LIVRE PREMIER
observées qui peuvent le plus approcher de la Terre. Il pensait en outre que, par l’effet des perturbations planétaires, quelques-unes pourraient bien, à leur retour, la rencontrer et produire une terrible catastrophe. Cependant, la comète de 1770 qui, à cause de sa grande proximité de nous, devait être lapins redoutable, n’a plus reparu, quoique les astronomes lui eussent assigné une période de 5 ans et demi environ ; ainsi , à moins que quelque cause ne l’ait fait disparaître pour nous, les perturbations qu’elle a dû éprouver ont changé considérablement les dimensions de son orbite; mais fût-elle revenue plus près de la Terre, il y aurait eu un très-haut degré de probabilité contre tout événement funeste.
La difficulté de prédire d’une manière certaine le retour d’une comète tient à celle de déterminer rigoureusement les éléments de son orbite. La comète observée par Halley, en 1682, et qui avait été aperçue en 1 53 1 et 1607, est la première qui ne laisse aucun doute à cet égard ; aussi a-t-elle reparu en i835 ; sa période est de 76 ans environ. Lorsqu elle passa à son périhélie en 1607, son noyau, de la grandeur d’un œil de bœuf, dit Delambre , avait l’éclat d’une étoile fixe, et sa queue, de couleur d’or, soutendait un angle de 60°. Ce beau spectacle se reproduisit en 1682; mais nous en avons été privés en ï835, car cette comète était loin d’être aussi remarquable que celle de 1811. L’ellipse que cette comète décrit est fort excentrique; en effet son grand axe est 35 fois la moyenne distance du Soleil à la Terre, et sa distance périhélie est seulement les ^ de celle-ci.
Deux autres cometes dont la science sait prédire les retours sont à courte période : l’une revient au périhélie après 1208 jours, l’autre après 6 ans et 8 mois environ ; mais elles n’offrent de l’intérêt qu’aux astronomes.
Nous terminerons ici ces notions d’ Astronomie , parce qu’elles sont plus que suffisantes pour faire comprendre les méthodes d’observation et de calcul que nous aurons occasion d’exposer. Mais ceux qui voudront acquérir des connaissances plus vastes sur cette matière, et approfondir les théories dont nous n’avons pu donner qu’une faible idée, devront particulièrement étudier Y Exposition du Système du Monde , ou le Traité élémentaire d’ Astronomie physique.