XIV INTRODUCTION
fortification passagère » i dépend surtout du temps et du nombre d'ouvriers que l’on a à sa disposition.
Les deux premières parties de cet ouvrage traiteront successivement de la fortification passagère et de la fortfication permanente, nous nous étendrons davantage sur la première, plus utile pour les officiers d'infanterie et de cavalerie et plus immédiatement applicable à leur service. Nous y avons rattaché les règles de la castramétation et la construction de tous les accessoires du campement, ces travaux étant habituellement exécutés par les troupes. Nous insisterons moins sur la fortification permanente que les officiers n’ont point à construire, mais dont ils ont seulement besoin de connaître les propriétés défensives.
La troisième partie comprend les règles de l’attaque et de la défense des places fortes. L'attaque et la défense des ouvrages de campagne n’offrent jamais rien de bien particuculier; ce sont presque les épisodes d’un jour de bataille, quelques heures suffisent pour ces opérations. Il n’en est pas de même pour les places fortes : construites en matériaux résistants , organisées longtemps à l'avance pour présenter à l'ennemi des obstacles infranchissables, armées d’une formidable artillerie, elles ne succombent qu'après des semaines, des mois de travaux particuliers, longs et pénibles, soumis à certaines règles dont la description fera l'objet de la troisième partie. Les travaux, qui s’exécutent comme ceux de la fortification passagère en terre et en bois, sont élevés par les soldats des différents corps de l’armée, dirigés, il est vrai, par les officiers du génie, mais toujours commandés par leurs officiers, qui doivent par consé-