SATELLITES D*URANUS
i*' satellite
JU
On voit par la troisième colonne de la première partie de co Tableau , que la dislance moyenne de la Terre au Soleil est prise pour unité; cette distance est égale au demi-grand axe de l'orbite de la Terre. On exprimera en rayons terrestres les distances renfermées dans cette colonne, en les multipliant par 23578, nombre qui exprime également en rayons terrestres , la distance de la Terre au SoKmI; et si Ton multiplie en outre ces produits par la valeur du rayon de la Terre, qui est égala 6376710 mètres, on aura ces mêmes distances en mètres.
Des Comètes.
44. Les comètes sont des astres dont l'apparition est de peu de durée : elles traversent dans toutes les directions possibles notre système planétaire, et se meuvent toutes, sinon dans des orbites elliptiques très allongées , du moins dans des sections coniques dont le Soleil est au foyer commun. Leur mouvement de translation , comme celui des planètes, est soumis aux lois de Kepler.
La nébulosité qui enveloppe le noyau de la comète et le rend confus, paraît être son atmosphère. A mesure que cet astre s'ap-* proche du Soleil, la matière qui compose sa nébulosité se volatilise probablement de plus en plus par Faction de la chaleur solaire, et forme cette traînée de vapeur lumineuse et transparente, connue sous le nom de queue, laquelle est toujours opposée au Soleil, Mais ce n'est pas là le caractère distinctif des comètes , car il en est qui se sont montrées sans ce phénomène.
La comète très remarquable de 1680 est celle qui s'est approchée le plus du Soleil. A son périhélie elle en fut 166 fois plus proche que nous^ il est donc naturel de penser que la chaleur qu'elle éprouva fut 37556 fois plus forte que celle qui est transmise à la Terre, dans l'hypothèse que son action s'exerce en raison inverse du carré des distances. S'il en est ainsi, les substances évaporables d'une comète diminuent à chacun de ses retours au périhélie.
Dans les tems d'ignorance et de superstition, les comètes, ainsi que les éclipses de Soleil et de Lune, étaient regardées comme les signes des plus grandes calamités. En 1773, la France même, saisie d'une vaine frayeur, crut à la jBn prochaine du monde, parce que Lalande, dans un Mémoire qu'il venait de publier, indiquait celles des comètes observées qui peuvent leplusapprocherde la Terre. Il pensait en outre que,par l'efFetdes perturbations planétaires, quelques-unes pourraient bien , à leur retour , la rencontrer et produire une terrible catastrophe. Cependant, la comète de 1770 qui, à cause de sa grande proximité de nous, devait être la plus redoutable, n'a plus reparu, quoique les astronomes lui eussent assigné une période de 5 ans et demi environ j ainsi, à moins que quelque cause ne l'ait fait disparaître pour nous, les perturbations qu'elle a dû éprouver ont changé considérablement les dimensions de son orbite 3 mais fût-elle revenue plus près de la