‹ Traité de géodésie, ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques: applicables (volume 3)Chapitre 24 sur 154 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Du mouvement de la lierre autour du Soleil; des longitudes et latitudes géographUiues , et des différentes paralUixes des astres.

ig. Uans tout ce qui précède sur le système du monde, le Soleil est suppose en mouvement autour de la Terre ; mais il est très probable que ce mouvement n'est qu'apparent y et n'est du qu'à une illusion optique semblable à celle qu'éprouve un voyageur, lorsque , entraîné par le courant d'un fleuve , il fixe les rivages, et leur attribue un mouvement contraire à celui par lequel il est emporté réellement. En effet l'hypothèse la plus simple , est d'admettre que la Terre tourne sur elle-même d'occident en orient en a4 heures sidérales ^ et autour du Soleil dans l'espace d'un an, en décrivant un orbe dont le centre du Soleil occupe un des foyers ; mais , dans l'une comme dans l'autre supposition, les apparences des mouvemens célestes sont les mêmes.

La Terre décrit donc l'écliptique dans le sens même du mouvement apparent du Soleil, c'est-à-dire d'occident en orient. Ainsi, quand le Soleil nous parait, par exemple, au point équinoxial du ]printems, la Terre est réellement au jpoint opposé, ou à celui d'automne. Cela posé, si, par le centre «9 du Soleil (fig. 5), on conçoit à la ligne des équinoxes TT une parallèle St'j le point T' sera celui d'où l'on comptera* la longitude t'T de la Terre. Mais comme un observateur en r, rapporte le Soleil S en un point S^ de l'orbite terrestre, il s'ensuit que la longitude géocentrique du Soleil, ou vue de la Terre, est de i8o* plus grande que la longitude héliocentrique T'T de la Terre, ou vue du Soleil; ce qui s'exprime ainsi :

long. O =long. $ + i8o%

c'est-à-dire longitude Soleil = longitude de la Terre + i8o*. On entend par périhélie le point où la Terre est le plus près du-

ai TRAITÉ DE GÉODÉSIE.

Soleil, et par aphélie celui où elle en est le plus éloignée. Ces deux points, qoi forment les extrémités da grand axe de l'orbite terrestre, 6ont respectivement P, A. Si donc «zr et n sont l'un la longitude du périhélie, l'autre celle du périgée, l'on aura

520. En considérant toujours la Terre comme une sphère, tous les points de sa surface , dans leur mouvement diurne autour de l'axe du monde , décrivent des cercles parallèles entre eux , lesquels ^ comme dans la sphère céleste, sont nommés parallèles, lorsqu'ils sont inégalement éloignés des pôles. L'équateur terrestre est donc le cercle dont le plan coïncide avec celui de l'équateur céleste et partage la sur&ce du globe en deux hémisphères, qui ont pour centre l'un le pôle boréal , l'autre le pôle austral. Ces deux pôles sont nécessairement situés sur l'axe du monde, et correspondent par conséquent à ceux de la sphère céleste.

Le méridien d'un lieu est de même le cercle qui passe par ce lieu et par les pôles de la Terre. Le premier méridien est celui auquel on est convenu de rapporter tous les autres. Anciennement, et depuis Ptolémée, les géographes prenaient pour premier méridi^i celui qui passe par Itle de Fer , l'une des plus occidentales des îles Canaries. Cet usage s'introduisit en France sous le règne de Louis XIII; mais plus tard les géographes français se décidèrent, a l'instar de l'Académie des Sciences de Paris y à compter les longitudes du mé« ridien de l'Observatoire royal.

L'angle que form^eux méridiens est mesuré par l'arc de l'équateur qu'ils interceptent. Cet arc se nonune longitude terrestre ou différence des méridiens, en tant que l'un des méridiens est ou n'est pas considéré comme le premier. La longitude se ooi&pte sur l'équateur, de part et d'autre du méridien, et peut conséquemment être orientale ou occidentale ; elle se compte aussi dans le sens du mouvement de rotation de la Terre, c'est-à-dire d'oceident en orient, et depuis o* jusqu'à SGo"*; cela est indifierent pourvu qu'on en avertisse.

Il suit de là , et de ce qui a été dit (art. xi ), que lorsqu'il est midi vrai au méridien de Paris , par exemple , il n*est que ii*, tems vrai, au méridien d'un autre lieu dont la longitude occidentale , par rapport à cette ville, est de i5*. Au contraire, il est ime heure après midi dans un lieu situé à l'orient de Paris ; et dont la longitude orientale

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