LIVRE PREMIER. 4i
Satarne , bien moins brillant que Jupiter, était, avant la découverte d'Uranus, aux confins du système planétaire. Il est sur-tout remarquable par son anneau, dont il est entièrement détaché; son disque parait toujours rond ; mais Panneau situé dans le plan de Téquateur de la planète, et qui, à cause de son obliquité, paraît ordinairement elliptique , cesse d*être visible quand il se présente à nous de profil , ou du moins on ne Taperçoit alors, à l'aide d'une forte lunette, que comme un filet lumineux : on croit même que cet anneau est composé de deux couronnes isolées.
La rotation de l'anneau et celle de la planète sont de même durée ^ et ont lieu d'occident en orient.
La planète Uranus, découverte en 1781, a pu être prise souvent pour une étoile, à cause de son peu d'éclat, de sa petitesse, et de la lenteur de son mouvement. Elle décrit en 84 ans un orbe qui com*prend ceux de toutes les autres planètes. L'analogie porte à croire qu'elle est opaque, et qu'elle tourne aussi sur elle-même; mais jusqu'à présent on n'a pu en acquérir la preuve certaine.
Les autres planètes découvertes plus récemment encore, sont, comme nous Pavons déjà dit, Cérès, P allas, Junon et F^esta. On ne les aperçoit, même très diSicilemeDt, qu'avec une très bonne lunette, et c'est pour cette raison qu'elles ne peuvent intéresser que les astronomes.Leurs orbites sont comprises entre celles de Mars et de Jupiter. Quoique les planètes paraissent se mouvoir tantôt d'occident en orient, tantôt en sens contraire ; que quelquefois même elles semblent stationnaires (art. 6), cependant elles ont toutes réellement un mouvement direct comme la Terre. Ce phénomène de la rétrogradation apparente tient à ce que les mouvemens angulaires de ces astres et de la Terre sont inégaux, comme on peut le voir par le Tableau suivant, qui donne, outre la durée des mouvemens de toutes Jes planètes, leurs distances au Soleil et leur grosseur relative.
NOMS