‹ Traité de géodésie; ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques, applicables à la mesure de la terre, et à la construction du canevas des cartes topographiques;Chapitre 39 sur 194 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Terre et l'astre ; c'est là le phénomène observé. Dans le ca^ actuel , la position apparente d'un astre n'est autre que sa position vraie affectée de l'aberration , comme la position vraie n'est autre que la position moyenne corrigée de la nutation. Toutefois il ne faut pas confondre la position apparente produite par la parallaxe ( art. 23) avec la position apparente résultant de l'aberration , ni avec celle à laquelle la réfraction donne lieu.

59. Indépendamment de ces mouvements généraux, l'on a reconnu dans quelques-unes des étoiles les plus brillantes des mouvements particuliers très lents , mais que la suite des temps et de bonnes observations rendront plus sensibles. On est porté à croire, par analogie, que toutes les étoiles ont des mouvements semblables qui se dévoileront dans les siècles futurs; que le Soleil lui-même se meut dans l'espace en entraînant tout notre système planétaire. Pour se rendre raison de la manière dont les astronomes s'assurent de l'existence de ces mouvements propres, il suffit de savoir que quand ils ont observé la position apparente d'une étoile, par exemple son ascension droite et sa déclinaison apparentes, ils la dépouillent de l'aberration et de la nutation dont elle se trouve affectée, afin de connaître l'ascension droite et la déclinaison moyennes de cette étoile pour la même époque. Or, une observation et une réduction semblables étant faites pour une autre époque éloignée de la première, de 5o ans par exemple, ils connaissent de même pour cette seconde époque l'ascension droite moyenne et la déclinaison moyenne de l'étoile. Alors si en calculant la position moyenne de l'astre, à l'aide de la précession moyenne bien connue, les deux résultats ne sont pas identiques , leur différence, en la supposant assez sensible pour ne pas être uniquement attribuée aux erreurs d'observation, est le mouvement propre de l'étoile. Ce mouvement, tant en ascension droite qu'en déclinaison , et dont la loi est absolument inconnue, étant divisé par 5o, exprime par approximation le mouvement propre annuel. Ordinairement on le confond avec celui qui est dû à la précession; ainsi dans les catalogues d'étoiles, comme dans celui que renferme la Connaissance des Temps ^ le mouvement annuel , soit en ascension droite , soit en déclinaison , se compose de la

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précession et du mouvement propre s'il y a lieu. On juge par là comment, en Astronomie, les observations sont rendues comparables entre elles y lorsqu'elles sont relatives à des époques différentes; c'est ce que l'on verra par la suite.

Les horloges ou pendules astronomiques réglées exactement sur le temps sidéral , marquent les ascensions droites apparentes des étoiles , à l'instant de leur culmination ou de leur passage au méridien supérieur (art. II).

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