DES DIFFÉRENCES DE NIVEAU
76. Les observations et les calculs dont nons nous sommes occupés jusqu’ici n’avaient pour but que de déterminer une série de points les uns par rapport aux autres, ainsique leurs coordonnées rectangulaires, relativement à deux axes fixes. R nous reste , pour compléter tout ce qu’il importe de connaître sur leurs positions, à calculer leurs hauteurs respectives les uns au-dessus des autres, ou leur différence de niveau, et à déduire de ces mesures l'altitude, c’est-à-dire la hauteur absolue de chacun d'eux au-dessus de la surface sur laquelle la base et les trianglps qui s’y rattachent ont été projetés (articles 58 et 99).
Quoique la terre ait la forme d’un ellipsoïde de révolution , on peut cependant toujours considérer le nivellement trigonomé trique comme ayant lieu sur une sphère dont le rayon est égal à la normale comprise entre le point où l’on observe et la ligne des pôles. Le calcul démontre que les erreurs provenant de cette hypothèse sont presque toujours inférieures à celles qui sont inhérentes aux observations. ■ • ■
On dit que plusieurs points sont de niveau entre eux lorsqu’ils se trouvent tous^uc une même surface semblable et concentrique à celle des eaux tranquilles de la. mer. La distance d’un point à cette surface se mesure le long de la
verticale de ce point et exprime sa hauteur absolus ou sa dépression par rapport à elle.
Toute courbe tracée sur la terre supposée sphérique est une ligne de niveau vrai, et toute droite perpendiculaire à la direction de la pesanteur est une ligne de niveau apparent. *■