LIVRE PREMIÈR
Terre; ce qui s’exprime ainsi.
long. $ = long. O •+■ i8o°,
c’est-à-dire longitude de la Terre = longitude de Soleil -+■ i8o°.
On entend par périhélie le point où la Terre est le plus près du Soleil , et par aphélie celui où elle en est le plus éloignée. Ces deux points, qui forment les extrémités du grand axe de l’orbite terrestre , sont respectivement P, A. Si donc zs et II sont , l’un la longitude du périhélie, l’autre celle du périgée, l’on aura, d’après ce qui vient d’ètre dit,
rs = n i8o°.
20. En considérant toujours la Terre comme une sphère, tous les points de sa surface , dans leur mouvement diurne autour de l’axe du inonde, décrivent des cercles parallèles entre eux, lesquels, comme dans la sphère céleste , sont nommés simplement parallèles , lorsqu’ils sont inégalement éloignés des pôles. L’équateur terrestre est donc le cercle dont le plan coïncide avec celui de l’équateur céleste et partage la surface du globe en deux hémisphères, qui ont pour centre l’un le pôle boréal, l’autre le pôle austral. Ces deux pôles sont nécessairement situés sur l’axe du monde, et correspondent par conséquent à ceux de la sphère céleste.
Le méridien d’un lieu est de même le cercle qui passe par ce lieu et par les pôles de la Terre. Le premier méridien est celui auquel on est convenu de rapporter tous les autres. Anciennement, et depuis Ptolémée, les géographes prenaient pour premier méridien celui qui passe par l’île de Fer, l’une des plus occidentales des îles Canaries. Cet usage s’introduisit en France sous le règne de Louis XIII ; mais plus tard les géographes français se décidèrent , à l’instar de l’Académie des Sciences de Paris, à compter les longitudes du méridien de l’Observatoire royal de cette ville.
L angle de deux méridiens est mesuré par l’arc de l’équateur qu’ils interceptent. Cet arc se nomme longitude terrestre ou différence des méridiens , en tant que l’un des méridiens est ou n’est pas considéré comme le premier. La longitude se compte sur l’équateur, de part et
d’autre du méridien , et peut par conséquent être orientale ou occidentale; elle se compte aussi dans le sens du mouvement de rotation de la Terre, c’est-à-dire d’occident en orient, et depuis o° jusqu’à 36o°; cela est indifférent pourvu qu’on en avertisse.
Il suit de là, et de ce qui a été dit (art. 11), que lorsqu’il est midi vrai au méridien de Paris, par exemple, il n’est que nh, temps vrai, au méridien d’un autre lieu dont la longitude occidentale, par rapport à cette ville, est de i5°. Au contraire, il est une heure après-midi dans un lieu situé à l’orient de Paris, et dont la longitude orientale est de même de i5°. Ce que nous disons du temps vrai doit s’entendre aussi du temps moyen et du temps sidéral.
21. Sur la Terre sphérique, la plus courte distance de deux points est déterminée par l’arc de grand cercle qui passe par ces deux points, et la distance d’un lieu à l’équateur est l’arc du méridien de ce lieu, compris entre son parallèle et la ligne équinoxiale ou l’équateur terrestre; c’est cette dernière distance que l’on nomme latitude géographique, ou simplement latitude : il est nécessaire d’indiquer si elle est australe ou boréale.
La latitude d’un lieu est égale à la hauteur du pôle sur 1 horizon du même lieu; car la latitude et la hauteur du pôle ont T un et l’autre pour complément au quart du méridien, la distance de ce lieu au pôle élevé. On entend par colatitude le complément de la hauteur du pôle.
Quelle que soit la figure de la Terre, la latitude géographique d’un lieu, ou la hauteur apparente du pôle, est l’angle que la normale à la surface terrestre en ce lieu fait avec le plan de l’équateur. La surface de la Terre différé peu de celle d’un ellipsoïde de révolution , dont l’axe de rotation représente celui des pôles, comme on le verra par la suite. Ainsi, la latitude géographique du point A (Jig . 4)? situé entre le pôle P et le point E de l’équateur, a pour mesure l’angle ALE que la normale AN à l’ellipse génératrice PAE, ou au méridien de A, fait avec le rayon CE de l’équateur. Cette normale, prolongée dans le ciel, détermine le zénith Z apparent, tandis que le rayon terrestre CA prolongé également, détermine le zénith vrai Z', ou le zénith géocentrique. Dans la nature, l’angle de la verticale ou normale AN, avec le rayon