‹ Traité de géodésie, ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques: applicables (volume 2)Chapitre 70 sur 120 · TROISIÈME MÉTHODE · texte numérisé non relu

TROISIÈME MÉTHODE

Par Inobservation des étoiles.

3o5. La marche de l'horloge , relativement au premier mobile , ou aux étoiles dent les retours aux méridiens sont égaux, se détermine de la même manière que par rapport au Soleil. Si , par exemple, on observe, a la même hauteur sur l'horizon, une étoile fixe, avant et après son passage au méridien, le milieu entre les tems des observations correspondantes sera l'heure que l'horloge marquait à l'instant du passage. Si le lendemain on observe encore cette étoile y on saura à quelle heure elle se sera retrouvée dans le méridien j par conséquent l'on connaîtra si l'horloge suit exactement le mouvement diurne du ciel , ou de combien elle avance ou retarde en ?4 heures sidérales. Dans ce dernier cas, l'on abaissera ou l'on élèvera la lentille du pendule , afin de faire retarder ou avancer l'horloge; et l'on s'assurera, par d'autres hauteurs correspondantes, prises à diflerentes époques, s'il est encore nécessaire de changer la durée des oscillations du pendule. ^

Il convient, pour faire usage de la métHode d'observation actuelle, de choisir une des étoiles qui passent au méridien pendant la nuit, et c'est de quoi l'on s'assure en calculant l'heure approchée de ce passage, comme nous l'avons enseigné (art s45). Il faut aussi, pour que l'étoile paraisse animée dHm mouvement fort sensible, qu'elle soit observée loin du méridien et dans le voisinage du premier vertical; pourvu toutefois qu'elle soit un peu élevée au-d^sus de l'horizon, afin d'éviter les erreurs qui pourraient résulter des variations de la réfraction dans les basses régions de l'atmosphère. Enfin, s'il arrivait

que Pétat de Tatmosphère fut différent , aux deux époques des observatioDS correspondantes, il serait nécessaire de faire, à l'heure du passage donnée par la pendule, la correction dépendante du baro* mètre et du thermomètre (art. 5oo).

On règle encore une horloge sur le tems sidéral, par la méthode des hauteurs absolues d'une étoile : pour cet effet, l'on calcule, comme il est dit à l'art. Soi , l'angle horaire de l'étoile, à l'aide de sa déclinaison , de sa distance au zénit et de la latitude du lieu supposée bien connue; mais ici la distance yraie au zénit est seulement égale à la distance apparente, plus la réfraction; puisque la parallaxe estseueiblement nulle.

L'angle lioraire de Té toile étant trouvé, on le convertira en tems, à raison de i5** par heure, et le résultat exprimera des heures sidérales : on saura donc sur-le-champ de combien l'horloge avance ou retarde sur l'étoile , au moment de l'observation.

Supposons, par exemple, qu'un certain jour avant le passage de l'étoile au méridien, l'angle horaire réduit en tems ait donné fl^i4'34^ au moment où la pendule marquait 3^i5'3o" : cette pendule avançait donc sur l'étoile, de 1*1' 6". Supposons encore que le lendemain, après le retour de la même étoile au méridien , l'angle horaire ait été trouvé de 4^8'o'', lorsque la pendule marquait 6*9' ; donc au moment de la seconde observation la pendule n'était en avance que de 1* 1' sur le tems sidéral ; donc elle retardait de 6" dans l'intervalle de 3o^dii'a4'', ou de ^ de seconde par heure.

3o4. Poqr achever d'éclaircîr cette méthode , nous allons rapporter le calcul des observations de distances zénitales absolues dé Sinus ou a du grand Chien , faites au Dépôt de la Guerre le 18 février 181 1 , vers 6^ 7 du soir avant le passage. Toutefois ces observations ne doivent pas être regardées comme très concluantes , parce ^e Pétoile était trop près du méridien.

lld

TEMS do chronomètre.

Page 1