‹ Traité de géodésie; ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques, applicables à la mesure de la terre, et à la construction du canevas des cartes topographiques;Chapitre 17 sur 194 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

tion autour du Soleil. Nous expliquerons plus loin le système plané-' taire.

Quant aux étoiles fixes , dont le nombre est immense , on en a formé di£rérents groupes , afin de les mieux reconnaître. Chaque groupe se nomme constellation,

3. Les étoiles dispersées dans Tespace, et supposées toutes aut confins de la s{^ère céleste , décrivent donc chaque jour des cercles d'autant plus petits qu'elles sont plus près des pôles du monde. Le plus grand de ces cercles est évidemment celui dont tous les points sont également distants des deux pôles : on le nomme équateur. Quant aux cercles parallèles à celui-ci , on les désigne simplement sous le nom de parallèles. Les pôles du monde sont les pôles même de Téquateur et de tous les parallèles.

L'équateur partage la surface de la sphère en deux parties égales ; r une forme l'hémisphère septentrional, l'autre l'hémisphère méridional .

Des deux points où l'équateur coupe l'horizon , l'un se nomme orient ^ c'est celui où se lève une étoile qui décrit le premier cercle ; l'autre se nomme occident, c'est le point où la même étoile se couche.

Le méridien du lieu de l'observateur coupe aussi l'horizon en deux points; l'un s'appelle sud, parce qu'il est du côté où se trouve le Soleil à midi par rapport à nous; l'autre 9 qui lui est opposé, se nomme nord: ces quatre points se désignent sous le nom commun de points cardinaux. Lorsqu'un astre, qui se lève et se couche, est dans le méridien de l'observateur, il est à son point culminant, ou à sa plus grande hauteur au-dessus de l'horizon : ce point se nomme aussi médiation.

4. A l'aide d'un grand quart de cercle à lunette , placé solidement dans le plan du méridien , et d'une excellente pendule, on s'assure de l'existence des étoiles réellement fixes, et de l'uniformité du mouve* ment périodique du ciel. £n effet, si chaque fois qu'une étoile passe à la même partie du méridien , l'on mesure sa hauteur angulaire audessus de l'horizon , et si cette hauteur est toujours constante , on doit en conclure que l'étoile est fixe. En comptant dans ce cas, l'heure, la minute et la seconde marquées par la pendule à l'instatit de chaque

passage au méridien 9 l'on s'apercevra que l'intervalle de temps entre deux passages consécutifs ne varie jamais; et en répétant cette observation sur toute autre étoile fixe, on verra que le nombre d'heures , de minutes et de secondes écoulées depuis son passage au méridien jus^ qu'à son retour au même point, n'a nullement changé. Mais il n'est pas. nécessaire que la lunette soit précisément dans le plan du méridien ; elle peut être placée dans un plan vertical quelconque; l'intervalle de temps entre deux passages au fil de la lunette sera toujours le même. Ainsi y il est constant que le mouvement de la sphère céleste ou du premier mobile est uniforme, et que les étoiles fixes décrivent journellement des cercles de la sphère dont les plans sont perpendiculaires à l'axe du monde.

Tous les astronomes partagent en a4 heures le temps qui s'écoule entre deux passages consécutifs d'une étoile à la même partie du mé. ridien: cette durée se nomme, pour cette raison, jour sidéral; et la a4® partie de ce temps s'appelle heure sidérale. L'heure se divise en 60 minutes, la minute en 60 secondes, et ainsi de suite.

Il résulte de ce qui vient d'être dit, que tous les jours sidéraux sont égaux , et que pour reconnaître si une pendule suit le temps sidéral , il faut qu'en lui faisant marquer une certaine heure à l'instant où une étoile passe au méridien, elle indique précisément la même heure lorsque cette étoile y revient plusieurs jours de suite.

Quelle que soit l'inclinaison de l'axe du monde sur l'horizon, la durée de la présence d^une étoile qui décrit l'équateur, est la même au-dessus de l'horizon qu'au-dessous; mais une étoile qui décrit un parallèle , est visible d'autant plus long-temps que ce parallèle est plus près du pôle élevé , et que l'angle que l'axe du monde fait avec l'horizon difiere moins de l'angle droit. Ainsi près du pôle élevé, les étoiles ne se lèvent ni ne se couchent jamais : c'est ce qui a lieu aussi pour celles qui étant plus éloignées du pôle , décrivent des parallèles dont le plan n'est point coupé par l'horizon; telles sont pour nous les étoiles de hi grande Ourse ^ la Polaire, etc. Dans ce cas, l'on voit les étoiles passer deux fois au méridien pendant un jour sidéral ; par exemple, la première fois au méridien supérieur, c'est-à-dire du côté du zénith, et la seconde fois au méridien inférieur, c'est-à-dire entre le pôle et l'horizon. Ces étoiles se nomment, pour cette raison, circompolaires , et

VtM ^ wmmmmfgm

Page 1