‹ Traité de géodésie; ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques, applicables à la mesure de la terre, et à la construction du canevas des cartes topographiques;Chapitre 121 sur 194 · DEUXIÈME EXEMPLE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME EXEMPLE

147. Delambre, qui fut contraint de mesurer une ligne brisée, le long de la route de Lieursaint à Melun , employa quatre règles de platine de a toises chacune, et construites comme nous l'avons dit (art. 145) : les toits de ces règles étaient peints de différentes couleurs , afin d'éviter toute méprise. A la fin de chaque journée , et après avoir employé plus de dix-sept fois ces quatre règles , on enfonçait dans la terre un pieu dont la tête était carrée et recouverte

a44 TRAITÉ DE GÉODÉSIE,

d'une lame de plomb sur laquelle on marquait , par deux traits croisés,

le point où tombait le fil-à-plomb abaissé de Textrémité de la dernière

règle.

L'arc de cercle du niveau qui servit pour évaluer l'inclinaison des règles était de lo degrés, formant mo parties, dont chacune valait par conséquent 5 minutes, et le milieu de cet arc était numéroté 60. L'alidade mobile à laquelle était adapté un petit niveau à bulle d'air, portait un vernier donnant la minute, {f^ojr, \B.fig, 33.)

On jugeait que la règle allait en montant, en allant du premier au deuxième terme de la base, lorsque l'arc était plus petit dans l'observation directe qu'après le retournement (art. 145). En général, l'élévation de la partie de l'avant au-dessus du niveau de la partie de l'arrière , est égale à la moitié de l'excès du second arc 6'' sur le pre-

mierÔ', c'est-à-dire . On aura une idée de l'ordre que Delambre

mit dans ses observations, par le tableau suivant.

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