‹ Traite de geodesie, ou exposition des methodes trigonometriques et astronomiques appicables a la mesure de la terre, et a la construction du canevas des cartes topographiques [VOL. 1]Chapitre 171 sur 336 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

trouvée trop courte; partant l’on a

base exprimée en mètres définitifs ou B = B' x = 2 i657,u,563o.

La différence de niveau des extrémités de la base étant très-petite, on peut considérer la longueur B comme celle d’un arc de grand cercle terrestre compris entre les verticales de ces memes extrémités , et représentant le sol moyen de la base. Or, il résulte d’un grand nombre d’observations barométriques, que ce sol est élevé de 486m au-dessus du niveau de la mer ; la réduction de la base à ce niveau , évaluée au moyen de la formule de l’art. 144, sera donc — im,653a; de là

base réduite au niveau de la mer = 2i655m,9098;

c’est cette longueur qu’on emploie immédiatement dans le calcul des triangles , quand on les considère comme sphériques.

On devait mesurer une base de vérification avec des règles de fer que le Dépôt de la guerre français avait fait construire, et dont l’appareil était assez commode , comme j’eus occasion de m’en convaincre en mesurant, en 1811, avec ces règles, une petite base dans la plaine du Vésinet, près de Saint-Germain-en-Laye , dans la vue de déterminer la hauteur de l’aqueduc de Marly au-dessus de la Seine. Mais malgré la précision qu’on obtient par un pareil procédé, elle n’équivaut pas à celle qui résulte de l’emploi des règles de platine dont il a été parlé à l’art. 145. Pour ne laisser rien à désirer à ce sujet, voici un exposé succinct de la mesure de la base de Melun et des diverses réductions qui y sont relatives.

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