CHAPITRE IX
* EXPRESSIONS ANALYTIQUES DES DIFFÉRENTES LIGNES DE L'ELLIPSOÏDE DE RÉVOLUTION , EN FONCTION DE LA LATITUDE.
113. * Lorsqu’on veut employer les dernières formules du chapitre précédent , il faut d’abord obtenir la valeur des rayons de courbure p et p’ du méridien et de la perpendiculaire , en fonction de la latitude du point connu A ( ligure 35), supposé l’origine des coordonnées. Or, dans les courbes du, second degré , ce rayon est , comme on sait , représenté généralement par
n désignant la longueur de la normale terminée au grand axe et -j la moitié du paramètre.
Dans le cas actuel on a :
et
sin II
Cette dernière valeur devient
en mettant au lieu dey l’expression qu’on déduit de l’équa-
tion du méridien (article 109), lorsqu'on y remplace a: par sa valeur
DF = AD cos H =r
a cos 1 1
(t-e a sin’ll)*
Le rayon de courbure du méridien 4 A X sera donc, par la substitution des ces quantités dans la première équation posée ci-dessus :
Ç (1 -«’sin’H) * ‘
114. * Passons actuellement à la recherche de celui de la section perpendiculaire Z'AMZ'.
Si, dans l’équation précédente, on fait H = 90°, on aura pour la valeur du rayon de courbure au sommet du petit axe :
Or le plan mené par la normale AB, perpendiculairement à celui du méridien Y A X, coupe le sphéroïde terrestre suivant une ellipse Z'AMZ' A' dont A est le sommet du petit axe ; par conséquent , le rayon de courbure de cette section perpendiculaire sera en ce point, d’après l’observation précédente , en désignant par a', b' les demi-axes et par e' le rapport de l’excentricité au demi-grand axe :
Pour déterminer a' et b' cherchons l’équation de la section Z'AMZ' A' relativement aux axes BY', BZ'.
Le sphéroïde a pour équation, quand on prend pour axe de rotation celui des Y :
Or les coordonnées d'un point quelconque M de la section dont il s’agit, sont, dans son plan :
BC=y, BD = z\
et celles de ce même point considéré' sur le sphéroïde ont pour valeurs, en fonction des précédentes :
MN = CE=j=/ sin H,
OE = x = OB -+- BE = p -+- y' cos H ,
BD = z*.
Par conséquent, si on les substitue dans l'équation (1), on aura pour celle de la section perpendiculaire Z'A M Z 'A' rapportée aux axes BY', BZ' :
(l-e s cos 2 H)/ 2 +2 p cos H ( 1 -e 2 ) / + ( 1 -e 2 ) z' 2 = ( 1 -e 2 ) (a 2 -p 2 ).
Faisant disparaître le’second terme par la méthode connue en algèbre , c'est-à-dire en posant :
p cos II ( 1— e*) 1-e* cos*H '
ce qui revient à placer l’origine des axes en un point b de celui des Y', on aura, après les réductions :
(l-e 2 cos 2 H)y 2 + (l-e 2 )z 2 = t e . co THl
d’où , en posant successivement y" = 0, et z' = 0 :
(l-**cos’H) (a'-p*) cos* H ( t — r* ) 1 — ** cos* H
(l-«*)j(Wcos*H)(a>V)-*-/>*cos*H(l-<*)| y 6 (1 — e*cos*H)*
et par suite
g»— t' 1 sin 1 H
a* 1— r*COS*H •
La valeur de a' 2 dépendant de p 2 , cherchons d’abord cette quantité. On a :
• p = OE — BE = g — y cot lï = — T ;
r J (t— c’sin’H)»
d'où
" — 1— «WH
Introduisant cette expression dans celle de a' 2 , on en tire après les réductions :
(l-**>in*U) (1-**co5*H) ’
par conséquent,
(1— ,'.in-ll| fl — .'cn.'H)
Ç * „ «•* .in* H ’
* i .1 in
donc enfin
Ç ( 1 -e’sin’H)» '
On peut remarquer que cette valeur est la même que celle de la normale AD = N (figure 34), terminée au petit axe.
LIGNES PRINCIPALES DE L’ELLIPSOÏDE DE REVOLUTION , ET FORMULES DIVERSES.
Rayon
de
courbure
/ du méridien P= — “ ^ ^ , ,
I ç (î-tWHyî
d’une section perpendiculaire au méridien, ou longueur de la normale terminée au pe-
tit axe
d’une section qui fait un angle z avec le méri-
PP
p’sin ’z-+-p ’cos a cos H
dien
Rayon d’un parallèle (l «* ' *Htf
Rayon OA de la terre (ligure 54). . R'=aj
log ç=log( 1— e 2 )+log a + 5 M - ( 1 ,
l i i «’sin’HN
•»g Ç = +log a+ M — (1 +— — J -,
log (l+c 2 cos 2 H)= + Me 2 cos 2 H^l .
116. Ces trois dernières formules, dans lesquelles le module M = 0,4542945, slobtiennent aisément à l’aide des séries logarithmiques (d') données à l'article 7. Pour les appliquer, il faut connaître les valeurs de e i et de a. Or, si l'on désigne par a , l'aplatissement de la terre , c’est-à-dire le rapport entre la différence des axes a , 6 et le grand axe , on aura :
d’où
Mais d’une autre part
donc
et par suite
117. En comparant entre eux les longueurs des arcs du méridien mesurés en France et au Pérou , Delambre a trouvé que l’on devait adopter pour valeur de a la fraction m ‘ K - = 0,00522945 dont le logarithme est :
log a =7,5091290.
Dans cette hypothèse le quart du méridien a pour longueur en toises :
Q = 51311 1 1‘, 4, * IogQ = 6, 71021141,
ou en mètres , en prenant pour unité de longueur le mètre légal qui vaut 443 K *"**,296 :
Q t= 10000722", log Q = 7,00003134.
Si l’on substitue actuellement pour a et-Q les valeurs précédentes dans les formules suivantes :
log a = log —
. . x . 2Q Ma Ma*
log t = log — 2 ÎT
Ma*