‹ Traite de fortificationChapitre 7 sur 99 · DÉFINITIONS.—PROFIL · texte numérisé non relu

DÉFINITIONS.—PROFIL

L’arête d’intersection des deux plans de plongée et de talus extérieur représentée au profil par le point E, se nomme la crête extérieure.

L’épaisseur du parapet est la distance de comprise entre les deux plans verticaux, passant par les deux crêtes intérieure et extérieure. Elle est constante pour une même face.

Il faut faire varier l’épaisseur des parapets suivant la nature des projectiles employés par l’assaillant ; la table suivante donne l'épaisseur suffisante pour résister aux projectiles indiqués en regard, projectiles tirés avec la charge ordinaire et à 25",00 de distance.

Boulet de 12...... on... uso. 3",30 Boulet de 8........... RTE EETEE 2",80 Obus de 0",16.......... soso 2,70 Obus de 0",15............. ss... 2°,30 . Obus de 0",12..............sc.se 1",40 Balles d'infanterte................ 0",50

La terre est supposée d’une nature moyenne.

Peur que les défenseurs puissent faire feu par dessus la crête intérieure et suivant la pente de la plongée, ils monteront sur la éanquette BC qui est horizontale, et dont la largeur dépend du nombre de rangs de défenseurs que l’on veut y placer; on lui donne 0",80 pour un seul rang, et 1,20 pour deux rangs. Comme on ne peut exécuter le feu de trois rangs, il est inutile de donner une plus grande largeur à la banquette.

Pour que les hommes, même de petite taille, puissent tirer par dessus la crête intérieure, la banquette doit être à 1"=,30 en contre-bas de celle-ci.

Entre la crête intérieure et la banquette, pour soutenir le parapet, existe un talus CD nommé talus intérieur. On doit le raidir autant que possible, pour que l’homme monté sur la banquette soit moins éloigné du point où il appuie son arme , et soit par suite mieux couvert.-On lui donne la pente

de 1 de base pour 3 de hauteur. 11 faut, pour soutenir les terres, employer des moyens artificiels dont nous parlerons plus tard.

Enfin, pour que l’homme puisse facilement arriver sur la banquette , on construit un falus de banquette, AB, à pente douce (2 de base pour 1 de hauteur).

En arrière du talus de banquette est le terre-nlein de l'ouvrage.

Une petite bande de terrain, nommée berme, FG, sépare le fossé du parapet. La berme a pour objet, en premier lieu, de reculer la masse du parapet de manière que son poids ne fasse pas ébouler les. terres du fossé; en second lieu, de faciliter la construction de l'ouvrage en recevant d’abord les terres sorties du fossé, qui sont ensuite rejetées à la pelle sur le parapet. La largeur de la berme varie, suivant les terres fortes ou légères, de 0",30 à 1",00.

Le fossé se compose de trois parties distinctes : la première, GH, est le talus d'escarpe, ou plus simplement l’escarpe. Le talus doit être raidi autant que possible pour présenter un obstacle à l’assaillant; on tient sa base 9 H égale aux deux tiers de celle qu’aurait le talus naturel des terres pour une même hauteur Gg.

Le fond du fossé HL est habituellement horizontal, à moins qu'il ne soit très-humide et qu'on ne veuille y faire des dispositions défensives, auquel cas on peut donner une légère pente vers l'extérieur pour rejeter les eaux de ce côté.

Le talus LM opposé à l’escarpe porte le nom de contrescarpe. .On le tient aussi raide que possible pour rendre le franchissement du fossé plus difficile; sa base Lm est égale à la moitié de celle du talus naturel des terres pour la même hauteur Mm. Le talus de contrescarpe est donc tenu plus raide que celui d’escarpe, parce que celui-ci supporte la surcharge provenant de la masse du parapet, diminuée, mais non complétement annibhilée par la présence de la berme.

La largeur du fossé GM se compte toujours à la partie

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