‹ Traite de geodesie a l'usage des marins, ou Methodes et formules trigonometriquesChapitre 63 sur 118 · DES PLANS DE CONSTRUCTION · texte numérisé non relu

DES PLANS DE CONSTRUCTION

125. Quand tous les points principaux et secondaires sur lesquels on a appuyé les opérations topographiques et hydrographiques sont déterminés par leurs distances à la méridienne et à la perpendiculaire, on dresse les projections des plans de construction sur lesquels on doit rapporter tous les- détails, fournis par les observations faites, soit 4 terre, soit à la mer. A cet effet, on tracé sur une feuille de papier ( figure 22 ) une série de lignes parallèles et équidistantes, que l’on coupe perpendiculairement par une autre série de droites tracées de la même manière. On prend l’intersection de deux d’entre- elles pour la point où l’on a placé l'origine des axes; les autres lignes deviennent alors des parallèles à sa méridienne et 4 sa perpendiculaire. Après être convenu de la distance réelle que représente, sur le terrain, le côté des carrés formés par les intersections mutuelles de ces droites, on place graphiquement dans chacun d’eux; à l'aide .d’un compas de proportion, les points qui doivent s’y trouver. On a , par ce moyen , tous

les triangles de la chaîne rabattus sur l’horizon d’un même lieu avec les divers objets qui s’y rattachent. Sur ce canevas, ainsi disposé, on construit la topographie de la côte, ot le travail de mer par les méthodes indiquées sommairement au chapitre 11.

Il est bon d’adopter, pour ces plans, une échelle qui permette d’indiquer distinctement tous les détails que les navigateurs ont besoin de connaître. En représentant par 14 centimètres le côté de chaque carré que nous supposons égal à 2,000 mètres, ce qui donne une construction à l'échelle de à fort peu près, on remplira parfaitement le but qu’on se propose. Néanmoins il sera quelquefois utile do la doubler afin de pouvoir représenter les moindres accidents de la côte; mais, je le répète, datas ce cas-là, remploi de la planchette est infiniment préférable à toute antre méthode pour se procurer les détails qu’on désire obtenir. .

126. Lorsqu’on veut construire immédiatement à l’échelle de la carte des lignes de sondes faites au large ou à la côte, ce qui suffit pour les localités qui n’ offrent rien d’intéressant, il faut dresser une projection à cette échelle. Il est nécessaire ptfur cela de connaître par quelle longueur on' doit représenter le côté de 2,000 mètres de chaque carré à la latitude sous laquelle on a travaillé. Or, dans les cartes marines, la minute de longitude est, sous toutes les latitudes, égale à celle tle l’équateur, et celle-ci vaut l‘8ô5"55 d’après la valeur que noirs avons adoptéfe pour le rayon de l'équàteur (article 118); par conséquent, si ni millimètres désignent la grandeur de cette quantité sur

la carte, 2,000 mètres y seront représentés à une latitude donnée H par l’expression suivante :

2000 x m | Le nombre de minutes de l'équateur que |

1855 * ( coudent une minute du méridien à la latitude H (art. 134). \ \

* ’ % .* , ■ t Ce dernier facteur sera donné par. la table VI des latitudes

croissantes.

Les plans de construction du Pilote français ont été dressé* au jj 5 j, ou à l’éctielle de 6 lignes pour 10# toises.

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