l** édition du recueil intitulé Sote9 ei petiU Traité:

Yiii PRÉFACE.

En présentant celle première édition à TAcadémie des sciences morales et politiques, M. Hippolyle Passy, ancien ministre des Finances, membre de la section d'économie politique, s'exprimait ainsi : « C'est un véritable traité sur la matière, et un traité qui, malgré sa concision, est réellement complet : Impôts, Emprunts, Crédil, Amortissement, tout y est examiné, jugé, du point de vue que la science a marqué. x>

Jaloux de mériter encore plus cette flatteuse et trop bienveillante appréciation d'un savant économiste financier, ainsi que Taccueil fait à ce premier essai par le public, Fauteur a voulu reprendre son œuvre dans tous les détails. Il s*est efforcé de composer pour les finances, comme il l'a tenté pour l'Économie politique générale, d'une part, un exposù analytique propre à faire avancer la science à l'aide de la méthode de simplification, de coordination et de condensation, qu'il a suivie dans ses autres écrits ; d'autre, part, un traité didactique propre à faciliter l'étude des questions financières.

Le sujet des finances a en tout temps une importance majeure aux divers points de vue politique et social, domestique et moral. L'auteur tiendrai! à grand honneur d'avoir participé, dans la mesure de ses forces, à la réalisation de celte maxime favorite de Colbert : « Il faut rendre la matière des finances si simple, qu'elle puisse êlre facilement entendue par toute sorte de personnes. » Et cela est d'autant plus nécessaire que « du régime des finances, ainsi que le disait le marquis deMirabeau, dépend plus que de toute autre chose, la corruption ou le rétablissement de la société*. »

* Théorie de Vimjtôl, 1760, in-1«, p. 340.

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