‹ Traite de geodesie, ou exposition des methodes trigonometriques et astronomiques appicables a la mesure de la terre, et a la construction du canevas des cartes topographiques [VOL. 1]Chapitre 15 sur 336 · DU MOUVEMENT DIURNE DE LA SPHÈRE CÉLESTE · texte numérisé non relu

DU MOUVEMENT DIURNE DE LA SPHÈRE CÉLESTE

* Lorsqu’un observateur, pendant une belle nuit, contemple le ciel borné par un vaste horizon , il conçoit tous les astres qui s’offrent successivement à ses regards à la surface d’une sphère immense, et à 1 extrémité des rayons qui partent de son œil pris pour centre de cette sphère; et à cause de la petitesse du rayon de notre globe à l’égard de celui de la sphère céleste, il se suppose au centre même de la Terre, autour duquel tous les astres lui paraissent tourner. Enfin, pour mieux déterminer leur position respective, il les rapporte à différents cercles qu’il imagine dans le ciel : voici ceux qu’il importe d’abord de connaître.

L horizon sensible ou apparent est le plan tangent à la surface de la Lerre supposée sphérique, et le point de contact est le lieu même de l’observateur.

L'horizon rationnel ou mathématique est le plan qui, passant par le centre de la Terre, est parallèle à l’horizon sensible. La ligne tirée du lieu de l’observateur au centre de la Terre, et prolongée de part et d’autre dans le ciel , est la verticale de ce lieu ; enfin le point de cette ligne qui répond au-dessus de l’observateur, est le zénith , et le point opposé est le nadir.

Les astres se lèvent lorsqu’ils commencent à paraître à l’horizon , et ils se couchent lorsqu’ils passent au-dessous du plan de ce cercle.

Pour expliquer le mouvement commun et diurne des astres , il suffit d’attribuer à la sphère céleste un mouvement de rotation d’orient en occident, autour d’une ligne dont les extrémités sont les pôles du inonde : cette ligne , qui passe par le centre de la Terre ou de la sphère céleste , se nomme X axe du monde.

Le pôle élevé sur notre horizon est le pôle boréal ou septentrional , ou nord ; et le pôle opposé , qu’on imagine au-dessous de ce même horizon, est le pôle austral , ou méridional , ou sud .

Le grand cercle passant par le zénith d’un lieu de la Terre et par les pôles, se nomme le méridien de ce lieu.

2. Les étoiles qui paraissent conserver entre elles la même situation, se nomment fixes. Les astres, au contraire, qui changent de position les uns à l’égard des autres s’appellent planètes ou étoiles errantes ; tels sont Mercure , Vénus 3 Mars , Jupiter et Saturne, connus depuis un temps immémorial , parce qu’on les aperçoit à la vue simple; mais vers la fin du siècle dernier et au commencement de celui-ci, les astronomes , aidés de télescopes , en ont découvert cinq autres, qui sont Uranus, Cérès, P allas, J unon et V esta.

On remarque parfois aussi une troisième espèce d’astres : ce sont les comètes ou astres chevelus , qui ne se montrent que pendant un certain temps, et qui changent visiblement de place à l’égard des fixes.

Lorsque les astronomes eurent acquis une connaissance exacte des mouvements des corps célestes , ils appelèrent simplement planètes les astres qui font leur révolution autour du Soleil, et désignèrent par le nom de satellites ceux qui accompagnent les planètes dans leur course , en tournant autour d’elles. La Lune, par exemple, est le satellite de la Terre qui, en tournant réellement sur elle-même, fait sa révolu-

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