DES COUCHES
Erzlager des Allemands.
§ 395. On se rappellera qu’on donne le nom de couche à une masse minérale étendue en longueur et largeur, mais d’une petite épaisseur relativement aux deux autres dimensions , et qui , sous cette forme plate, fait une des assises d’un terrain. Il ne sera question ici que des couches métallifères comprises entre des couches pierreuses: M. de Bonnard les désigne sous le nom de bancs.
Dans cet état des choses , et par suite de la contemporanéité de formation , les couches sont parallèles aux assises du terrain qui les renferme ; elles ont toutes même direction , même inclinaison et mêmes inflexions. C’est en cela qu’elles dif-
Caractère
essentiel.
GITES DE MINERAIS.
Différence avec les fiions.
fèrent essentiellement des filons, lesquels coupent la stratification , au lieu de lui être parallèles.
g 396. Les couches métallifères ont été autrefois, et sont encore souvent confondues avec les filons, dont elles diffèrent, non-seulement par le caractère essentiellement distinctif que nous venons d’assigner, mais encore par diverses circonstances, au nombre desquelles nous citerons les suivantes : i° elles ne sont pas , comme un trèsgrand nombre de filons , divisées, dans le sens de l’épaisseur , en deux moitiés symétriquement composées de diverses substances ; 20 leur masse est en général homogène , et ne présente pas cette variété de minéraux différents qu’on voit dans la plupart des filons , et qui fournit à Werner un caractère empirique pour reconnaître à laquelle de ces sortes de gîtes appartient une masse donnée ; 3° celle des couches est habituellement compacte , et n’offre pas aussi fréquemment ces fentes ouvertes, ces druses quiserencontrentpresqu’à chaque pas dans les filons, et quisont tapissées de cristallissftipns; 4° rarement les couches sont-elles accompagnées de lisières d’argile ou de limon.
L’allure des couches est en général plus régulière que celle des filons , c’est-à-dire qu’elles présentent moins de variations en direction , inclinaison et puissance, ainsi que moins de ramifications et de dérangements.
Leur iuclinaisQn est en général moins consi-