‹ Traite de geodesie a l'usage des marins, ou Methodes et formules trigonometriquesChapitre 62 sur 118 · COS Z · texte numérisé non relu

COS Z

Les personnes qui désireront approfondir les diverses questions que nous venons de traiter ue pourront mieux faire que de consulter le mémoire de M. Chazallon sur la niesure des bases - [Annales maritimes, 1837, 1" vol.); les formules qu’il donne sont un peu plus rigoureuses que les nôtres, dont le degré d’exactitude suflit (art. 1 20 , 176.)

VÉRIFICATION DES OPI HATIONS CÉODÉSIQCES.

124. Pour s’assurer de la bonté des opérations géodesiques qu’on a exécutées sur toute l’étendue d’une côte , et de l’exactitude des calculs par lesquels, on a déterminé la longueur des côtés des triangles de la chaîne, leurs positions géographiques, et leurs azimuts, il est nécessaire de mesurer une nouvelle base à l’autre 'extrémité du réseau. Il faut en outre observer, en un point connu parle travail géodosique , la latitude, la longitude, ainsi que l’azimut d’un côté sur l’horizon de ce point. La comparaison des résultats qu’on obtient en calculant un même côté successivement avec cette dernière base et avec celle qui a servi à calculer toute la chaîne, fera apprécier l’exactitude des opérations. Sur une distance de 12,000 mètres l’erreur ne doit pas dépasser 2 mètres dans une triangulation de premier ordre faite avec. Soin. On est loin de trouver le même accord entre les résultats fournis par les observations astronomiques et ceux ipi*on a déduits des calculs géodésiquos. Les différences dans les

meilleures triangulations peuvent s’élever à 7" sur la latitude, à 24" sur la longitude, et à 54" sur l’azimut. Elles tiennent aux erreurs d'observations et surtout à l’hypothèse sur l’aplatissement de la terre; car tous les travaux géodésiques et astronomiques exécutés jusqu’à ce jour, pour connaître la forme de la surface terrestre, concourent pour prouver qu’elle n’est pas rigoureusement un ellipsoïde de révolution , comme on le suppose habituellement.

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